Lluís Llach
Lluis Llach
Lluís Llach en 2006
| Nom | Lluís Llach i Grande |
|---|---|
| Naissance | 7 mai 1948 Espagne - Gérone |
| Activité principale | Chanteur |
| Activités annexes | Compositeur, parolier |
| Instruments | Piano, guitare |
| Années actives | De 1965 à 2007 |
| Site officiel | http://www.lluisllach.cat/ |
Lluís Llach i Grande (ʎuˈiz ˈʎak) est un chanteur espagnol de culture et d'expression catalanes, né le 7 mai 1948 à Gérone[1] en Catalogne. Il est une des figures de proue du combat pour la culture catalane sous le franquisme ; ainsi, il est un des animateurs de la Nova Cançó et devient le dernier membre à avoir rejoint le groupe Els Setze Jutges (en français les seize juges). Du fait de cet engagement qui l'a conduit à l'exil, il est considéré en Pays catalans comme une référence non seulement musicale mais également morale.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Il est le second fils d'un médecin de village issu d'une famille de propriétaire terriens et d'une mère qui avait été éduquée dans les écoles de la bourgeoisie barcelonaise. C'est d'ailleurs sa mère qui initie les deux frères à la musique sur sa propre guitare. Puis vient le piano. Il compose ses premières mélodies à six ou sept ans, mais pour la première vraie chanson il faut attendre 1965, Que feliç era, mare, dont il écrit la musique sur des paroles de son frère.
C'est en 1967 qu'il intègre le groupe Els Setze Jutges, dont il sera la dernière recrue.
Il est l'auteur de la chanson l'Estaca, connue pour avoir été l'hymne officieux catalan de résistance au franquisme et souvent reprise.
De 1971 à 1976, sous la dictature franquiste, Lluís Llach quittera la Catalogne pour ce qu'il appellera du « tourisme pour motivations politiques ». En exil, il s'installe à Paris où il débute doucement, le 21 janvier 1973, sa carrière française à l'Olympia.
En 1975, il est condamné à une amende de 100 000 pesetes après avoir donné des représentations au « Palau de la Musica » [réf. souhaitée]. Il est alors totalement interdit de concert en Catalogne.
Au décès de Franco, l'année 1976 marquera son retour en Catalogne, qui sera fêté par un grand concert donné au Palais des Sports de Barcelone.
En 1985, il perd sa mère et lui dédie un message d'amour que l'on retrouve dans son album « Maremar ». Le 6 juillet 1985, Lluis Llach donne un concert mythique au Camp del Barça devant un public de 100 000 personnes. un événement tout à fait exceptionnel et rarement égalé par un artiste européen.
Il met fin à sa carrière artistique en 2006, après 29 albums, plusieurs de musiques de films (Salvador), des duos avec des grands noms de l'opéra, tel Jose Carreras, des concerts géants ou intimistes dans des salles réputées telles le Palau San Jordi à Barcelone ... « Par respect pour [s]on public », qu'il veut quitter dans la « plénitude de la forme physique, sans maladie, ni faiblesse vocale », il effectue à cette occasion une série de concerts dont une soirée à l'Olympia de Paris le 22 novembre 2006, et un ultime concert le 24 mars 2007, à Verges, le village où il a passé son enfance. Toutefois, il n'exclut pas par la suite des présentations ponctuelles avec son piano dans des petits théâtres.
Le 16 avril 2011, il donne un récital en plein air à Valence pour soutenir la chaîne catalane TV3 qui ne peut plus émettre au Pays valencien [Pourquoi ?] [2].
À l'occasion des élections générales espagnoles de 2011, il soutient, avec d'autres membres de la société civile et du monde associatif, la plateforme Catalunya Sí, une association qui demande l'indépendance de la Catalogne à travers le parti Esquerra Republicana de Catalunya[3].
Style et influences [modifier]
Malgré une dépendance partielle des arrangeurs Manel Camp ou Carles Cases dans ses premiers enregistrements, Llach a su évoluer dès chansons basiques à pièces d'une grande complexité harmonique et mélodique. Guitariste autodidacte, lorsqu'il s'accompagne à la guitare, il se limite à ponctuer ses chansons avec accords simples. Par contre, comme pianiste, il montre une très bonne connaissance de la tradition de la chanson culte de Schubert à Hahn avec touches de Satie (Nounou) et ses contemporains catalans comme Mompou et Manuel Blancafort (A la taverna del mar). Llach a utilisé patrons de salsa pour le piano (Terra), modulations en bloc d'un ton (El jorn dels miserables) et progressions jazzistiques (Cançó d'amor a la llibertat). Quelques chansons des débuts montraient influence des danses baroques (Laura, Jo sé, Vinyes verdes vora el mar) et phrases en ostinato (Non, Somniem). Parmi ses influences comme chanteur, Llach se plaît à citer Mahalia Jackson et Jacques Brel.
Ses paroles ont aussi évolué des thèmes romantiques et appels à l'action de la jeunesse vers cycles programmatiques de chansons et une fine ironie politique. La mer et une attitude positive et courageuse face à la mort inévitable sont des thèmes récurrents. Llach a mis en musique des poèmes de Constantin Cavafy, Marius Torres, Josep Maria de Sagarra, Pere Quart et, surtout, de son ami Miquel Martí i Pol.
Llach s'est produit comme baryton classique, notamment avec une série de représentations du Requiem de Gabriel Fauré et maintient une activité parallèle comme vigneron.
Faits et anecdotes [modifier]
- Pour éviter d'être censuré, dans sa chanson « la Gallineta », il fera dire à la poule « vive la révulsion » au lieu de « vive la révolution ».
- L'Estaca a fait l'objet de reprises en France par Serge Utgé-Royo, Zebda, les Femmouzes T., Jean-Bernard Plantevin, le chanteur occitan Patric,le groupe El Comunero dans leur album "Sigue Luchando" et le groupe Karpatt ainsi que de traductions en français par le chanteur engagé Marc Ogeret , sous le titre l'Estaque et de Marc Robine, sous le titre le Pieu), en picard par Daniel Barbez sous le titre el piquet et dans le monde (notamment en Pologne par Solidarność).
Citations [modifier]
- « Je viens d’un tout petit petit pays, je ne parle pas votre langue et j’ai l’immense prétention de communiquer avec vous… »
- « Que vous soyez toujours là, après quarante ans, c’est un miracle »
Discographie [modifier]
- 1968. Els èxits de Lluís Llach.
- 1970. Ara i aquí .
- 1972. Com un arbre nu.
- 1973. Lluís Llach a l'Olympia.
- 1974. I si canto trist.
- 1975. Viatge a Ítaca.
- 1976. Barcelona. Gener de 1976.
- 1977. Campanades a morts.
- 1978. El meu amic el mar.
- 1979. Somniem.
- 1980. Verges 50.
- 1982. I amb el somriure, la revolta.
- 1984. T'estimo.
- 1985. Maremar.
- 1985. Camp del Barça, 6 de Juliol de 1985[4].
- 1986. Astres.
- 1988. Geografia.
- 1990. La forja de un rebelde.
- 1991. Torna aviat.
- 1992. Ara, 25 anys en directe.
- 1993. Un pont de mar blava.
- 1993. A Bigi, perquè el ballis.
- 1994. Rar.
- 1995. Porrera -Món-[4].
- 1997. Nu.
- 1998. 9.
- 2000. Temps de revoltes[4].
- 2002. Jocs.
- 2004. Poetes.
- 2006. i[4].
- 2007. Verges 2007.
Liens externes [modifier]
- Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Site officiel (ca) (es)
- Site non officiel (fr)
- Site non officiel polonais ! (pl)
Notes et références [modifier]
- http://www.lluisllach.cat/
- http://www.levante-emv.com/comunitat-valenciana/2011/03/15/lluis-llach-cantara-reivindicar-tv3-valencia/790621.html
- http://catalunyasi.wordpress.com/suports/
- (ca) Lluis Llach - Discografia - Àlbums, sur www.lluisllach.cat. Consulté le 08/10/2012.