Saint-Beauzély

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Saint-Beauzély
Vue du village.
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Blason de Saint-Beauzély
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Saint-Beauzély
Intercommunalité Communauté de communes du Tarn et de la Muse
Maire
Mandat
Benjamin Boissière
2014-2020
Code postal 12620
Code commune 12213
Démographie
Gentilé Saint-Beauzélien(ne)
Population
municipale
541 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 57″ N 2° 57′ 31″ E / 44.1658, 2.958644° 09′ 57″ Nord 2° 57′ 31″ Est / 44.1658, 2.9586  
Altitude Min. 549 m – Max. 1 062 m
Superficie 30,69 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-beauzely.fr

Saint-Beauzély (Sent Bausèli en occitan) est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Midi-Pyrénées.

Son territoire constitue une partie du Parc naturel régional des Grands Causses ; il se développe sur le versant sud des Monts du Lévézou, sur la rive droite de La Muse et sur le causse Rouge sur la rive opposée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Curan Saint-Laurent-de-Lévézou Saint-Léons Rose des vents
N Verrières
O    Saint-Beauzély    E
S
Castelnau-Pégayrols Millau

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se situe au sud du Massif central. Il est traversé par la vallée de la Muse, un petit affluent du Tarn, selon un axe nord-sud. La Muse a creusé son lit dans un plateau calcaire, appelé Causse Rouge, sur lequel s'étend une partie de la commune. Vers l'ouest, le causse s'appuie sur les contreforts du massif ancien du Lévézou, qui caractérise l'autre partie de la commune.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Alaret, hameau situé sur les flancs de la montagne du Lévézou.
  • Azinières est un hameau important de la commune situé sur un flanc de colline du causse Rouge.

L'église Saint-Roch fut bâtie au XVIIIe siècle en remplacement de l'église de Salsac. Ancienne tour dont l'origine et son utilisation nous sont inconnues.

  • Barruques, hameau important situé sur un flanc du causse, en aplomb de la Muse, près des anciennes carrières de pierre.
  • La Bastisou, maison située à l'extrémité de la commune, à quelques mètres du village de Mauriac dans la commune de Saint-Laurent-du-Lévézou. Avant la Révolution, La Bastisou était dans la paroisse d'Estalane. Elle appartenait à une famille de riches paysans, les Suquet, qui transmettaient systématiquement le prénom Géraud au fils aîné.
  • La Baume, ancien domaine.
  • La Baumette, ancien domaine devenu centre aéré pour les enfants de la ville de Millau.
  • Boulsayret, ancien domaine ou métairie, appartenant à la famille Salgues, puis Fabre, puis De Bonnefous (XVIIIe siècle). À la Révolution française, le fermier du domaine, Gaven, en devient propriétaire [1].
  • Le Colombier, maison ancienne à la sortie du chef-lieu en direction de Bouloc.
  • Comberoumal, ancien prieuré de moines grandmontains (ordre religieux fondé par Étienne de Muret en 1076), magnifiquement conservé et restauré.
  • La Devèze, ancien domaine ou métairie, appartenant à la famille de Courtines (XVIIe siècle - 1735), puis Poujade notaire de Saint-Beauzély [1].
  • Les Gardies, hameau proche du chef-lieu. Sa partie ancienne suivait un plan en T, dont la barre supérieure était le long du chemin de Saint-Laurent. La famille Alric, dynastie de notaires, y avait sa maison. La barre "verticale" est un curieux alignement de petites maisons à "balat" (escalier et terrasse en façade) dans une rue en impasse.
  • Gaverlac, hameau qui sous l'ancien régime était dans la communauté et seigneurie de Saint-Beauzély et dans la paroisse de Saint-Laurent.
  • La Lande, ancien domaine de la riche famille Combettes, devenue pépinière d'officiers de l'administration d'Ancien Régime.
  • Muzettes (Musettes), hameau proche du chef-lieu, composé de très belles maisons en pierres de taille, dont certaines sont directement bâties sur le roc.
  • Le Pont de Saint-Beauzély, hameau situé en dessous du chef-lieu, autour du pont en pierre qui franchit la Muse à l'emplacement du passage de l'ancienne voie romaine, restée route principale jusqu'en 1840, quand une autre route et un autre pont furent construits pour éviter les fortes pentes du trajet précédent. Le premier pont aurait construit avec l'argent de la dot d'Alix de Lévézou, mariée en 1228 avec Bernard d'Arpajon. Les armes d'Arpajon sont encore visibles sur le tablier du pont. Ce hameau est composé de deux parties où l'on trouve de très belles maisons anciennes. Sur la rive droite, à l'aplomb du ruisseau, un groupe de maisons formant un carré autour d'une cour, comme un ancien domaine éclaté entre héritiers. Sur la rive gauche, les maisons s'alignent le long du ruisseau, avec en amont les vestiges de l'ancien moulin haut, propriété de la famille Olier, du XVIIe au XIXe siècle.
  • Roquecanude, ancien domaine, carrière.
  • Salsac, lieu où se trouvait une église paroissiale Saint-Jacques, édifice d'origine gallo-romaine, transformé en église préromane au XIe siècle, puis remanié en style roman au XIIe siècle[2]. Le service paroissial fut transféré en 1732 à Azinières où se trouvaient les deux tiers des paroissiens. L'ancienne église sert aujourd'hui de garage et menace ruine. Le domaine agricole dépendait du prieuré de Comberoumal.
  • La Tacherie, ancien domaine de la communauté et seigneurie de Saint-Léons, et de la paroisse de Salsac. Propriété de la famille Génies (XVIIe-XVIIIe siècle)[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Beauzély vient de saint Baudile patron de la paroisse, fêté le 20 mai. Temporairement, au cours de la période révolutionnaire, du 7 germinal an II au 26 brumaire an III, Saint-Bauzéli-de-Lévésou adopta le nom de Libre-Muse. Symboliquement, l'arbre de la liberté fut planté à l'extérieur des remparts. Cet arbre remarquable au centre de la place portant son nom, la place du marronnier garde le témoignage de cette période mouvementée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Saint-Beauzély

Les armes de la commune de Saint-Beauzély se blasonnent ainsi :
D'argent au chevron de sable, soutenu d'une tour donjonnée de trois pièces du même ; au chef de gueules chargé d'une harpe d'or accostée de deux cordelières du champ.

Résumé historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Saint-Beauzély.

Occupé très anciennement, ce territoire était traversé par une voie romaine (au sujet du Grand chemin et ses variantes[3]. Ce n’est toutefois qu’au Moyen Âge que fut bâti et loti le bourg fortifié. Devenu chef-lieu de seigneurie et de paroisse, riche de la production agricole environnante, de sa spécialisation dans l’extraction et le travail de la pierre et comme village-étape sur un axe important, il fut prospère du Moyen Âge au XIXe siècle. Il obtint le statut de chef-lieu de canton en 1790, ce qui confirma son rôle administratif. Mais la construction, dès la fin du XVIIIe siècle, d’un axe routier majeur détournant la circulation de la commune (la « route des intendants », actuelle D 911) et la marginalisation progressive des productions économiques locales contribuèrent à la perte de vitalité et de population de la commune et de son chef-lieu, au XIXe et au XXe siècles. Cependant, depuis quelques décennies, Saint-Beauzély se développe de nouveau, comme « banlieue » résidentielle de Millau, dans le cadre de la rurbanisation, avec l’installation de jeunes couples qui permettent aux services publics ruraux et à quelques commerces de se maintenir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Christian Marchand    
2014 en cours Benjamin Boissière    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 541 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
705 823 2 080 1 958 1 911 897 919 928 927
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
941 949 979 987 907 934 925 864 856
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
785 789 779 666 643 661 593 554 483
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
494 439 408 422 487 525 514 512 541
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Paul Querbes, Saint-Beauzély en Rouergue, Rodez, Subervie,‎ 1972, ill. ; 24 cm, 98 p. (notice BnF no FRBNF35319388)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Yves Bou, Histoire de la commune de Saint-Beauzély, s.l., Cercle Généalogique de l'Aveyron,‎ 16 janvier 2013 (Histoire de la commune de Saint-Beauzély (C.G.A.) lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Armand Vernhettes), Sent-Bausèli : Castelnòu, Mont Jòus, Verrièiras, Lo Vialar / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sent-Bausèli, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1997, ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-34-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36988822)
  • Marcel Ginesty, La Muse et le marronnier, Rodez, Subervie,‎ 1982, 19 cm, 95 p. (notice BnF no FRBNF34756962)
  • Dieudonné Rey (ill. Jean Victor), Le prieuré de Comberoumal en Lévézou : Fac-sim. de l'éd. de Rodez : P. Carrère, 1925, Nîmes, C. Lacour,‎ 1998, ill., couv. ill. ; 21 cm, 88 p. (ISBN 2-84406-384-5, notice BnF no FRBNF37035940)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bou Jean-Yves, La Tacherie, La Devèze et Boulsairet, dans Bulletin du Cercle Généalogique du Rouergue, no 52, avril 2005, p. 17-25.
  2. Pauline de La Malène, Parcours romans en Rouergue : 41 parcours sud-ouest, sud-est, t. 2, Rodez, Éd. du Rouergue,‎ 2009, ill. en coul., cartes, couv. ill. en coul. ; 24 cm, 495 p. (ISBN 978-2-8126-0035-7, notice BnF no FRBNF42116450), p. 279
  3. Vaissière Marc, Pays et paysans du Rouergue, seigneuries et tenanciers de la terre sous l’Ancien Régime, éditions del Monsénher, 2008, p. 74
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Notice no PA12000013 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00135445 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00094139 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA00094259 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Alain Peyrefitte : biographie de Jean-Claude Michaud éditions de Fallois -Fayard ISBN 221361170x