Fonte de caractères

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Police d'écriture.

Une fonte de caractères est un ensemble de glyphes, c’est-à-dire de représentations visuelles de caractères, d’une même police d’écriture, de même style, corps et graisse.

La fonte de caractères se distingue de la police d’écriture qui regroupe tous les corps et graisses d'une même famille. Ainsi, Helvetica est une police d’écriture. L’Helvetica romain gras 10 points est une fonte, et l’Helvetica romain gras 12 points est une autre fonte.

Aujourd’hui, on confond souvent fonte et police, notamment dans l’informatique. La confusion est accentuée par le fait qu’en anglais on emploie aussi majoritairement le terme font (« fonte ») au lieu de typeface (« police ») ou de font family (« famille de fontes »).

Le terme « fonte » provient des premiers objets employés pour imprimer les caractères en Europe : ils étaient faits d’alliages de métaux, généralement de plomb, d’antimoine et d’étain (formant le plomb typographique) fondus afin de reproduire plusieurs caractères identiques à partir d’un moule unique dans les fonderies typographiques. Les caractères mobiles utilisés en Extrême-Orient étaient toutefois faits d'abord de bois, puis de terre cuite, comme ceux de Bi Sheng en 1040, et enfin également de métal à partir de 1234 en Corée, grâce à Choe Yun-ui. Le plus ancien livre utilisant des fontes en métal dont il existe encore un exemplaire est le Jikji Simkyong coréen, imprimé en 1377, 77 ans avant la première impression de Johannes Gutenberg en 1454.

Voir aussi[modifier | modifier le code]