Raoul de Navery

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Raoul de Navery, vers 1875

Eugénie-Caroline Saffray, dite Raoul de Navery, née à Ploërmel (Morbihan) le 19 septembre 1829 et morte à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) le 17 mai 1885 (acte de décès non trouvé à La Ferté-sous-Jouarre), est une romancière française, auteur de nombreux romans empreints d'un catholicisme ardent.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugénie-Caroline Saffray reçut de sa mère une éducation stricte et sévère. Elle alla à l'école chez les Dames de Sacré-Cœur à Vannes, qui encouragèrent son penchant pour la littérature. Elle se maria à l'âge de dix-sept ans à Eugène Jean Baptiste Chervet, rédacteur à la préfecture de Rennes, qui mourut quatre ans plus tard. Elle avait vingt ans et commença alors à écrire.

Elle écrit ses premiers textes en poésie et en prose sous le nom de Marie David. Ces premiers écrits sont d'une médiocre qualité littéraire. À partir de 1860, elle écrit sous le pseudonyme masculin de Raoul de Navery[1], empruntant son prénom à son grand-père maternel[2]. On découvre un grand talent dans ses romans qui rivalisent avec les meilleurs écrits de l'époque, alliant à des aventures romanesques une grande sensibilité dans la psychologie et les descriptions, avec un don pour la narration qui tient le lecteur en haleine. Son œuvre est fortement marquée par les valeurs morales et catholiques.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Aux soldats de l'armée d'Orient, poésies (1855)
  • Marguerites, poésies (1856)
  • La Crèche et la croix, poésies (1856)
  • Comédie, drames et proverbes (1858)
  • Peblo et Simplette (1858)
  • Deux Contes en vers. Les prismes, poésies (1858)
  • Viatrice (1860)
  • Les Nouvelles de charité (1860)
  • L'Ange au bagne (1860)
  • Monique (1860)
  • Les Récits consolants (1860)
  • Avocat et paysans (1861)
  • Aglaé (1862)
  • La Cendrillon du village (1863)
  • Bonheur dans le mariage (1864)
  • Le Rameur de galère (1865)
  • Le Missionnaire de terre maudite (1866)
  • La Femme d'après Saint-Jérôme (1866)
  • Martyr d'un secret (1867)
  • La Confession de la reine (1868)
  • Saphir, le Ninive (1869)
  • Le Château des Abymes (1871)
  • Les Drames de la misère (1874)
  • Patira (1875) Texte en ligne (réédition de 1884)
  • Le Capitaine aux mains rouges (1876)
  • Madeleine Miller, histoire alsacienne (1876)
  • Le Pardon du moine (1876)
  • Les Parias de Paris (1876)
  • Le Trésor de l'abbaye (1876) Texte en ligne
  • Jean Canada (1877)
  • Le Chemin du paradis (1877)
  • La Route de l'abîme (1877)
  • Le Marquis de Pontcallec (1878)
  • Voyage autour de soi-même (1878)
  • La Conscience (1878)
  • Légendes de la vierge de marbre (1878)
  • Zacharie le maître d'école (1878)
  • Le Témoin du meurtre (1878)
  • La Demoiselle du paveur (1879)
  • La Maison du sabbat (1879)
  • Madame de Robur (1879)
  • La Main malheureuse (1880)
  • Les Victimes (1880)
  • Récits historiques : Gertrude de Wart. Le Duel de la veuve (1880)
  • Les Aventures de Martin Tromp (1880)
  • La Boîte de plomb (1881)
  • Le Moulin des trépassés. Le Guet de Saint-Malo (1881)
  • Le Naufrage de Lianor (1881)
  • Le Magistrat (1882)
  • Une erreur fatale (1882)
  • Lory (1882)
  • Les Mystères de Jumièges (1883)
  • L'Élixir de longue vie (1883)
  • Le Juif Éphraïm (1884)
  • La Chambre n ̊7 (1884)
  • Les Mirages d'or (1884)
  • Le Contumax (1885)
  • Le Val-Perdu (1885
  • La tragique épopée de Luiz de Camoëns, poète et gentilhomme portugais aux grandes Indes, illustrations de François Quelvée

Notes et références[modifier | modifier le code]