Serge Bozon

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Serge Bozon

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Viennale 2013

Naissance 8 novembre 1972 (42 ans)
Aix-en-Provence
Nationalité Drapeau de la France
Profession Réalisateur, critique de cinéma, acteur
Films notables Mods
La France

Serge Bozon, né le 8 novembre 1972, est un réalisateur, critique de cinéma et acteur français. Il est le frère de la directrice de la photographie Céline Bozon[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après un bac A3 cinéma passé à Lyon[2], Serge Bozon monte à Paris, où il rencontre Axelle Ropert qui sera la scénariste de tous ses films et la mère de ses deux enfants[3]. Il découvre la musique des années 65 à 67 ainsi que des cinéastes américains tels que Allan Dwan, Edgar George Ulmer ou Jacques Tourneur[2].

Il tourne en neuf jours, avec quelques économies personnelles et du matériel prêté, son premier long métrage, L'Amitié, sorti en 1998[4].

Jean-Claude Biette le fait collaborer à la revue Trafic. Il écrit aussi pour La Lettre du cinéma où il côtoie les futurs réalisateurs Vincent Dieutre, Jean-Charles Fitoussi, Sandrine Rinaldi, les critiques Hélène Frappat et Camille Nevers, la documentariste Sophie Bredier, ainsi qu'Éva Truffaut[2]. Il collabore aussi à Vertigo, et aux Cahiers du cinéma.

Il tente vainement, avec Axelle Ropert, de monter un deuxième film écrit pour Bill Murray et Leonor Silveira, puis décide de réaliser Mods, sur un coup de tête, rapidement : l'idée du film nait en février 2002, le tournage a lieu en mai[2].

Mods sort en 2003, reçoit le prix Léo Scheer au festival de Belfort et est sélectionné dans une trentaine de festivals internationaux.

En 2007, La France bénéficie du soutien du Groupement national des Cinémas de Recherche et obtient le prix Jean-Vigo.

Du 4 au 14 novembre 2010, il organise avec Pascale Bodet au Centre Pompidou une série de conférences Beaubourg, la dernière major revisitant 100 ans de cinéma français[5]. À cette occasion, il tourne un documentaire fiction de 45 minutes intitulé L'imprésario [6].

En 2012, il joue dans le film de Yann Le Quellec, Je sens le beat qui monte en moi[7].

En 2013, Tip Top, son quatrième long-métrage, est sélectionné à la 45e Quinzaine des réalisateurs.

Influences[modifier | modifier le code]

Serge Bozon, lors de la sortie du film Mods a expliqué que les cinéastes dont il « adore » les films sont Raoul Walsh, Fritz Lang, Otto Preminger, Howard Hawks, Samuel Fuller, Leo McCarey, Jacques Tourneur, Nicholas Ray… Cela dit, il ne pense pas que ces auteurs aient une influence directe sur son cinéma. Il se sent plus influencé artistiquement par Jean-Claude Biette, Pierre Zucca, Jean-Claude Guiguet, Pierre Léon, Paul Vecchiali, ou Marie-Claude Treilhou. Ce sont des auteurs qui viennent après la Nouvelle Vague et qu'il a découverts en arrivant à Paris. Il dit aimer leur goût pour l'intrigue et les personnages loufoques, leur liberté de ton et leur forme d'humour particulière[8].

Il déclare à propos de ces cinéastes :

« En voyant leurs films, ce que j’appréciais, c’est qu’il n’y avait pas de chantage à la modernité, mais un goût pour les petits secrets qui passent d’un personnage à un autre et qui sont éventuellement levés à la fin, une affection pour l’intrigue dans tout ce que ça a de mineur, le côté roman du XIXe siècle. Et en même temps s’y déployait une liberté très personnelle, qui apparaît plus à travers l’humour, avec un certain sens de la cocasserie dans les dialogues, que dans une dimension plastique immédiatement affirmée[2]. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Péron, « Une cinéphilie un peu décalée », Libération,‎ 21 novembre 2007 (lire en ligne)
  2. a, b, c, d et e Bertrand Loutte, « Serge Bozon : Session de Mods », Les Inrockuptibles,‎ 25 juin 2003 (lire en ligne)
  3. Julia Dion, « Une Journée avec Axelle Ropert », Elle, no 3532,‎ 6 septembre 2013, p. 150 (lire en ligne)
  4. Jean-Marc Lalanne, « Portrait : Serge Bozon », Cahiers du cinéma, no 578,‎ avril 2003, p. 46
  5. « Beaubourg, la dernière major », sur Centre Pompidou,‎ 2010 (consulté le 09/07/2011)
  6. Diffusé sur Ciné + Club le 29 mai 2011 [1]
  7. Jacques Mandelbaum, « « Je sens le beat qui monte en moi » : marcher avec des jambes qui tricotent », Le Monde,‎ 12 juin 2012 (lire en ligne)
  8. Matthieu Chereau et Nicolas Richard, « Entretien avec Serge Bozon », Objectif Cinéma,‎ 2003 (lire en ligne)