Saint-Léons

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Saint-Léons
Le château.
Le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Vézins-de-Lévézou
Intercommunalité Communauté de communes de Lévézou Pareloup
Maire
Mandat
Hubert Seiter
2011-2014
Code postal 12780
Code commune 12238
Démographie
Gentilé Saint-Léonsais(e)
Population
municipale
364 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 12′ 59″ N 2° 59′ 12″ E / 44.2163888889, 2.98666666667 ()44° 12′ 59″ Nord 2° 59′ 12″ Est / 44.2163888889, 2.98666666667 ()  
Altitude Min. 506 m – Max. 981 m
Superficie 32,89 km2
Localisation

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Saint-Léons est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vézins-de-Lévézou Rose des vents
Saint-Laurent-de-Lévézou N Verrières
O    Saint-Léons    E
S
Saint-Beauzély

Site[modifier | modifier le code]

Le village se situe à la limite du Causse Rouge et du Lévézou, dans la vallée de la Muse à l'est du département de l'Aveyron. Le territoire seigneurial était également situé sur un axe majeur de circulation, venant du Languedoc maritime (Montpellier, Beziers), passant par le Larzac et franchissant le Tarn à Millau, avant de filer vers le nord et l'ouest. À 20 kilomètres au Nord-Ouest de Millau, Saint-Léons a toujours été dans la dépendance de cette petite ville, quant à ses activités économiques et commerciales. La fonction de "grande banlieue résidentielle" tend à se développer.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Léons s'étend au contact d'un plateau calcaire, le Causse Rouge, et d'un massif ancien, le Lévézou. Il est traversé du nord au sud par le cours de la Muse, affluent du Tarn, qui creuse un sillon profond dans le relief calcaire. Le village s'est installé dans une "conque" qui borde la Muse, où plusieurs sources intarissables ont permis l'établissement d'un village important.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine dans la commune est attestée par des artefacts néolithiques dès le Rodézien (de - 3300 à - 2400 ans avant notre ère), grâce aux fouilles faites au XIXe siècle par Émile Cartailhac.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Léons est attesté depuis le IXe siècle. Il portait alors le nom de Noviliacum. Au Xe siècle le lieu est donné au monastère de Vabres, puis au XIe siècle il passe dans la dépendance de l'abbaye Saint-Victor de Marseille. Le prieur du monastère bénédictin "Saint-Pierre-et-Saint-Léonce" est à la tête d'un territoire qui couvre les actuelles communes de Saint-Léons et Saint-Laurent-de-Lévézou. Jusqu'à la Révolution Française, le seigneur féodal est donc le prieur du monastère. Douze moines composaient la communauté bénédictine. Parmi eux, le camérier, le sacristain et le pitancier avaient des tâches particulières et jouissaient de revenus supplémentaires. Au cours du Moyen Âge, le nom de "Saint-Pierre-de-Noviliacum" disparaît au profit de celui de Saint-Léonce / Saint-Léons.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La période de prospérité du Rouergue (mi XVe siècle - mi XVIe siècle) est attestée par la présence de beaux bâtiments tels que le château des prieurs, dit "de Saint-Martin" (mi XVe siècle), et les maisons à tourelle d'escalier hors d'œuvre et fenêtres à meneaux. À cette époque, le prieur devient commendataire : il ne réside plus à Saint-Léons, et les moines choisissent l'un d'entre eux comme prieur claustral. Les guerres de religion touchent particulièrement Saint-Léons, où le prieur laïque passe au protestantisme et transforme le monastère en place forte. En 1580, les catholiques assiègent Saint-Léons, canonnent et incendient le village, son château et son monastère. Les vestiges actuels du monastère correspondent à peu près à l'état d'après 1580.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1739, le conseil du Roi décide de séculariser Saint-Victor-de-Marseille et ses prieurés. La communauté religieuse de Saint-Léons devient un chapitre de chanoines, et le prieur est dorénavant nommé directement par le roi. Les chanoines désertent peu à peu le village. En 1789, un seul d'entre eux réside à Saint-Léons, et la vente des biens eccésiastiques comme biens nationaux ne semble pas avoir soulevé de contestations majeures ; d'autant que les notables locaux en sont les principaux bénéficiaires. L'ancienne seigneurie devient chef-lieu de mairie et commune. C'est en 1869 que les habitants de Saint-Laurent-de-Lévézou obtiennent la création d'une commune propre. Saint-Léons a connu son apogée démographique au XIXe siècle et a ensuite été touché par l'exode rural. Les grandes foires au bétail ont décliné et disparu, les commerces ont fermé et les résidences secondaires se sont multipliées. Un nouvel élan pour le village est lié à la construction et l'ouverture de Micropolis, et à la proximité de la sortie de l'A 75.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Rodier    
mars 2008 avril 2011[1] Olivier Monteillet    
mai 2011 en cours Hubert Seiter    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 364 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 411 1 390 1 952 2 042 1 269 1 244 1 287 1 378 1 364
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 255 1 942 1 181 721 733 708 692 637 567
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
534 503 501 413 400 387 401 387 364
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
298 291 306 308 288 301 335 337 363
2011 - - - - - - - -
364 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'ouverture de Micropolis "cité des insectes" a eu pour ambition de développer le tourisme comme nouvelle activité économique, en complément de l'agriculture. La proximité d'une sortie de l'autoroute française A75 ouverte récemment contribue à modifier la place de cette commune dans l'espace sud-aveyronnais.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dolmen de la Baldare.
  • Vestiges du monastère attesté depuis le Xe siècle, réaménagé au cours des siècles, partiellement détruit pendant les guerres de religion (siège de 1580) ; il reste une aile du bâtiment des moines (bel appareillage, traces d'ouvertures, blasons des prieurs, surhaussement du XIVe siècle, échauguette liée à la fortification du XVIe s), la maison du moine sacristain (face à l'église paroissiale), des vestiges du cloître avec un enfeu dit "tombeau de Saint Léonce" (murs romans, réaménagement gothique), bâtiment appelé "le Fort Bas". De l'église prieurale, il ne reste que des bases et quelques éléments du mur sud de l'abside.
  • Château du XVe siècle (daté de 1445 - 1455), édifié pour les seigneurs-prieurs de Saint-Léons
  • Église remaniée et partiellement reconstruite à la fin du XIXe siècle, sur les bases d'une église médiévale
  • Nombreuses croix
  • Dolmens autour du village, sur le territoire de la commune (La Glène, Baldare  Inscrit MH (1994)[4], Combuéjouls)
  • Cadran Solaire
  • Halle aux grains et mesures à grains (sestayral en occitan, ou pierre foirale autrefois)
  • Maison natale et Musée Jean-Henri Fabre
  • Sarcophages
  • Sentier Botanique
  • Micropolis, la cité des insectes
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La célébrité de Saint-Léons est liée à la maison natale de Jean-Henri Fabre, né le 21 décembre 1823 à Saint-Léons, mort le 11 octobre 1915 à Sérignan-du-Comtat (Vaucluse). Homme de sciences, humaniste, naturaliste, entomologiste, écrivain et poète français, lauréat de l'Académie française et d'un important nombre de prix.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Léons a été étudiée principalement par Albert Carrière, dans sa Monographie de Saint-Léons[5]. Des renseignements complémentaires ont été apportés, entre autres, par le numéro de Sauvegarde du Rouergue[6] consacré au village.

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Vesinh : Sant-Liòns, Segur, Sent-Laurens / Christian-Pierre Bedel et les habitants del canton de Vesinh, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1992, ill., couv. ill. ; 28 cm, 230 p. (ISBN 2-907279-08-4, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF35529725s)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hugues Cayrade, Olivier Monteillet démissionne, Midi libre du 20 avril 2011 Le Midi Libre du 20/04/2011
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. « Notice no PA00132664 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Albert Carrière, Monographie de Saint Léons, Mémoires de la Société des Lettres, Sciences et Arts de l'Aveyron, Rodez 1940
  6. Sauvergarde du Rouergue, n°63, Rodez, 1999