Saint Magloire

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Reliques de Saint-Magloire conservées en l'abbatiale de Léhon.

Saint Magloire est né dans le Glamorgan (Clamorgan) au Pays de Galles. Il fut formé par saint Iltud.

Fête liturgique[modifier | modifier le code]

Sa fête est le 24 octobre[1].

Dans le Diocèse de Quimper et Léon, il est fêté le 27 octobre[2],[3]

Variante[modifier | modifier le code]

Plus connu sous le nom de saint Magloire de Dol, on le retrouve aussi sous les noms:

Historique[modifier | modifier le code]

Il est l'un des nombreux saints bretons que les traditions font venir d'Outre-Manche en Bretagne continentale.

Le saint est donné comme le cousin de saint Samson à qui il aurait succédé sur le siège archiépiscopal de Dol. Sur l’injonction d’un ange, il aurait abdiqué en faveur de saint Budoc pour se retirer sur l’île de Sercq (Sargia/Serke), où il mena par la suite une vie monastique à la tête soixante-deux disciples. Magloire est donc censé avoir vécu à la fin du VIe siècle.

Après sa mort, son corps aurait été volé par les moines de la future abbaye de Léhon. Vers 956/966, lors des invasions normandes, Hugues Capet emmena ses reliques à Paris[4] pour les mettre à l'abri. Ils les déposa dans l'église Saint-Barthélemy dans l'île de la Cité, qui prit alors le vocable de Saint-Magloire, puis les transporta à l'église Saint-Magloire (à l'emplacement du 82, rue Saint-Denis), qu'il fit construire spécialement à cet effet. En 1572, elles furent transférées à l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas.

Les circonstances de la rédaction de la Vie latine et des Miracles de saint Magloire ne sont pas encore éclaircies. Selon les spécialistes, la composition de ce document qualifié de « chef-d’œuvre de l’ancienne littérature bretonne » par l’abbé François Duine pourrait prendre place entre le début de la seconde moitié du IXe siècle et le milieu du Xe siècle.

Chant[modifier | modifier le code]

Tropaire de saint Magloire de Dol [2] :

"Tu quittas ton Pays de Galles natif à la prière de notre père Samson,
Pour servir Dieu dans le monastère de Lammeur, O père Maelor.
Ayant plut à Dieu par le doux parfum de la lutte monastique,
Tu gratifias l'île de Sark de ton divin repos.
Prie Dieu pour nous, O saint, afin qu'Il nous épargne
D'une mort soudaine et non-préparée et qu'Il nous accorde le Salut."

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Omer Englebert, La fleur des saints, Paris, Albin Michel,‎ 1998, 469 p. (ISBN 9782226095428), p. 346.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]