Traitement de texte

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Le concept « traitement de texte » est apparu en 1964 chez IBM, en Allemagne, avec l'expression Textverarbeitung.[réf. nécessaire] Il était essentiellement utilisé en interne par cette compagnie - soupçonnée à cette époque d'être de facto le premier éditeur du monde quant au nombre de pages originales annuelles - pour la rédaction de ses brochures. Celles-ci furent, dès lors, parfois remaniées juste pour l'oubli d'une simple virgule, avec un petit trait vertical qui restera célèbre marquant dans la marge la ligne comportant une modification (seule la page remplacée était envoyée).[réf. nécessaire]

L'expression a été reprise ensuite aux États-Unis sous le terme Word Processing. L'expression est devenue « traitement de texte » en français.

Logiciels de traitement de texte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Logiciel de traitement de texte.

Il existe plusieurs types de logiciels de traitement de texte :

  • l'éditeur de texte: permet de saisir et modifier interactivement des textes (codés en ASCII ou Unicode); il n'était pas en général concerné par la mise en forme, sauf sur les machines Wang ;
  • le logiciel de traitement de texte interactif: permet de contrôler la mise en forme de manière interactive par une IHM ;
  • le compilateur pour un langage de mise en forme de textes: l'utilisateur utilise un éditeur de texte standard et compose un document en utilisant un balisage sémantique, et dans un deuxième temps, le compilateur produit le document sous sa forme imprimable, ou consommable.

Les correcteurs orthographiques et un langage comme perl ou awk ont été considérés comme des logiciels de traitement de texte.

Un logiciel de traitement de texte répond à plusieurs besoins, notamment :

  • création automatique ou semi-automatique de textes, comme des contrats ou des actes, par assemblage de paragraphes et personnalisation à l'aide de données spécifiques au cas particulier ;
  • aide à la transcription dactylographique en facilitant le travail de frappe et en autorisant des retouches ultérieures, voire des éditions successives d'un même document, sans avoir à tout ressaisir ;
  • aide à la composition typographique, en ajoutant à la simple transcription dactylographique des attributs de typographie et de mise en page qui enrichissent la présentation du texte ;
  • depuis les années 1980, outil de rédaction, directement utilisé par les auteurs, de la conception du plan du document en passant par toutes les phases de la rédaction, éventuellement collaborative, et de l'édition du document, notamment, la relecture.

A chacun des besoins correspondent des fonctions spécifiques. Par exemple, un rédacteur est assisté par :

  • l'accès à un dictionnaire de synonymes ;
  • un correcteur d'orthographe en cours de rédaction ;
  • des modèles de documents types avec des éléments de texte répétitifs ;
  • une feuille de styles ;
  • des macros fonctions pour automatiser des séquences d'actions.

La tendance est de réaliser des logiciels qui comportent toutes les fonctions, mais chacun conserve ses points forts et ses points faibles. Si les logiciels de traitement de texte de grande diffusion répondent bien aux écrits courants, pour certaines applications de haute qualité, plusieurs logiciels doivent pouvoir collaborer successivement dans le cycle de vie du document. Pour écrire une lettre à un ami, il n'est pas indispensable d'avoir à sa disposition toutes les fonctions utiles pour rédiger et gérer la documentation d'un avion. Trop de fonctions rendent souvent l'usage compliqué.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]