Sylvanès

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Sylvanès
Église abbatiale.
Église abbatiale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Camarès
Intercommunalité Communauté de communes du Rougier de Camarès
Maire
Mandat
Michel Wolkowitsky
2014-2020
Code postal 12360
Code commune 12274
Démographie
Gentilé Sylvanésiens
Population
municipale
100 hab. (2011)
Densité 5,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 03″ N 2° 57′ 33″ E / 43.8341666667, 2.95916666667 ()43° 50′ 03″ Nord 2° 57′ 33″ Est / 43.8341666667, 2.95916666667 ()  
Altitude Min. 399 m – Max. 780 m
Superficie 16,96 km2
Localisation

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Sylvanès

Sylvanès ( Silvanés en occitan ) est une commune française du sud Aveyron dans la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gissac Saint-Félix-de-Sorgues Rose des vents
Camarès N Montagnol
O    Sylvanès    E
S
Peux-et-Couffouleux Fayet

Site[modifier | modifier le code]

Sylvanès est situé dans le sud du département de l'Aveyron à 432 mètres d'altitude dans les contreforts des Monts de Lacaune au bord du ruisseau des Prats.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1136, Pons de L'Héras, assassin et voleur converti, fonde l'abbaye de Sylvanès qui connut une grande prospérité jusqu'au XVIe siècle. À la Révolution, l'abbaye fut définitivement désertée par la communauté monastique restante. En 1800 et jusqu'au début des années 1930, la commune est regroupée avec celle de Montagnol. L'abbaye servit de bergerie jusqu'en 1977 où elle fut restaurée pour devenir un centre spirituel et culturel. En 1994, l'Église de l'Étimasis est reconstruite sur le territoire de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Émile Castan   Retraité
mars 2008 en cours Michel Wolkowitsky    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 100 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
439 385 404 415 407 420 407 429 429
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
445 503 405 382 377 407 409 408 406
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
329 310 288 273 215 205 159 144 109
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
117 108 117 98 95 100 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Abbaye de Sylvanès[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Sylvanès.

Logo monument historique Classé MH (1862)[3]

L'Abbaye de Sylvanès est une construction cistercienne bâtie à partir de 1136 par Pons de l'Héras, située non loin de Camarès et de Belmont-sur-Rance, dans l'ancien diocèse de Vabres. Après un siècle et demi de rayonnement, l'Abbaye sombre dans une longue période de décadence. Abandonnée à la Révolution, seule l'église et l'aile est du cloître furent sauvegardées. Classée monument historique en 1862, il faudra attendre 1975 et l'arrivée du père dominicain et compositeur André Gouzes, ainsi que de Michel Wolkowitsky, actuel directeur, pour voir l'Abbaye renaître de ses cendres.

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Église de l'Étimasis[modifier | modifier le code]

Église de l'Étimasis.

Située à 4,5 km de Sylvanès, cette église orthodoxe russe a été construite en bois en octobre 1994 à la demande du Père André Gouzes. Le bâtiment fut construit dans la forêt de Kirov, à 790 km au nord-est de Moscou, durant l'hiver 1993-94 puis démonté et acheminé par train, camions et tracteurs jusqu'à son lieu définitif pour être finalement remonté selon une ancienne technique russe qui ne nécessite ni clou ni cheville. La SNCF a pris en charge la moitié du coût du transport entre la Russie et la gare de Millau.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Source minérale ferrugineuse.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre culturel de l'Abbaye.

Aujourd'hui, l'Abbaye de Sylvanès est devenue un Centre de renommée internationale qui propose d'importantes rencontres culturelles, spirituelles et musicales.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (la) Pierre-Aloïs Verlaguet (Éditeur scientifique), Cartulaire de l'abbaye de Silvanès, Rodez, Commission des archives historiques du Rouergue, coll. « Archives historiques du Rouergue » (no 1),‎ 1910, fac-sim. ; in-8°, XCVI-638 p. (ISSN 1245-9747, lien notice BnF?)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Geneviève Durand, L'Abbaye de Sylvanès : guide du visiteur, Carcassonne, Centre d'archéologie médiévale du Languedoc, coll. « Abbayes médiévales du Languedoc : Aveyron »,‎ 1983, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 21 cm, 31 p. (ISSN 0758-8305, lien notice BnF?)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert Aussibal, André Gouzes et André Kumurdjian (Photographe), Sylvanès, Saint-Georges-de-Luzençon, Éd. du Beffroi, coll. « Tourisme et culture en Aveyron »,‎ 1989, ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 22 cm, 40 p. (ISBN 2-908123-05-3, ISSN 1242-5052, lien notice BnF?)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • André Gouzes et René Poujol (Collaborateur), Sylvanès : histoire d'une passion, Paris, Desclée de Brouwer, coll. « Le temps d'une vie »,‎ 1991, ill., couv. ill. en coul. ; 22 cm, 158 p. (ISBN 2-220-03194-2, ISSN 0763-5699, lien notice BnF?)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Paul Castaing, L'Église russe orthodoxe de Sylvanès, Aveyron : Église de l'Unité, l'Hétimasie du Trône, Camarès, les Éd. de l'Abbaye de Sylvanès,‎ 1997, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 58 p. (ISBN 2-910248-10-0, lien notice BnF?)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert Aussibal, L'Abbaye de Sylvanès : architecture et symbolisme, Camarès, Abbaye de Sylvanès, Association des amis de l'Abbaye de Sylvanès, coll. « Les cahiers de l'Abbaye de Sylvanès » (no 4),‎ 1990, ill., couv. ill. ; 24 cm, 176 p. (ISSN 1960-0186, lien notice BnF?)
  • Ginette Bourgeois et Alain Douzou, Une aventure spirituelle dans le Rouergue méridional au Moyen âge : ermites et cisterciens à Silvanès (1120-1477), Paris, les Éd. du Cerf, coll. « Histoire »,‎ 1999, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 255 p. (ISBN 2-204-06186-7, ISSN 0769-2633, lien notice BnF?)
  • Michel Wolkowitsky et René Poujol (préf. Frère André Gouzes), Sylvanès, l'aventure d'une vie : entretiens avec René Poujol, Paris, Desclée de Brouwer,‎ 2011, couv. ill. en coul. ; 21 cm, 252 p. (ISBN 978-2-220-06328-7, lien notice BnF?)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. M. le Conseiller général), Lo Pont : Arnac, Brusca, Faiet, Gissac, Melagas, Montanhòl, Pèus-e-Cofolèus, Silvanés, Tauriac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Camarés, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2000, ill., couv. ill. ; 28 cm, 320 p. (ISBN 2-907279-50-5, ISSN 1151-8375, lien notice BnF?)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]