Les Vainqueurs (film, 1963)

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Les Vainqueurs

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Titre original The Victors
Réalisation Carl Foreman
Scénario Carl Foreman
d'après Alexander Baron
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Guerre
Drame

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Vainqueurs (The Victors) est un film britannique réalisé par Carl Foreman, sorti en 1963.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La guerre ne fait aucun vainqueurs, seulement des survivants. La tuerie détruit autant ceux qui tuent que ceux qui sont tués ; parce qu'elle assassine la décence, le respect de soi-même et finalement la vie elle-même. L'histoire suit les pas d'un bataillon de jeunes soldats américains aux premiers jours de la Bataille d'Angleterre, à travers les violents combats en Italie et en France, jusqu'à la paix difficile, à Berlin. Le film est une suite de brèves histoires cruelles, qui illustrent les épreuves qui attendent les deux jeunes Américains en faction, lors d'une alerte à Londres. Les femmes ne sont pas épargnées, victimes et proies, repos du guerrier. Pour ménager les susceptibilités nationales, chaque pays d'Europe a eu sa version, pudiquement expurgée de ce qui aurait pu le choquer dans son amour propre national. Les Français, par exemple, ne verront qu'une version allégée de la rencontre de la Française Jeanne Moreau avec un soldat américain, dans une maison bombardée de Normandie. Ils ne verront pas non plus l'épisode où l'officier de commandos français, borgne, refuse que les Allemands se rendent pour les massacrer jusqu'au dernier. En Italie, on voit un Américain vivre une chaste passion avec une Italienne, violée par un Allemand, et élevant le bébé qu'elle en a eu. Les amis des bêtes souffriront de voir un G.I. tuant au fusil de guerre un petit chien qui s'était attaché à eux, et poursuivait leur camion. En Belgique, une belle violoniste touche le fond de la déchéance, devenant fille à soldats. Le parti pris du réalisateur est de montrer l'abominable. L'Allemande qui partage la vie du vainqueur américain, à Berlin, a été violée auparavant par les Russes. Et c'est par jalousie haineuse que le G.I. refuse de céder le passage à un vainqueur soviétique, d'où le duel au couteau qui s'ensuit, et où ils meurent tous les deux lugubre conclusion de ce film noir.

Analyse[modifier | modifier le code]

« J'ai fait Les Vainqueurs parce que je voulais dire que nous avions perdu la guerre, que tout ce moment d'espérance qui avait secoué le monde n'avait abouti à rien, qu'il n'y avait plus de cause, plus d'espoirs, que les hommes étaient morts pour rien » (Carl Foreman).

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Nommé aux prix de la BAFTA 1964 pour la meilleure photographie pour un film britannique noir et blanc, Christopher Challis ;
  • Nommé aux Golden Globes 1964 pour le prix du meilleur espoir masculin, Peter Fonda.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]