Col Agnel

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Col Agnel
Image illustrative de l'article Col Agnel
Altitude 2 744[1] m
Massif Massif du Queyras
Coordonnées 44° 41′ 03″ N 6° 58′ 46″ E / 44.6842, 6.9794 ()44° 41′ 03″ Nord 6° 58′ 46″ Est / 44.6842, 6.9794 ()[1]
Pays Drapeau de la France France Drapeau de l'Italie Italie
Vallée Vallée du Guil
(nord-ouest)
Val Varaita
(sud-est)
Ascension depuis Château-Ville-Vieille Casteldelfino
Déclivité moy. 6,5 % 6,5 %
Déclivité max. 10 % 11 %
Kilométrage 21 km 22,4 km
Accès route D205T route SP251
Fermeture hivernale novembre à mai

Géolocalisation sur la carte : Piémont

(Voir situation sur carte : Piémont)
Col Agnel

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

(Voir situation sur carte : Hautes-Alpes)
Col Agnel

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Col Agnel

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col Agnel

Le col Agnel (en italien Colle dell'Agnello), à 2 744 mètres d'altitude, est le deuxième plus haut col routier des Alpes françaises, juste derrière le col de l'Iseran (2 770 m), et troisième des Alpes (après l'Iseran et le col du Stelvio (2 757 m). Ouvert entre le Pain de Sucre et la Punta dell'Alp, il relie la France (région du Queyras, dans les Hautes-Alpes) à l'Italie (région du mont Viso). Ce col est fermé pendant la saison hivernale.

Du côté de la vallée du Guil, en France, la route du col démarre à Ville-Vieille (commune de Château-Ville-Vieille), puis franchit Molines-en-Queyras. Au sommet, un beau point de vue est offert : à l'horizon, la Barre des Écrins, le mont Pelvoux et la Meije (tous ces sommets à plus ou moins 4 000 m) ; sur la frontière, vraiment tout proches, le Pain de Sucre (3 208 m), belvédère très fréquenté l'été par les randonneurs et le pic d'Asti (3 220 m), réservé aux alpinistes (sommets pointus à gauche sur la photo) ; du côté de l'Italie : le mont Viso (3 841 m) est assez proche (le sommet enneigé à droite sur la photo).

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Profil[modifier | modifier le code]

Le versant italien (est) du col est particulièrement difficile, avec une section finale de 10 km à 9,5 % de moyenne, entre 1 800 et 2 740 m d'altitude.

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Le Tour d'Italie l'a escaladé à trois reprises en 1994 (20e étape), 2000 (19e étape), et 2007 (12e étape).

Chianale, à 1 800 m d'altitude sur le versant sud-est, a aussi accueilli trois arrivées du Giro, en 1993, 1995 et 2003, sans toutefois franchir le col.

Tour de France[modifier | modifier le code]

Les coureurs du Tour de France ont passé pour la première fois ce col, classé hors catégorie, le 20 juillet 2008 lors de la 15e étape du Tour de France 2008 entre Embrun et Prato Nevoso. C'est l'Espagnol Egoi Martínez qui est passé en tête au sommet[2]. Mais on se rappelle surtout de la spectaculaire chute d'Óscar Pereiro qui resta un moment inanimé et dut abandonner et être évacué à l'hôpital. Ce col ne devait initialement pas être franchi : c'est suite à une modification du parcours, à cause du franchissement du col de Larche jugé trop dangereux, que le départ d'étape fut déplacé de Digne-les-Bains à Embrun et que le col Agnel fut programmé.

En 2011, le Tour a emprunté pour la seconde fois ce col lors de la 18e étape entre Pignerol et le col du Galibier, pour la première fois par son versant italien. C'est le Kazakh Maxim Iglinskiy qui est passé en tête.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Friebe et Pete Golding, Sommets mythiques : Cyclisme, les 50 cols incontournables d'Europe, GEO,‎ 2012, 224 p. (ISBN 978-2-8104-0296-0), p. 196-199

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Coordonnées identifiées à l'aide de Géoportail et carte IGN à l'échelle 1:20 000
  2. (en) Col Agnel - Tour de France - France - Mountains of the race