Œil (typographie)
En imprimerie typographique, c’est-à-dire utilisant des formes en relief (généralement des blocs de plomb) appelées « caractères », l’œil (pluriel : œils) d’un caractère est sa partie saillante ou rentrante (par opposition à la tige du caractère), celle qui reçoit l’encre et dont la forme est ensuite reproduite sur le support à imprimer. Par extension, les imprimeurs ont également appelé œil cette forme imprimée, et ont ensuite conservé l’usage de ce terme pour désigner la représentation d’un caractère (au sens, cette fois, d’unité d’information d’un texte) dans des documents numériques. Dans ce nouveau cadre, on préfère généralement parler de glyphe d’un caractère[1]. Alors qu’un caractère en plomb a un œil unique, un caractère au sens abstrait peut avoir de nombreux glyphes.
On parle parfois de hauteur d’œil d’une fonte de caractères donnée pour désigner la hauteur d’une lettre bas-de-casse sans hampe ni jambage ni signe diacritique, dans cette fonte. Ces œils pouvant cependant avoir des hauteurs légèrement différentes entre eux, on sera plus précis en parlant de la hauteur d’x, c’est-à-dire la hauteur d’œil de la lettre « x »[2].
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Voir aussi [modifier]
Article connexe [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Théotiste Lefevre, Guide pratique du compositeur et de l’imprimeur typographes, Librairie de Firmin-Didot et Cie, 1883, (ISBN 2-7384-6919-1).
Références [modifier]
- Jacques André & Michel Goossens, « Codage des caractères et multi-linguisme : de l'ASCII à UNICODE et ISO/IEC-10646 », sur http://cahiers.gutenberg.eu.org/, 1995. Consulté le 29 août 2012
- Jean-Pierre Lacroux, « Œil » sur orthotypographie.fr.