Recoules-Prévinquières

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Recoules-Prévinquières
Château de Recoules
Château de Recoules
Blason de Recoules-Prévinquières
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Sévérac-le-Château
Intercommunalité Communauté de communes de Sévérac-le-Château
Maire
Mandat
Raymond Guitard
2014-2020
Code postal 12150
Code commune 12196
Démographie
Gentilé Recouquiérois(e)
Population
municipale
477 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 20′ 30″ N 2° 58′ 11″ E / 44.3416666667, 2.96972222222 ()44° 20′ 30″ Nord 2° 58′ 11″ Est / 44.3416666667, 2.96972222222 ()  
Altitude Min. 609 m – Max. 1 040 m
Superficie 25,2 km2
Localisation

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Recoules-Prévinquières

Recoules-Prévinquières est une commune française située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gaillac-d'Aveyron Buzeins Rose des vents
N Lapanouse
O    Recoules-Prévinquières    E
S
Vézins-de-Lévézou Lavernhe

Site[modifier | modifier le code]

Le village de Recoules-Prévinquières est situé sur la route nationale 88 entre Rodez et Sévérac-le-Château, au carrefour des routes de Vézins-de-Lévézou, conduisant aux lacs du Lévézou, et de Buzeins, direction de Saint-Geniez-d'Olt et de l'Aubrac.

La commune est un véritable nid de verdure sur la haute vallée de l'Aveyron et de l'Olip. L'altitude moyenne est de 625 m au bourg, le point le plus élevé culmine à 1 017 m sur le plateau du Lévézou. De cet endroit le regard embrasse toute la vallée, avec les nombreux villages et hameaux qui s'y blottissent, de Sévérac jusqu'aux environs de Laissac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Recoules-Prévinquières

Les armes de la commune de Recoules-Prévinquières se blasonnent ainsi :
Écartelé : aux 1er et 4e de gueules au bourdon de pèlerin d’or posé en barre et accompagné de deux coquilles du même, aux 2e et 3e d’or au lion de gueules ; sur le tout d’azur à quatre rocs d’échecs d’or.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence de nombreux dolmens aux environs de Recoules (St Amans de Varès, Rouquiès, Buzeins, Buzareingues, Cornuéjuols) prouve que la région était habitée par des communautés pastorales vers 1500 avant J.C.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les romains s’établirent dans la région : on retrouve nombre de tegulae et vestiges d’habitations. Des fouilles archéologiques ont été entreprises sur de nombreux sites : Plateau de Courry, la Fageolle près du Vialaret au Méjanel, Pic de Buzeins (poteries divers, fragments d’amphores, monnaies, statuettes).

Recoules[modifier | modifier le code]

Dès 1216, des documents prouvent la venue des De Garceval à Recoules, par suite d’une alliance avec les seigneurs de Prévinquières. Pendant près de cinq siècles, le château et ses dépendances ont été la possession ininterrompue de cette famille. La place du Couderc était au Moyen Âge le cœur du village. En 1344, Aymeric de Garceval passe un accord avec les habitants au sujet de ce Couderc : il leur interdit d’y entasser bois et fumier, ainsi que d’en extraire la pierre. Dans les actes anciens figure souvent le nom des Bompards, riches bourgeois de Recoules, notaires de père en fils, dont la maison, véritable petit manoir, avec tour et colombier existe encore à Recoules, non loin du vieux porche. En 1558, la peste fit son apparition au Cayrol, dépendance directe de Recoules. Pour se préserver de la contagion, d’un commun accord, le seigneur et les habitants de Recoules décident de faire abattre le Pont du Cayrol pour empêcher le passage des habitants de ce hameau. En 1794, les habitants de Recoules réunis sur la place publique, brûlèrent tous les actes féodaux.

Prévinquières[modifier | modifier le code]

Il appartenait à la famille de ce nom. Bernard de Prévinquières partir en croisade et mourut en Terre Sainte, en 1095. Le bourg était entouré de murailles et de fossés. L’enceinte était percée de plusieurs portes : Paimbelle, porte de Tourres, portail conduisant à la Font Bordelèze, porte Del Four. Prévinquières avait alors deux églises : la chapelle Sainte-Marie et l’église Saint-Jean.

Méjanel[modifier | modifier le code]

Les maisons du village se pressent autour du château bâti au cours du XVIe siècle. Construit en pierre de calcaire du pays, il est flanqué au midi de deux tours rondes et à l’angle nord-est d’une petite tourelle en cul de lampe. La façade est ornée de croisées à meneaux et la porte d’entrée entourée de moulures. Les mines de charbon du Méjanel employaient autrefois une vingtaine d’ouvriers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
An III 1846 Viala    
1846 1848 Dufour    
1848 1863 comte de Ricard    
1863 1870 Jean-François Mas    
1870 1876 Prosper Marcorelle    
1878 1896 Jean-François Mas    
1896 1900 Baptiste Julien    
1900 1912 Casimir Lescure    
1912 1941 Émile Marcorelle    
1941 1944 délégation de trois membres nommés par le gouvernement de Vichy    
1944 1945 Émile Marcorelle    
1945 1953 Adrien Pelat    
1953 1968 Paul Lescure    
1968 1977 Gabriel Lescure    
1977 2008 Pierre Vermande    
2008 en cours Raymond Guitard    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 477 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
823 1 002 1 036 1 051 1 112 1 042 1 137 1 105 1 120
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 066 1 076 1 089 1 061 1 248 1 067 1 025 952 886
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
865 932 870 854 730 703 699 746 663
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
582 510 503 418 444 428 460 464 477
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Recoules[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Recoules.

 Inscrit MH (2001)[3]

Château du Méjanel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château du Méjanel.

 Inscrit MH (1991)[4]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Victorin Mas (1830-1898), docteur en médecine, député de l'Aveyron de 1876 à 1885. Décédé le 22 mars 1898 à Recoules-Prévinquiéres, à l'âge de 68 ans[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Bernard Seillier), Severac : Busens, La Panosa, Recolas-Previnquièras, La Vèrnha / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Severac, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1996, ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-29-7, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36693000)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]