Sara Montiel

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Sara Montiel

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Nom de naissance María Antonia Alejandra Vicenta Elpidia Isadora Abad Fernández
Naissance 10 mars 1928
Campo de Criptana, province de Ciudad Real
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Royaume d'Espagne
Nationalité Espagnole
Décès 8 avril 2013 (à 85 ans)
Madrid, communauté de Madrid
Drapeau de l'Espagne Espagne
Profession Actrice, chanteuse
Films notables Le Bagne des filles perdues
Vera Cruz
Le Jugement des flèches
La Belle de Mexico
La violetera

Sara Montiel, née le 10 mars 1928 à Campo de Criptana (Espagne) et morte le 8 avril 2013 (à 85 ans)[1] à Madrid, Espagne est une actrice et chanteuse espagnole.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sara Montiel, dite aussi Sarita Montiel, de son vrai nom María Antonia Alejandra Vicenta Elpidia Isadora Abad Fernández, née le 10 mars 1928 à Campo de Criptana (province de Ciudad Real, Castille-La Manche, et morte le 8 avril 2013 à Madrid, Espagne), est une star espagnole. Le chemin fut long pour que la petite paysanne pauvre de la Mancha - le pays de Don Quichotte - devienne une star. Fuyant la misère de la campagne, ses parents s'installent à Orihuela, dans la province d'Alicante, où ils ouvrent un commerce de vins. C'est dans cette ville qu'elle grandit, et à l'âge de 13 ans, elle participe à un concours de chant, dont le gagnant doit être récompensé par des cours de comédie et de chant. Elle remporte le premier prix, et se révèle rapidement une élève très douée.

Elle débute au cinéma en 1944 sous le pseudonyme de María Alejandra, mais décide très vite de changer de nom. Elle choisit Sara, le prénom de sa grand-mère, et Montiel, du nom de sa province. Sans vraiment s'imposer, elle tourne quelques films, dont on retiendra surtout Poignard et Trahison (Locura de amor) où elle interprète un second rôle qui attire l'attention sur elle. Mais, sentant qu'elle piétine en Espagne, elle part pour le Mexique. Elle tourne avec les plus grandes vedettes du moment, comme Pedro Infante, des comédies populaires qui la hissent au tout premier rang des stars mexicaines. De cette période, on peut retenir un étrange mélodrame policier, Piel Canela, et surtout Carcel de mujeres (Le Bagne des filles perdues) où elle s'affirme comme une grande comédienne. Grâce à ce dernier film, Hollywood la remarque ; elle y tourne deux chefs d'œuvre, Vera Cruz de Robert Aldrich, et Le Jugement des flèches (Run of the Arrow) de Samuel Fuller. Elle y tourne également un troisième film, Serenade, réalisé par Anthony Mann qu'elle épouse, et dont elle divorce sept ans plus tard. Son séjour à Hollywood sera brièvement interrompu par un dernier film mexicain, Donde El Circulo Termina (La Belle de Mexico), un excellent film policier, prototype du film noir latino-américain.

C'est toutefois grâce à un film espagnol, El ultimo cuplé (Valencia) réalisé par Juan de Orduña en 1957, que Sara Montiel trouve enfin son véritable emploi. Dans ce film, une production à petit budget qu'elle accepte par amitié pour le réalisateur, Sara Montiel est une chanteuse alcoolique sur le déclin, dont on retrace la vie en flash-back. Elle doit logiquement être doublée pour les chansons par Conchita Piquer, chanteuse folklorique de renom, qui se désiste au dernier moment, de peur de ne pas être payée. Sara Montiel enregistre elle-même les 11 chansons du film, avec une tonalité qui ne doit rien aux espagnolades, mais avec une voix chaude et rauque, totalement inhabituelle dans ce pays. Par ailleurs, imprégnée du glamour hollywoodien, elle introduit dans le cinéma de l'Espagne franquiste un érotisme suggéré qui fera se pâmer le Caudillo lui-même. Le film, contre toute attente, est un triomphe, record absolu de recettes, resté à ce jour inégalé. Du jour au lendemain, elle devient une idole du cinéma et de la chanson. Peu à peu, le mythe va se créer, avec une dizaine de films, tous des mélodrames, au sens propre du terme : des drames coupés de chansons interprétées par l'héroïne.

Le film suivant, La Violetera, la fait connaître dans le monde entier. À Paris, il est projeté dans la plus grande salle de cinéma du monde, le Gaumont Palace. Le succès gagne les pays de l'est, l'Amérique latine. Les bandes originales de ses films (12 chansons de Sara Montiel) sont distribuées sur toute la planète, du Japon aux États-Unis. Suivent des productions à gros budget, Carmen de Grenade, Mon dernier tango, Magdalena, Une dame aux caméliasetc.

Son époux, Anthony Mann, veut lui faire interpréter Chimène dans Le Cid aux côtés de Charlton Heston. Elle refuse le rôle et lui conseille Sophia Loren qui est engagée. Sara Montiel a en effet mis au point un système qui s'est révélé payant pour elle, et dont elle ne veut pas se démarquer : un film musical accompagné d'un disque chaque année. Cela dure jusqu'au début des années 1970, où, malgré ses tentatives avec des réalisateurs connotés « intellectuels » comme Mario Camus, Juan Antonio Bardem, Jorge Grau, la formule ne fait plus recette. Elle abandonne alors le cinéma, et se produit dans des shows à grand spectacle, avec des guest-stars telles que Joséphine Baker ou Lola Flores. Ayant entretemps épousé l'imprésario et patron de presse José Tous qui gère admirablement sa carrière, elle se consacre aussi à l'éducation de ses deux enfants adoptifs, Thais et Zeus.

Volontiers dévêtue ou habillée de strass et de paillettes dans ses spectacles, Sara Montiel devient peu à peu une diva, qualifiée par le petit Larousse ibérique de « diva espagnole la plus importante de l'après-guerre ». La Movida ne la rejette pas, au contraire, ses opinions ouvertement de gauche et ses déclarations fracassantes la rendant sympathique auprès des nouvelles générations.

Depuis la mort de José Tous, elle continue à se produire sur scène, mais plus rarement. Elle a publié ses mémoires où elle fait état de ses liaisons avec Ernest Hemingway, le prix Nobel Severo Ochoa, le poète Miguel Mihura qui fut son premier amour, Maurice Ronet, et quelques autres. Elle parle librement de sexualité, devenant ainsi une sorte de Mae West latine, dont les excentricités et les histoires de cœur font la joie de la presse people. Pedro Almodóvar lui rend hommage dans la La Mauvaise Éducation. Adulée dans le monde entier, elle est entrée de son vivant dans la légende.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Elle est parfois créditée Sarita Montiel

Stock-Shoot[modifier | modifier le code]

  • La Mauvaise Éducation de Pedro Almodóvar - 2004 (Extrait du film Esa Mujer)

Documentaires[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1957 El Último Cuplé
  • 1958 La Violetera
  • 1958 Baile con Sara Montiel
  • 1959 Carmen la de Ronda
  • 1959 Besos de Fuego
  • 1960 Mi Último Tango
  • 1961 El Tango
  • 1961 Pecado de Amor
  • 1962 La Bella Lola
  • 1963 La Reina del Chantecler
  • 1963 Noches de Casablanca
  • 1964 Samba
  • 1965 La Dama de Beirut
  • 1966 Canta Sarita Montiel
  • 1968 Esa Mujer
  • 1970 Sara
  • 1971 Varietes
  • 1973 Sara Hoy
  • 1975 Saritísima
  • 1978 Anoche con Sara
  • 1988 Purísimo Sara
  • 1989 Sara De Cine
  • 1991 Sara A Flor de Piel
  • 1995 Amados Míos

Télévision[modifier | modifier le code]

De nombreuses émissions spéciales lui ont rendu hommage sur les écrans de télévision du monde entier : Ven al paralelo ou Sara y punto en Espagne, La Chance aux chansons ou Étoiles et toiles en France, La Movida au Mexique, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Monde.fr avec AFP, « Décès de l'actrice espagnole Sara Montiel », sur lemonde.fr,‎ 2013 (consulté le 8 avril 2013)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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