Musée Guggenheim (Bilbao)

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Musée Guggenheim de Bilbao
Façade nord du musée, le long de la ria de Bilbao.
Façade nord du musée, le long de la ria de Bilbao.
Informations géographiques
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Ville Bilbao
Adresse Av. Abandoibarra, 2
Coordonnées 43° 16′ 07″ N 2° 56′ 03″ O / 43.268606, -2.93428643° 16′ 07″ Nord 2° 56′ 03″ Ouest / 43.268606, -2.934286  
Informations générales
Date d’inauguration 17 octobre 1997
Superficie 24 000 m² (11 000 m² destinés aux expositions)
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 1 011 363 (2014)[1]
Site web www.guggenheim-bilbao.es

Géolocalisation sur la carte : Pays basque

(Voir situation sur carte : Pays basque)
Musée Guggenheim de Bilbao

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
Musée Guggenheim de Bilbao

Le musée Guggenheim de Bilbao est un musée d'art moderne et contemporain situé à Bilbao au Pays basque espagnol qui a ouvert au public en 1997. C'est l'un des cinq musées de la fondation Solomon R. Guggenheim. La structure innovante du bâtiment a été dessinée par Frank Gehry dans le style qui l'a rendu célèbre. Sa silhouette est le fruit d'un assemblage singulier de pierre, de verre, d'eau et de titane. Le musée devint rapidement un des bâtiments contemporains les plus connus et appréciés au monde, faisant énormément pour le renouveau et la notoriété de la ville[2],[3]. Cet impact sur une ville est depuis nommé par les chercheurs par l'expression « Effet Guggenheim »[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'architecture typique en titane de Frank Gehry
Puppy de Jeff Koons

La construction du musée a été décidée par le gouvernement basque et le gouvernement de Biscaye afin de donner une image à la région et la ville, qui, après avoir été plongées dans un marasme économique dû à la reconversion de l'industrie lourde, se relevait grâce aux importants investissements réalisés par la région lors du plan Bilbao Ria 2000 : extension de l'aéroport de Sondika, raccordement au réseau d'autoroutes européen, zones économiques à fiscalité avantageuse tournées vers les nouvelles technologies, etc. Le musée n'est qu'une des étapes d'un plan économique beaucoup plus ambitieux et l'effet Bilbao régulièrement avancé pour justifier la construction de bâtiments iconiques ne saurait être évoqué sans une compréhension plus large de toute la dynamique mise en place par la région, et dont le musée Guggenheim n'est que la partie la plus visible.

Le coût du musée, financé par la "Diputación" de Biscaye et le Gouvernement Basque a été de 100 millions de dollars[4], les collections et leur gestion étant de la responsabilité de la fondation Guggenheim. L'ouverture du musée s'est faite le 17 octobre 1997.

Le musée par lui-même crée un très important afflux de touristes parfois plus intéressés par le bâtiment que par les collections, car ceux-ci s'intéressent plus au plaisir de contempler le musée qu'au plaisir de contempler les expositions. En 2007, il est admis que le musée, qui accueille un million de visiteurs par an, contribue à hauteur de 1,57 milliards d'euros à l'économie du Pays basque espagnol et a généré 4 500 emplois directs ou indirects sur la période[2].

En 1998, l'institution reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports[5].

Architecture[modifier | modifier le code]

Créé par Frank Gehry et son cabinet d'architectes, le bâtiment fut extrêmement novateur dans son approche technologique tant du point de vue de la réalisation des dessins et simulation de la faisabilité des courbes par conception assistée par ordinateur (CAO) grâce aux logiciels informatiques développés par la société Dassault-Systèmes, initialement réservé à l'aéronautique et à l'automobile (logiciel CATIA)[6], que sur l'aspect de l'esthétique. Le projet développe l'approche déconstructivistes de Gehry promouvant des formes organiques et ondulantes, jouant des matières et des lumières.

Le succès planétaire de l'architecture du Guggenheim de Bilbao jusqu'à devenir un modèle de développement urbain, réside, selon la réflexion poétique tout autant qu'analytique de l'auteur et poète Bojan-Ilija Schnabl, dans l'intégration artistique des quatre éléments fondamentaux, la terre, l'eau, le feu et l'air dans la conception globale de l'édifice, donnant ainsi une interprétation, voire un fondement archétypal de l’ensemble architectural qui y puise sa force intrinsèque et qui est donc d’autant plus subtile et efficace à la fois[7].

Collections et expositions[modifier | modifier le code]

Parmi les œuvres importantes du Guggenheim Bilbao, on peut citer les sculptures gigantesques de Richard Serra, les installations de Jenny Holzer, une Araignée de Louise Bourgeois (1999), ou bien encore le chien géant Puppy habillé de fleurs, œuvre de l'artiste Jeff Koons (1992) situé à l'entrée. Les peintures et les sculptures traditionnelles sont en minorité par rapport aux arts moins académiques.

Les expositions du musée changent souvent (quatre à six expositions différentes par an), et sont très éclectiques, allant de l'histoire de l'art chinois ou russe à l'art moderne et contemporain des XXe siècle et XXIe siècles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) La exposición más vista en España el año pasado fue la de Yoko Ono en el Guggengheim.
  2. a, b et c Comment le Guggenheim a transformé Bilbao - Le Figaro, 15 octobre 2007
  3. a et b (en) Bilbao, 10 Years Later - The New York Times, 23 septembre 2007
  4. Le Musée Guggenheim Bilbao, Van Bruggen
  5. (es) « Relación de premiados del año 1998 », sur Ministère de la Culture,‎ 1998 (consulté le 18 janvier 2015) [PDF].
  6. 2005, année héroïque pour la construction dans Le Monde du 30 mars 2005.
  7. « Le Guggenheim de Frank O. Gehry à Bilbao-Bilbo // La terre, l’eau, / le feu et l’air / sont l’essence même / des forces de l’univers, / les principes cardinaux / de leurs interactions, / symboles de la vie / et de la renaissance / où tout n’est que mouvement, / où même le feu / redonne la vie / et purifie. / / La terre – / symbolisée par la pierre / en dalles stratifiées, / structure le regard / des visiteurs du musée, / sa couleur repose l’âme / et transmet le sentiment / de perpétuité. / / L’eau – / le principe même de la vie, / en tout élément du musée est présent, / telle l’eau du fleuve / et les vagues de l’océan / de tout point de vue / le musée /toujours est changeant, / toujours est trépidant. / Tout un chacun / des symboles de l’eau / relie le musée à la vie, / à la ville dans laquelle / le musée fut construit. / / Le feu – / par l’amour une force créatrice, / la force de la jeunesse / et du renouveau / incarne même / le musée de Bilbao-Bilbo, / dans le feu, / par le titan et ses reflets / du soleil brillant / l’art et le divin / deviennent un, / l’art devient destin. / / L’air – / présent dans les volumes / des salles d’exposition, / palpable à travers les armures / et les bais jusqu’aux cieux / embrasse tous les espaces / du musée de Bilbao-Bilbo, / l’air est tout, / et joie et vie / et évasion. / / Le Guggenheim / intègre ainsi / les quatre éléments / de la nuit des temps, / en eux / le futur / en tout pas / est présent. » Dans : Bojan-Ilija Schnabl: Voyages d’amour – Potovanja ljubezni. Ključ (BiH): Clavis éditeur, 2004, p. 78-79, ISBN 978-9958-9568-3-6.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]