Saint-Jean-du-Bruel

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Saint-Jean-du-Bruel
Pont roman sur la Dourbie (13°s.)
Pont roman sur la Dourbie (13°s.)
Blason de Saint-Jean-du-Bruel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Arrondissement de Millau
Canton Canton de Nant
Intercommunalité Communauté de communes Larzac-Templier Causses et Vallées
Maire
Mandat
Henri Regord
2014-2020
Code postal 12230
Code commune 12231
Démographie
Gentilé Saint-Jeantais
Population
municipale
668 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 25″ N 3° 21′ 41″ E / 44.0236, 3.361444° 01′ 25″ Nord 3° 21′ 41″ Est / 44.0236, 3.3614  
Altitude Min. 492 m – Max. 1 339 m
Superficie 37,23 km2
Localisation

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Saint-Jean-du-Bruel, autrefois[Quand ?] Saint-Jean-de-Roquefeuil, est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, en région Midi-Pyrénées. Elle fait partie de l'ancienne province du Rouergue où l'on parle également le dialecte rouergat, variante du languedocien.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Causse-Bégon Trèves Rose des vents
Nant N Dourbies
O    Saint-Jean-du-Bruel    E
S
Sauclières Alzon

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de cette commune matérialise une fraction sud du Massif central à cheval sur les Causses et Vallées et les Cévennes aveyronnaises. Il est traversé par la rivière Dourbie au bord de laquelle se trouve le bourg chef-lieu de commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude minimum est de 492 mètres et maximum de 1 339 mètres pour une superficie de 3 723 hectares.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Dourbie sous le Pont-Neuf.

La Dourbie traverse la commune d'est en ouest.

Plusieurs affluents et sous-affluents prennent leur source sur la commune. Les principaux sont, de l'amont vers l'aval :

  • le ruisseau des Crozes (rg)
    • le Valat grand
    • le ruisseau des Cabrières
  • le ruisseau du Viala (rg)
  • le ruisseau du Bruel (rg)
  • le ruisseau de Lavaur (rg)
  • le ruisseau de Saint-Gleys (rd)
    • le ruisseau des Valettes

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte les noms de Pont-Libre et Sentinelle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Deux époques essentielles ont marqué Saint-Jean-du-Bruel :

  • la première est d'être le berceau de la famille de Roquefeuil qui tint un rôle important dans l'histoire de la province ;
  • la seconde tient au rôle, pris par Saint-Jean-du-Bruel au cœur des guerres de religions.

Le bourg chef-lieu de cette commune, autrefois protestant, a subi durement les guerres de religion. Le temple Protestant a perduré à cette époque[Quand ?]. La population fut convertie au Catholicisme suite à la révocation de l'édit de Nantes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   René Quatrefages UMP Conseiller général
  mars 2008 Christian Thiers   Maire
mars 2008 en cours Henri Regord   Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Préservation sociale et environnementale[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Jean-du-Bruel constitue une partie du parc naturel régional des grands causses.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 668 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 017 2 524 2 484 2 434 2 909 3 175 3 218 3 127 3 002
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 029 3 041 3 072 2 519 2 465 2 583 2 540 2 554 2 229
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 922 1 833 1 691 1 419 1 380 1 248 1 219 1 011 1 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
916 833 827 843 820 642 684 690 668
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

 Faisselles anciennes de terre cuite fabriquées à Saint Jean du bruel pour fromages brebis : pérail de ferme et roquefort.
Moules de terre cuite anciens fabriqués à Saint-Jean-Du-Bruel, pour les fromages de lait cru de brebis: pérail fermier et roquefort.

L'économie de la commune est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages de roquefort, pérail, tome et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement. Une diversification existe tournée vers le maraîchage, l'apiculture et la production de bois de chauffe et le tourisme rural. Des agriculteurs de la commune et des communes voisines vendent leurs productions agricoles transformées ou pas au marché du bourg les jeudis et dimanches matin de la saison estivale.

Des artisans et prestataires de services (métiers du bâtiment, boulanger, conserverie…) existent, ainsi que des commerces présents dans le bourg. Les loisirs influent également sur l'économie communale : locations saisonnières de meublés, camping, randonnée pédestre, vélo tout terrain, découverte nature, pêche de parcours 1re catégorie, chasse à partir du quinze août.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste reconstruite en 1710.
  • Le Pont Vieux du XIIIe siècle.
  • Château de Roquefeuil, berceau de la famille de ce nom, dont il reste des ruines sur les hauteurs.
  • le pont neuf du XVIIIe siècle.
  • les halles.
  • Musée Noria, espace de l'eau.
  • Les chemins creux et drailles agricoles se prêtent à la randonnée pédestre.
  • L'étang du Viala et les eaux fraiches de la rivière Dourbie invitent à la baignade avec l'accord des riverains.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La Famille de Roquefeuil.
  • Julien Tardieu, ancien président du conseil municipal de la ville de Paris, originaire de la commune où il séjourna et conserva de nombreuses relations. Il y est enterré.
  • L'acteur Pierre Richard possède une résidence secondaire au sein du territoire de la commune.
  • Ludovic Chaker[3], homme politique, est natif de Saint-Jean.
  • René Quatrefages, historien français spécialiste de l’histoire de l’Espagne, né à Saint-Jean-du-Bruel, maire de la commune et conseiller général du canton de Nant.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-du-Bruel

-

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. René Quatrefages), Nant : La Cavalariá, La Cobertoirada, L'Espitalet, Sauclièiras, Sent-Joan-del-Bruèlh / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Nant, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1994, ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-20-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36685848)
  • Jean André, Saint-Guiral : résumé historique sur les traditions et coutumes attachées au rocher de St-Guiral, Saint-Jean-du-Bruel, Association d'histoire et de généalogie de Saint-Jean-du-Bruel,‎ 1992, ill., couv. ill. ; 21 cm + erratum, 32 p. (notice BnF no FRBNF35521670)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. Ludovic Chaker