Sérères

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le peuple sérère. Pour la langue sérère, voir sérère (langue).

Sérères

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Fatou Diome lors d'une lecture publique
à la Foire du Livre de Francfort en 2008

Populations significatives par région
Population totale Plus de 1,8 million. (2007)[1]
Autres
Langues

Sérère et Cangin

Religions

Religion sérère (a ƭat Roog), islam, catholicisme

Ethnies liées

Wolofs, Lébous, Toucouleurs

Les Sérères (ou « Serer », « Sereer », « Serere », « Seereer », et parfois à tort « Serre ») sont un peuple d'Afrique de l'Ouest, surtout présent au centre-ouest du Sénégal, du sud de la région de Dakar jusqu'à la frontière gambienne. Ils forment, en nombre, la troisième ethnie du Sénégal, après les Wolofs et les Peuls ; environ un Sénégalais sur six est d'origine sérère[2]. Quelques groupes sérères sont également présents en Gambie et en Mauritanie[3],[4],[5]. Les Sérères constituent l'une des plus anciennes populations de la Sénégambie[6],[7].

Physiquement, ils appartiennent au type nilotique[réf. nécessaire], c'est-à-dire qu'ils ont une taille haute et élancée, le teint noir et les traits fins. Le terme « nilotique » avait déjà été utilisé comme une classification raciale, basée sur des observations anthropologiques. Ces observations ont ensuite été largement rejetées par les scientifiques[8]. Cependant, ils ont maintenant trouvé un appui dans la génétique des populations[9].

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon Cheikh Anta Diop et Paul Pierret, le mot serer vient de l'égyptien ancien qui signifie « celui qui trace les contours des temples ». Pour d'autres, l'ethnonyme viendrait plutôt du mot égyptien Sa-Re ou Sa-ra, qui signifie « le fils du démiurge », le Dieu Ra ou Re dans l'Égypte et la Nubie antique[10],[11],[12],[13],[14]. D'autres historiens tels que R. G. Schuh ont réfuté la thèse de Diop[15]. Cependant, de nombreux historiens, linguistes et archéologues, tels que Issa Laye Thiaw, Cheikh Anta Diop, Henry Gravrand, Paul Pierret ou Charles Becker, s'accordent à penser que le mot « sérère » – qui s'applique aux personnes mais aussi à la langue, la culture, la tradition – est ancien et sacré[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

La civilisation sérère : cercles mégalithiques de Sénégambie[17]
L'Ouest subsaharienne montagnardes boisées xériques[17].
La civilisation Sérère: Le préhistorien Henri Lhote à côté de gravures rupestres en Mauritanie[17].

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

Selon des sources historiques et archéologiques, il est convenu que les Sérères occupent toutes les régions du Sénégal (y compris la région de Sénégambie)[18],[17]. Ils figurent parmi les plus anciens habitants de la région de Sénégambie[19]. Comme d'autres cultures, les Sérères ont aussi une culture de nommer les choses qu'ils ont créées à partir de rien, et qui s'étend à des noms de lieux. Plusieurs endroits dans la Sénégambie, comme Diamniadio, Diokoul, etc portent encore leurs noms sérères[16].

La Préhistoire et l'histoire ancienne des Sérères a été abondamment étudiée et documentée au fil des ans. La majeure partie des données provient des découvertes archéologiques et de la tradition sérère enracinée dans la religion sérère[18],[17].

Plusieurs vestiges se rapportant à la Préhistoire et l'histoire ancienne ont été trouvés dans les pays sérères. La plupart d'entre eux donnent des informations sur les origines des familles sérères, les villages et les royaumes sérères. Certains comportent de l'or, de l'argent et des métaux[18],[20]. Des mégalithes de latérite sculptés et dressés en structures circulaires ont également été découverts[18].

Période médiévale[modifier | modifier le code]

L'histoire du peuple sérère à l'époque médiévale est en partie caractérisée par sa résistance à l'islamisation et à la wolofization plus tard à partir du XIe siècle pendant le mouvement Almoravide (en particulier les Sérères du Tekrour)[21],[22] au mouvement marabout du XIXe siècle de la Sénégambie[23]. Alors que les anciennes dynasties sérères paternelles continuent, la dynastie maternelle du Wagadou est remplacée par la dynastie Guelwar maternelle au XIVe siècle[24].

Avant le changement de nom du Royaume du Sine dans le XIVe siècle[25],[26], la zone du Sine a été peuplée par les Sérères du Royaume de Tekrour maintenant appelé le Fouta-Toro ainsi que le peuple Sérère autochtones qui y ont résidé pendant millénaires[21],[27]. Comme l'un des plus anciens habitants de la région de Sénégambie à laquelle appartenait Tekrour[19],[27], ils ont construit les civilisations là aussi comme en Mauritanie, remontant à des milliers d'années, mis en place des dynasties royales, politiques et des cadres juridiques ainsi que d'une classe sacerdotale qui a confirmé les affaires religieuses de la région[28]. Selon certains, en Tekrour, ce qui allait devenir le Fuuta Toro, ils faisaient également partie des sulbalƃe (cuballo au singulier), la classe noble[29].

Au XIe siècle, la population Sérères du Tekrour engagés dans guerres avec l'armée de la coalition Musulmane (composé des Almoravides et des Toucouleurs convertit à l'Islam[30],[31],[32]) afin de préserver leur religion sérère plutôt que d'adopter l'islam. Bien que la religion ait été un facteur, ces guerres ont aussi des dimensions politiques et économiques. La classe Sérères Lamanique étaient également en essayant de préserver leur pouvoir économique et politique. Bien que victorieux, dans certains cas, ils ont finalement été vaincus par l'armée musulmane comme ils dirigés vers le sud pour rejoindre leurs des parents éloignés[33],[34].

Après l'Empire du Ghana a été détruite comme certains royaumes ont acquis leur indépendance, Abu Bakr Ibn Omar, chef des Almoravides, lance un djihad dans la région. Il est vaincu le roi sérère Ama Gôdô Maat en novembre 1087 et tué par une flèche empoisonnée[35],[36],[22],[37],[38].

En 1446, un navire affrêté par le marchand d'esclaves portugais Nuno Tristão tente d'aborder en pays sérère pour se procurer des esclaves. Il n'y eut aucun survivant parmi les passagers adultes du navire, tous tués par des flèches empoisonnées sérères. Seuls cinq jeunes Portugais survécurent à cette attaque[39],[40].

Royaumes sérères[modifier | modifier le code]

Un junjung, tambour de guerre du royaume du Sine (19e siècle)[41]
Maad a Sinig Ama Diouf Gnilane Faye Diouf, roi du Sine de c. 1825 à 1853[42].

Les royaumes précoloniaux sérères comprenaient le royaume du Sine et le royaume du Saloum[25]. Le royaume du Baol fut aussi gouverné par les Sérères pendant plusieurs siècles avant l'arrivée au pouvoir de la dynastie des Fall, soit avant 1549. Auparavant le Baol était gouverné par la famille paternelle Diouf ainsi que par la lignée maternelle du Wagadou — des membres des familles royales de l'Empire du Ghana qui se marièrent dans l'aristocratie sérère[43]. Les familles royales sérères contractèrent également des mariages dans les autres royaumes sénégambiens. Ils fournirent notamment des héritiers aux trônes du Djolof, du Baol, du Walo et du Cayor[44],[45],[46]. Les royaumes du Sine et du Saloum faisaient partie — de leur plein gré — de l'empire du Djolof[19], créé au XIVe siècle[19]. L'empire du Djolof était une confédération volontaire[47]. Après la bataille de Danki en 1549, les royaumes sérères rejetèrent le joug du Djolof et retrouvèrent leur indépendance[48].

Les Sérères font partie, avec d'autres ethnies, des ancêtres des Wolofs. Ndiadiane N'diaye, fondateur de l'empire du Djolof et ancêtre des Wolofs d'après la tradition orale, reçut son nom, N'diaye, des Sérères. Les Lébous et Toucouleurs sont également descendants des Sérères[49],[50],[51],[52].

Société[modifier | modifier le code]

Occupation[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, les Sérères sont des pêcheurs et des agriculteurs qui font accessoirement de l'élevage[53]. Ils sont aussi propriétaires de terres, sur lesquelles ils veillent jalousement[54]. Aujourd'hui, les Sérères exercent leurs activités professionnelles dans des secteurs d'activités aussi variés que la politique, le commerce, la médecine, la musique, le sport ou la littérature[55],[56].

Distribution des groupes sérères[modifier | modifier le code]

Les Sérères du Cayor – présents dans la province du Diander – et ceux du Baol sont les Safen, les Ndut, les Laalaa et les Nones. Ceux du Sine-Saloum sont les Sérères Sine. Les Sérères Niominka pratiquent la pêche dans le delta du Saloum[57],[2].

Stratification sociale[modifier | modifier le code]

La société sérère était stratifiée en castes. La famille royale se situait au sommet de la hiérarchie. Généralement, un prince ne peut devenir un roi (« Maad », aussi : Maad a Sinig et Maad Saloum, roi du Sine et du Saloum, respectivement) s'il est en mesure de retracer royale descendre sur sa ligne à la fois maternelle et paternelle. Autrement dit, il doit être un membre de la dynastie régnant Guelwar maternelle et un membre de l'ancien Sérères paternelle clans nobles (par exemple Diouf, Faye, etc.) Ces princes étaient appelés pino maad qui signifie « fils de rois ». Après les cavaliers viennent les hommes libres qu'on appelle diambours, puis les badolos, que l'on définit comme ceux qui ne possèdent personne et que personne ne possède. Il y a des castes typiquement sérères comme les law qui sont des bouffons, les sagnite qui sont des bouffons grossiers et les naar no maad (aussi bissit - clown) ou maures du roi. Les griots sont la mémoire de la société et sont aussi les tisserands. Pour les forgerons, même s'il y en a parmi eux des Sérères, ils sont en majorité des Wolofs, beaucoup d'entre eux étant parfois d'ascendance Toucouleur, ce sont les nyenyo. D'ailleurs chez les Sérères, il arrive qu'on utilise le mot « forgeron » pour désigner un Wolof. Les woudés, qui travaillent le cuir, et les potiers sont de la caste des nyenyo. Quant aux laobés, artisans du bois, ce sont des Peuls. Au bas de l'échelle se trouvent ceux qu'on possède, les captifs, on les appelle fad (essentiellement capturé par des guerres)[58],[59].

À l'origine, le lamane – et sa famille – se situait au sommet de la hiérarchie. Maître de la terre, il était assisté par les chefs de village. Il n'y avait pas de caste d'artisans, car chaque famille produisait ses propres produits artisanaux. On pouvait donc considérer que la société sérère était égalitaire[60],[61].

Culture et tradition[modifier | modifier le code]

Par rapport aux autres ethnies sénégalaises, la société sérère se distingue par son originalité, à la manière des Diolas.

Costumes et coiffures[modifier | modifier le code]

Les hommes sérères, étaient bardés de talismans, et ils portaient le chapeau conique. Pendant la période des labeurs ils s'habillent d'habits sobres pouvant aller jusqu'aux haillons, leurs habits de fête restent le tiawali ou Serr(pagne tissé). Il est généralement tissé par les hommes Sérères. Il est censé porter chance à ceux qui le portent. Les mariages sont généralement arrangés.

Les hommes sérères portaient autrefois les cheveux tressés, des coiffures totémiques, liées aux totems de chaque clan. Durant la période qui précédait la circoncision, les jeunes garçons portaient le ndjumbal, une coiffure de tresses. L'expansion de l'islam a fait disparaître ces pratiques en Sénégambie, à la première moitié du XXe siècle.

Les femmes étaient vêtues d'un pagne et d'un boubou bleu indigo à rayures noires, ainsi que d'un foulard noué sur la tête de façon artistique, le moussor, avec des coiffures complexes. Elles se paraient de différents bijoux d'or ou d'argent, ainsi que de pièces de monnaie qu'elles attachaient à leurs cheveux. Elles avaient également des anneaux d'or ou d'argent aux chevilles. Elles avaient les lèvres et les gencives tatouées. Ce sont les femmes peules Laobés qui pratiquaient le tatouage aux jeunes femmes sérères vers l'âge de 15 ans.

Alimentation[modifier | modifier le code]

La nourriture préférée des Sérères est le chere (ou chereh), c'est-à-dire le mil pilé. Ils en contrôlent toutes les étapes, de la production à la préparation. D'autres groupes ethniques, ou les Sérères eux-mêmes, l'achètent généralement aux femmes sérères sur les marchés, ou leur demandent de le préparer à l'occasion des grands évènements. Le chere peut s'accommoder de différentes manières. Il peut être consommé avec du lait fermenté ou de la crème et du sucre en guise de céréales au petit-déjeuner ou être préparé exactement comme un couscous classique.

Habitat traditionnel[modifier | modifier le code]

Village sérère (phot. François-Edmond Fortier)

Les cases sérères sont rondes ou carrées et très spacieuses.

Fêtes et cérémonies[modifier | modifier le code]

Le jour de repos chez les Sérères est le lundi, mais certaines activités culturelles sont aussi prohibées le jeudi. Chez les Sérères les cérémonies traditionnelles sont nombreuses (voir aussi religion sérère):

  • Le ndut, célébration de l'initiation qui marque le passage à l'âge adulte, après la circoncision des garçons
  • Le mariage qui comprend le ndut des femmes.
  • Le mboye, les funérailles ; lorsqu'un ancien meurt, on bat le gamba sacré, une grosse calebasse creusée d'une petite ouverture. Suivent les insignes funéraires traditionnels qui accompagneront le défunt dans l'au-delà[62].
  • Le khoy, est la cérémonie annuelle des grands maîtres spirituels (Saltigué).
  • Les cérémonies de lutte, où plusieurs lutteurs se réunissent.

Les Sérères sont à l'origine de la lutte sénégalaise[63].

Musique[modifier | modifier le code]

La tradition sabar (tambour) que l'on associe au peuple wolof est originaire du Sine et s'est propagée vers le Saloum. Les Wolofs qui ont migré vers le Saloum sérère y ont découvert le sabar et ont étendu sa pratique aux autres royaumes wolofs[64].

La tradition wolof[65] tâasu (tassu ou tassou) – qui est l'ancêtre de la musique rap[66] – s'inspire aussi des anciennes pratiques religieuses sérères, reprises par les griots de Sénégambie. Les chants religieux alternaient alors avec le tassu, qui est encore utilisé à différentes occasions telles que les mariages ou les baptêmes, ou encore quand il s'agit juste de chanter les louanges de ses patrons. La diva sérère Yandé Codou Sène, qui était la griotte de l'ancien président Senghor, était versée dans le tassu. La plupart des artistes sénégalais et gambiens l'utilisent dans leurs chansons, même parmi la jeune génération, comme Baay Bia. La légende de la musique sénégalaise Youssou N'Dour, qui est aussi un Sérère, utilise le tassu dans plusieurs de ses chansons[67].

Parenté à plaisanterie (kalir)[modifier | modifier le code]

Les Sérères et les Toucouleurs sont unis par un lien de cousinage appelé parenté à plaisanterie, qui leur permet de se critiquer, mais les oblige aussi à l'entraide et au respect mutuel. Les Sérères appellent ce lien de cousinage le kalir, ou massir. Ce lien est dû au fait que les Sérères sont apparentés aux Toucouleurs, à travers un lien relativement ancien. Plusieurs légendes expliquent ce cousinage[68]. Les Sérères entretiennent également le même lien de cousinage avec les Diolas de Casamance avec qui ils ont également une parenté très ancienne[69]. Chez les Sérères ce même type de lien existe entre les patronymes, par exemple entre les Diouf et les Faye.

Données ethnographiques[modifier | modifier le code]

« Ouali : 21 ans, tirailleur sérère du poste de Boké » (1881)

On trouve les Sérères surtout au Sénégal (dans les anciennes régions du Baol, du Sine, du Saloum) et en Gambie, qui a été une colonie du Royaume du Saloum. Beaucoup vivent à l'étranger.

Le tableau suivant donne la population sérère actuelle estimée par pays :

pays population
Sénégal 1 840 712[70]
Gambie 31 900[4]
Mauritanie 3 500[71]

Données antérieures[modifier | modifier le code]

Même si les méthodologies ont été différentes, plusieurs enquêtes permettent de tenter une évaluation du nombre de Sérères au Sénégal. En 1921, un recensement en dénombre 199 746[72], soit 19,35 % de la population totale. Pour 1948, un annuaire de l'AOF estime leur nombre à 273 500, soit 13,92 %[73]. Des estimations de 1960 portent leur nombre à 595 000[74], soit 19,1 %. Au recensement de 1976, les Sérères sont 716 919[75], soit 14,3 %. À celui de 1988 ils sont 1 000 650[76], soit 14,8 %.

Langues sérères[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Sérère (langue) et Langues cangin.

Le Sereer Siin (de nombreuses variantes orthographiques) est une langue qui a des liens avec la langue Peule et la langue Wolof. Il existe plusieurs dialectes sérères tels que le sérère noon, le Léhar (ou Laala), le Safen (ou Saafi) et le Ndut. Ces derniers sont classés en tant que Langues cangin. Il est clair similitudes lexicales entre les langues Cangin. Ils sont plus étroitement liés les uns aux autres que la norme Sereer Siin, et vice versa. 85 % est approximativement la ligne de démarcation entre les dialectes et langues différentes. Langues Cangin ont une similarité lexicale de 22 % au Sereer Siin. Il est convenu cette énorme différence est due à la tendance migratoire des milliers d'années auparavant Sérères. À un moment, ils parlaient la même langue. Néanmoins, ils sont tous ethniquement Sérères. La langue sérère (Sereer Siin) est l'une des langues locales reconnues et au Sénégal[2],[77],[18].

Patronymes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille Diouf.

Quelques patronymes sérères typiques sont : Diouf, Ngom, Faye, Sène, Sarr, Senghor, N'Dour, Dione ou Diome, Bop, Dior, Diong, Ndong, Tine, Diene, Gningue, Thiandoum, Diokh, Thiaw, N'Diaye, Gadio, Dièye, Thioub, Youm, etc. Avec les brassages ethniques, les Sérères peuvent porter bien d'autres noms. Les Sérères figurant parmi les ancêtres des Lébous, Wolofs, Toucouleurs, beaucoup de ceux-ci portent des noms sérères[18].

Religions[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Religion sérère et Saltigué.
Ndut symbole
Sépultures sérères (1821)
Reconstitution d'une chambre funéraire[78] à Bandia, avec des tumulus en arrière-plan

De religion traditionnelle, les Sérères croient en un Dieu créateur, Roog ou Roog Sen, qui signifie Dieu omniscient et omnipotent. Le nom Dieu, Roog, n'a pas de pluriel en seereer, contrairement à la croyance populaire. "Roog" se prononce seulement au singulier. Les Seereer bénissent Roog directement. Ils peuvent aussi passer par les pangools symbolisés par des objets différents d'une famille à l'autre: pieds des arbres, fleuves, la mer, pilon, etc. Dans ce dernier cas, les prières sont alors adressées aux ancêtres appelés Pangol, car ce sont les intermédiaires entre le monde des vivants et le divin. En effet, pour le Sérère resté fidèle à la spiritualité ancestrale, l'âme des ancêtres sanctifiés reste en interaction avec les vivants, depuis sa demeure divine. Les Pangol sont soit des personnages ayant marqué l'histoire du peuple, un roi/reine, ou chef de village disparu, que toute la communauté célèbre, en rapport avec sa vie exemplaire sur terre et en parfaite adéquation avec les recommandations divines, ou bien un être cher disparu, que l'individu honore par respect. On rend hommage aux ancêtres par des prières mais aussi par des sacrifices, des chants, festivités. Il y a aussi le totémisme animal, car chaque famille, selon son patronyme, sera liée à un animal ou végétal totem. La spiritualité sérère est très marquée par l'ésotérisme, et pour devenir chef spirituel (Saltigué), l'initiation est une obligation. Les hommes comme les femmes peuvent être initiés. Le Khoy ou "miiss", événement religieux réunissant les grands initiés Saltigué, consiste en une cérémonie annuelle, dont la durée est généralement de plusieurs jours, où les initiés, qui sont devins et guérisseurs, livrent leurs prédictions à la société, en ce qui concerne les futurs phénomènes météorologiques, politiques, économiques[79],[80],[16].

Aujourd'hui beaucoup de Sérères sont chrétiens ou musulmans, mais beaucoup d'entre eux continuent en parallèle la pratique de la religion ancestrale, ou integrent à leur christianisme ou islam, des croyances traditionnelles, car bon nombre de rites ancestraux et croyances ont été interdits par l'islam et le christianisme. Au Sénégal, cette forme de syncrétisme est aussi observable chez les Diolas. Malgré l'islam et le christianisme, on trouve chez les Sérères, comme chez beaucoup de peuples d'Afrique, une tradition africaine très ancrée dans la vie de tous les jours. Le mode d'ensevelissement sous tumulus est un mode traditionnel de sépulture chez les Sérères. Le ndut est un rite de passage sérère[81].

Personnalités sérères[modifier | modifier le code]

Parmi les personnalités d'origine sérère on relève notamment les noms des hommes politiques Galandou Diouf, premier élu africain depuis le début de la colonisation, il représente la commune de Rufisque (Teunggèdj) au Conseil général de Ndar, capitale de l'Afrique francophone, Youssou N'Dour (musicien), Issa Laye Thiaw (théologien), Alioune Sarr (historien et écrivain), juge Laity Kama (Juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda), Léopold Sédar Senghor (premier président du Sénégal), Abdou Diouf le deuxième président du Sénégal et secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie ainsi que du champion de lutte sénégalaise, Robert Diouf ou de la réalisatrice Safi Faye qui consacra à son village natal Fadial à la fois un travail universitaire[82] et un long métrage[83], ainsi que Yandé Codou Sene, griotte de Senghor. En Gambie, Alhaji Alieu Ebrima Cham Joof (historien, écrivain et homme politique) et Isatou Njie Saidy (la vice-présidente de la Gambie). Fatou Diome, écrivain. Boucar Diouf, docteur en océanographie et humorisque Québécois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Groupes sérères[modifier | modifier le code]

Royauté[modifier | modifier le code]

Royaumes[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Molaan : des troupeaux sans pâturage, film documentaire de Moussa Sène Absa, ORSTOM audiovisuel, Bondy, 1994, 25' (VHS)
  • (fr) Le Mbissa, film documentaire d'Alexis Fifis et Cécile Walter, (IRD, 2006, 18')[84]

Groupes reliés[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Agence Nationale de Statistique et de la Démographie. Chiffres estimatifs pour 2007 au Sénégal seule.
  2. a, b et c (en) Ethnologue.com, « Languages of Senegal »
  3. (en) Population sérère au Sénégal dans World Factbook de la CIA
  4. a et b (en) Ethnologue.com, « Languages of Gambia »
  5. (en)African Census Analysis Project (ACAP). University of Pennsylvania. Ethnic Diversity and Assimilation in Senegal: Evidence from the 1988 Census by Pierre Ngom, Aliou Gaye and Ibrahima Sarr. 2000) & (en) People-in-Country Profile, "Serer of Mauritania" - Joshua project"
  6. (fr) Henry Gravrand, La Civilisation Sérère - Pangool, Les Nouvelles éditions africaines du Sénégal, 1990, p. 77 (ISBN 2-7236-1055-1)
  7. (en) David P. Gamble & Linda K. Salmon with Alhaji Hassan Njie, People of The Gambia, vol. I, The Wolof with notes on the Serer and Lebou, San Francisco State University, 1985
  8. (en) Colin Kidd, The Forging of Races. Race and Scripture in the Protestant Atlantic World, 1600–2000, Cambridge University Press, 2006, 318 p. (ISBN 9780521797290)
  9. (en) Sarah A. Tishkoff et al., « The Genetic Structure and History of Africans and African Americans », Science, 22 mai 2009, vol. 324, no 5930, p. 1035-1044 [1]
  10. (en) Cheikh Anta Diop, The African origin of civilization: myth or reality, L. Hill, 1974, p. 198-199 (ISBN 1556520727)
  11. (fr) Cheikh Anta Diop, Nations nègres et culture : de l'antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l'Afrique noire d'aujourd'hui, 1954
  12. (fr) Cheikh Anta Diop, Parenté génétique de l'égyptien pharaonique et des langues négro-africaines: processus de sémitisation, Nouvelles éditions africaines, Dakar, 1977
  13. (en) Robert O. Collins (dir), Problems in African history, Prentice-Hall, 1968, p. 14-15 [2]
  14. (fr) Paul Pierret, Dictionnaire d'archéologie égyptienne, Imprimerie nationale, 1875, p. 198-199
  15. (en) Russell G. Schuh, The Use and Misuse of language in the study of African history, Ufahamu, 1997, 25(1), p. 36-81
  16. a, b et c (fr) Issa Laye Thiaw, « La religiosité des Sereer, avant et pendant leur islamisation », Éthiopiques, no 54, vol. 7, 2e semestre 1991 [3]
  17. a, b, c, d et e Gravrand, Henry: La Civilisation Sereer - Pangool. Les Nouvelles Éditions Africaines du Senegal. 1990. pp, 9, 20 & 77. ISBN 2-7236-1055-1. De haut en bas: La première image de la Cercles mégalithiques de Sénégambie (mégalithes) qui se déroule du Sénégal toutes façon dont le vers Gambie et décrite par UNESCO:
    "la plus grande concentration des cercles de pierre vu partout dans le monde."
    Le site lui-même est considéré comme un lieu de sépulture antique. La deuxième image est en (aujourd'hui Mauritanie) voir Ouest subsaharienne montagnardes boisées xériques, Wiki en anglais: West Saharan montane xeric woodlands. La troisième image est art rupestre en Mauritanie moderne. Pour toutes les références d'image, y compris le Tasili, voir: Henry Gravrand. La Civilisation Sereer - Pangool. Les Nouvelles Éditions Africaines du Senegal. 1990. pp, 9, 20 & 77. ISBN 2-7236-1055-1. Pour Sénégambie mégalithes voir aussi :
    • Becker, Charles, Vestiges historiques, témoins matériels du passé dans les pays sereer, CNRS-ORSTOM, 1993 [4]
  18. a, b, c, d, e et f Becker, Charles, Vestiges historiques, témoins matériels du passé dans les pays sereer, CNRS-ORSTOM, Dakar, 1993 [5]
  19. a, b, c et d (en) Stride, G.T. et C. Ifeka. Peoples and Empires of West Africa: West Africa in History 1000-1800, Nelson, 1971, p. 6
  20. (fr) Charles Becker et Victor Martin, « Rites de sépultures préislamiques au Sénégal et vestiges protohistoriques », Archives suisses d'anthropologie générale (Genève), 1982, tome 46, no 2, p. 261-293
  21. a et b (en) Mwakikagile, Godfrey, Ethnic Diversity and Integration in the Gambia: The Land, the People and the Culture, Continental Press, 2010, p. 224-225 (ISBN 9987932223)
  22. a et b (en) Dawda Faal, Peoples and empires of Senegambia: Senegambia in history, AD 1000-1900,Saul's Modern Printshop, 1991, p. 17
  23. (en) Martin A. Klein, Islam and Imperialism in Senegal. Sine-Saloum, 1847-1914, Edinburgh University Press, 1968, p. 62-93
  24. Pour les anciennes dynasties sérères paternelles comme les Diouf ou Joof, etc., et la dynastie maternelle du Wagadou, voir Clark, Andrew F. et Philips, Lucie Colvin, Historical Dictionary of Senegal, 1994. Pour les Guelwars, voir Alioune Sarr,« Histoire du Sine-Saloum. Introduction, bibliographie et Notes par Charles Becker », Bulletin de l'IFAN, tome 46, série B, n° 3-4, 1986-1987
  25. a et b (fr) Sarr, Alioune, « Histoire du Sine-Saloum. Introduction, bibliographie et Notes par Charles Becker », Bulletin de l'IFAN, tome 46, série B, nos 3-4, 1986-1987
  26. (fr) Gravrand, Henry, La Civilisation Sereer. Cosaan : les origines, NEA, Dakar, 1983
  27. a et b Gambian Studies No. 17. People of The Gambia. I. The Wolof with notes on the Serer and Lebou. David P. Gamble & Linda K. Salmon with Alhaji Hassan Njie. San Francisco 1985
  28. (fr) Gravrand, La Civilisation Sereer-Pangool, op. cit., p. 9, 22 et 77
  29. (fr) Kane, Oumar, La première hégémonie peule : le Fuuta Tooro de Koli Tengella à Almaami Abdul, Karthala, p. 282 (ISBN 284586521X)
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  69. Selon la tradition sérère et diola, elle remonte à Jambooñ et Agaire. Beaucoup de variatiations orthographe en particulier Agaire. Variantes : Ageen, Ougeney, Eugene, Eugeny, etc. Jambooñ est parfois orthographié : Jambon, Jambonge, etc. Pour plus d'informations, voir :
    • (fr) Fata Ndiaye in Ethiopiques Le SIIN avant les Gelwaar
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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