Ordre du Nichan el Anouar
| Ordre du Nichan el Anouar | ||||||||||
Avers |
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| Insigne de Commandeur de l'ordre du Nichan el Anouar | ||||||||||
| Conditions | ||||||||||
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| Décerné par | ||||||||||
| Type | Ordre ministériel | |||||||||
| Détails | ||||||||||
| Statut | Éteint | |||||||||
| Grades | Grand-Croix Commandeur avec plaque Commandeur Officier Chevalier |
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| Statistiques | ||||||||||
| Création | 1887 | |||||||||
| Ordre de préséance | ||||||||||
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Ruban de l'ordre du Nichan el Anouar (Chevalier) |
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L’ordre du Nichan el Anouar (Ordre des Lumières) est un ancien ordre du mérite colonial concernant le Territoire d'Obock, la Côte française des Somalis puis le Territoire français des Afars et des Issas (devenu la République de Djibouti).
Sommaire |
Histoire [modifier]
L'ordre est officiellement institué en octobre 1887 par le sultan de Tadjourah Ahmed Mohammed, « en vue de perpétuer le souvenir de l’heureux moment où lui et son peuple s’étaient placés sous le protectorat de la glorieuse France »[1].
Il est tout d'abord reconnu par le commandant du Territoire d'Obock, Léonce Lagarde, à la condition qu'aucune décoration ne soit décernée sans son consentement et que le sultan proclame l'abolition de la traite des esclaves. Sur ces bases, il est reconnu comme ordre étranger par le gouvernement français le 17 juillet 1888.
Par les décrets du 10 et 23 mai 1896, le président de la République, Félix Faure, le transforme en un ordre français et désigne la chancellerie de la Légion d'honneur pour l'attribution des brevets.
Le 3 décembre 1963, il est remplacé par l'Ordre national du Mérite lors de sa création.
Le 26 juin 1974, un décret local du Territoire français des Afars et des Issas recrée l'ordre du Nichan El Anouar, « destiné à récompenser les personnes de nationalité françaises (…) et les personnes étrangères ayant rendu des services distingués au Territoire »[2].
Classes [modifier]
Il s'agit d'un ordre à cinq classes : grand-croix, grand-officier, commandeur, officier, chevalier.
Conditions d'attribution [modifier]
De 1896 à 1933, il récompense un séjour de trois ans en CFS. À partir de 1934, il faut avoir au moins 29 ans, dont neuf passés outre-mer. Il peut aussi être décerné à des personnes ayant simplement « rendu des services à l’expansion coloniale ».
Membres [modifier]
Le président de la République française est de droit Grand-Croix.
- Louis Faidherbe, général.
- Roger Barberot.
- Alpinien Pabot du Chatelard, commandeur.
- Gabriel Angoulvant, secrétaire général de la Côte française des Somalis (CFS), est nommé commandeur le 8 juin 1900.
- Eugénie Jeanne Soulier, épouse du gouverneur de la CFS Pierre-Amable Chapon-Baissac, est nommée chevalier le 22 août 1933.
- Charles Raffaneau, ingénieur des travaux publics, chevalier.
- Henri Joseph Eugène Gouraud, général français, commandeur.
- Léon Warin, baron, industriel français, officier.
- Janab H. Mohamed Cassime, maire de Pondichery, chevalier
Bibliographie [modifier]
- André Souyris-Rolland : Guide des Ordres Civil Français et Étrangers, des Médailles d'Honneur et des Médailles des Sociétés. Paris 1979.
- André Damien : Les Ordres de Chevalerie et les Décorations. Éditions Mémoire et Documents, (ISBN 2-914611-05-6).
Notes et références [modifier]
Références [modifier]
- http://www.france-phaleristique.com/nichan.htm
- Journal officiel du TFAI, 26 juin 1974.