Louis Faidherbe
| Louis Faidherbe | |
| Naissance | 3 juin 1818 Lille, France |
|---|---|
| Décès | 28 septembre 1889 (à 71 ans) Paris, France |
| Origine | |
| Allégeance | Armée française |
| Grade | Général de division |
| Conflits | Guerre franco-prussienne de 1870 |
| Faits d'armes | Bataille de Pont-Noyelles, Bataille de Bapaume (1871) |
| Distinctions | Grand chancelier de la Légion d'honneur |
| Autres fonctions | Gouverneur du Sénégal, Sénateur |
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Louis Léon César Faidherbe, né le 3 juin 1818 à Lille et mort le 28 septembre 1889 à Paris, était un militaire français et un administrateur colonial, principalement du Sénégal.
Sommaire |
[modifier] Enfance et formation
Louis Faidherbe naît rue Saint-André dans le Vieux-Lille[1]. Ses deux parents sont d'origine allemande. Il fait ses études à l'École polytechnique puis devient officier de l’artillerie et du génie à Metz en 1842. Il servit en Algérie de 1842 à 1847, à la Guadeloupe de 1848 à 1849, et de nouveau en Algérie de 1849 à 1852. Il est affecté au Sénégal en 1852. Le 16 décembre 1854 il est nommé gouverneur de la colonie.
[modifier] Gouverneur du Sénégal (1854 à 1861 - 1863 à 1865)
Il entreprit de pacifier le pays, repoussa les Toucouleurs à l'est du Haut-Sénégal (1855-1863), et s'oppose à El Hadj Omar qui assiège le fort de Médine et libère la ville le 18 juillet 1857. Il repoussa les Maures au nord et annexa le pays Ouolof (traité de mai 1858).
À la bataille de Logandème (18 mars 1859), il est allé à la guerre contre les Sérères pendant le règne de Maat Sine Coumba Ndofféne Famak Diouf. Sous ses ordres Fatick a été brûlé[2].
L'annexion du Cayor (1861-1865) permit de dégager la route reliant Saint-Louis à la presqu'île du Cap-Vert.
Il s'intéressa aux dialectes locaux, aux coutumes et entreprit le développement économique, notamment le chemin de fer du Dakar-Niger qui devient prospère.
En 1861, malade, il sollicite son retour en métropole. Il est alors colonel. Il reçoit le commandement de la subdivision de Sidi-bel-Abbès, mais repart pour le Sénégal en 1863 qu'il quitte en 1865.
Avec peu de moyens il jeta les bases de la future Afrique occidentale française. Il étendit l'influence française très au-delà du Sénégal, travailla à développer l'économie locale et fut le créateur du port de Dakar. Il assuma pleinement son rôle de « civilisateur ». Promu général en 1863, on lui donna un commandement modeste en Algérie.
Pendant la pénurie de coton causée par la guerre de Sécession américaine à partir de 1861, il favorisa des plantations qui fournirent annuellement 50 tonnes de coton brut jusqu'en 1868. Le sud du bassin du Niger est alors jugé éventuellement porteur par les Français en Afrique occidentale[3].
[modifier] Retour en métropole
En 1867 il est général commandant la subdivision de Bône. En 1870 la déclaration de guerre le surprend à Lille, où il effectue un séjour de convalescence. Léon Gambetta le nomme général de division le 23 novembre et lui confie la tête de l’armée du Nord (45 000 hommes), comprenant le corps d'armée du général Farre. Sa contre-offensive sur Amiens échoue à la bataille de l'Hallue ; il ne parvient pas à exploiter l'ouverture qu'il s'est créée à la bataille de Bapaume et finalement ne peut empêcher l'irruption allemande vers Paris à la bataille de Saint-Quentin. En janvier, il bat en retraite à l'abri des places fortes de Cambrai et Lille, sans être vraiment inquiété par von Gœben, mais son action a permis au Nord-Pas-de-Calais, encerclé, de résister jusqu'à la capitulation.
Élu député du Nord sous le gouvernement provisoire, il devient sénateur en 1879 ; lié à la gauche depuis sa collaboration avec Gambetta, il s'oppose au boulangisme. En 1880 il est promu grand chancelier de la Légion d'honneur.
Faidherbe avait dirigé une mission scientifique en Égypte. Il laisse de nombreux travaux d'ethnographie et de géographie sur l'Afrique occidentale, ainsi qu'un Annuaire du Sénégal en quatre langues : français, wolof, toucouleur et soninké.
Il fut décoré de l'Ordre du Nichan Iftikhar (Tunisie).
[modifier] Œuvres
- Vocabulaire d'environ 1 500 mots français avec leurs correspondants en ouolof de Saint-Louis, en poular (toucouleur) du Fouta, en soninké (sarakhollé) de Bakel, 1864, Saint-Louis, Imprimerie du Gouvernement, 1864, 70 p.
- « Étude sur la langue kéguem ou sérère-sine », Annaire du Sénégal et dépendances pour l’année 1865, Saint-Louis, Imprimerie du Gouvernement, 1865, p. 173-242
- « Dictionnaire de la langue poul, par le général Faidherbe, augmenté par le Docteur Quintin », Bulletin de la Société de Géographie, septembre-octobre 1881, p. 332-354
- Grammaire et vocabulaire de la langue poul à l'usage des voyageurs dans le Soudan avec une carte indiquant les contrées où se parle cette langue, Paris, Maisonneuve et Cie, 1882 (2e édition), 165 p.
- Langues sénégalaises : wolof, arabe-hassania, soninké, sérère, notions grammaticales, vocabulaires et phrases, E. Leroux, 1887, 267 p.
[modifier] Bibliographie
- (en) Conley Barrows Leland, Général Faidherbe, the Maurel and Prom Company, and French Expansion in Senegal, University of California, Los Angeles, 1974, XXI-t.1, p.1-519 ; t.2, p. 520-976, (Thèse)
- (en) David Wallace Robinson Jr, Faidherbe, Senegal and Islam, New York, Columbia University, 1965, 104 p. (Thèse)
- (fr) Henry Bordeaux, Les Gouverneurs du Sénégal, SPEP, 1960
- (fr) Alain Coursier, Faidherbe, 1818-1889 : Du Sénégal à l'armée du Nord, Tallandier, 1989, 229 p. (ISBN 2235018882)
- (fr) André Demaison, Louis Faidherbe, Plon, Paris, 1932, 282 p.
- (fr) Georges Hardy, Louis Faidherbe, Éditions de l'Encyclopédie de l'Empire français, coll. Les grands coloniaux, Paris, 1947, 156 p.
[modifier] Notes et références
- Voir plaque de sa maison natale.
- Martin A. Klein, Islam and Imperialism in Senegal - Sine-Saloum, 1847–1914, Edinburgh University Press, 1968, p. 55
- « La question du coton et les essais de culture cotonnière », par Maurice Zimmermann, Annales de Géographie 1904, tome 13, numéro 67, p. 88 à 91
[modifier] Voir aussi
- Le Lycée Faidherbe, dans lequel ce dernier a étudié.
- La station de métro ligne 8 à Paris Faidherbe-Chaligny.
- Son nom est cité à deux reprises dans le roman La Débâcle d'Émile Zola.
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- Grand chancelier de la Légion d'honneur
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- Personnalité de la colonisation française
- Gouverneur du Sénégal
- Naissance à Lille
- Ancien député du Nord (troisième République)
- Ancien sénateur du Nord
- Sénateur de la Troisième République française
- Naissance en 1818
- Décès en 1889
- Personnalité française de la guerre franco-allemande de 1870
- Député à l'Assemblée nationale (1871)