Esperanza Aguirre

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Esperanza Aguirre
Image illustrative de l'article Esperanza Aguirre
Fonctions
3e présidente de la Communauté de Madrid

(&&&&&&&&&&&032248 ans, 9 mois et 27 jours)
Coalition Absolue PP
Prédécesseur Alberto Ruiz-Gallardón
Successeur Ignacio González
6e présidente du Sénat d'Espagne
Prédécesseur Juan Ignacio Barrero
Successeur Juan José Lucas
Ministre de l'Éducation et de la Culture
Président du gouvernement José María Aznar
Prédécesseur Jerónimo Saavedra (Éducation)
Carmen Alborch (Culture)
Successeur Mariano Rajoy
Biographie
Nom de naissance Esperanza Aguirre y Gil de Biedma
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Diplômé de Université complutense de Madrid
Profession Haut fonctionnaire

Esperanza Aguirre Esperanza Aguirre
Présidents de la Communauté de Madrid
Ministres de l'Éducation et de la Culture d'Espagne

Esperanza Aguirre y Gil de Biedma, comtesse de Murillo et Grande d'Espagne, née le à Madrid, est une femme politique espagnole, membre du Parti populaire (PP), présidente de la Communauté de Madrid de 2003 à septembre 2012, après avoir été ministre de l'Éducation et de la Culture entre 1996 et 1999, et présidente du Sénat de 1999 à 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Elle est issue d'une famille de la bourgeoisie madrilène, d'origine également basque, catalane et vieille-castillane, étant l'aînée d'une fratrie de huit enfants et la nièce de Jaime Gil de Biedma. Après ses études secondaires, elle effectue une licence de droit à l'université complutense de Madrid, dont elle sort diplômée en 1974.

Haute fonctionnaire[modifier | modifier le code]

En 1976, elle arrive dans les premières au concours de technicienne de l'information et du tourisme, et devient alors chef du service de Publicité du tourisme, au secrétariat d'État au Tourisme, où elle reste jusqu'en 1979. Elle devient ensuite haut fonctionnaire du ministère de la Culture, à des postes pourvus directement par le ministre, à l'époque de l'Union du centre démocratique (UCD).

Ainsi, elle a d'abord été chef du cabinet technique du directeur général du Livre et de la Cinématographie, avant d'être promue, en 1980, sous-directrice générale des Études au secrétariat général technique du ministère. L'année suivante, elle devient sous-directrice générale, chef du cabinet technique du sous-secrétaire du ministère, puis sous-directrice général des Fondations et des Associations culturelles, en 1982.

Conseillère municipale de Madrid[modifier | modifier le code]

Membre de l'Union libérale (UL), elle est élue conseillère municipale de Madrid en 1983, sur la liste de la Coalition populaire (CP), qui est défaite par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Elle est alors désignée membre de la commission permanente de la mairie et porte-parole du groupe CP pour la culture, l'éducation, la jeunesse et les sports.

À la suite de la fusion de l'UL avec le Parti libéral (PL), elle a occupé divers postes au sein de la commission exécutive et du conseil politique du parti. Elle est réélue au conseil municipal en 1987, après avoir rejoint l'Alliance populaire (AP). Deux ans plus tard, l'AP s'allie avec le Centre démocratique et social (CDS) et remplace le maire socialiste de la capitale, Juan Barranco, par le centriste Agustín Rodríguez Sahagún, qui la nomme conseillère pour l'Environnement.

Le Parti populaire (PP), qui a succédé à l'AP en 1989, remporte ensuite la majorité absolue aux élections municipales de 1991 sous la direction de José María Álvarez del Manzano. Elle devient alors troisième adjointe au maire, tout en restant conseillère pour l'Environnement. À l'occasion d'une redistribution des délégations, opérée en 1993, elle se voit adjoindre celles de la Culture, de l'Éducation et des Sports, et de la Propreté.

Après les élections municipales de 1995, pour lesquelles elle avait été placée en deuxième position sur la liste du parti au pouvoir, elle est promue première adjointe au maire et porte-parole du groupe PP à l'assemblée municipale.

Carrière nationale[modifier | modifier le code]

Candidate au Sénat lors des élections générales anticipées du 3 mars 1996, elle est élue sénatrice alors que le Parti populaire remporte le scrutin. Le 6 mai suivant, Esperanza Aguirre est nommée ministre de l'Éducation et de la Culture dans le premier gouvernement dirigé par José María Aznar. À l'occasion du remaniement du 20 janvier 1999, elle quitte l'exécutif et est ensuite désignée pour remplacer Juan Ignacio Barrero, candidat aux régionales en Estrémadure, à la présidence du Sénat[1]. La forme de ce choix, annoncé par Josep Piqué, porte-parole du gouvernement, est critiquée par les socialistes, la Gauche unie (IU) et la Coalition canarienne (CC)[2]. Elle est élue à ce poste le 9 février, et le conserve après les élections générales du 12 mars 2000.

Présidente de la Communauté de Madrid[modifier | modifier le code]

Elle démissionne le , afin de se présenter aux élections régionales du , comme chef de file du PP dans la Communauté de Madrid, en remplacement d'Alberto Ruiz-Gallardón, candidat à la mairie de la capitale. Lors du scrutin, les conservateurs arrivent de nouveau en tête, mais perdent la majorité absolue à l'Assemblée de Madrid avec 46,6 % des voix et 55 députés sur 111, contre 56 au PSOE à la Gauche unie (IU). Le candidat socialiste, Rafael Simancas, échoue cependant à prendre la direction du gouvernement régional après le passage de deux députés socialistes chez les non-inscrits.

Face à l'impossibilité d'élire un nouveau président, l'Assemblée est dissoute et des élections anticipées sont convoquées le 26 octobre. Avec 49,3 % des suffrages exprimés, le PP obtient 57 élus, et le 20 novembre suivant, Esperanza Aguirre est investie présidente de la Communauté de Madrid, devenant la première femme à diriger cette communauté autonome, la première conservatrice et la deuxième femme d'Espagne à diriger un gouvernement. Elle est élue l'année suivante à la présidence de la fédération régionale du PP avec 91,99 % des voix, en remplacement de Pío García-Escudero[3]. En 2005, l'hélicoptère dans lequel elle voyage avec Mariano Rajoy, s'écrase à Móstoles, sans faire de victimes[4].

Après avoir aisément remporté les élections régionales de 2007, en recueillant 53,2 % des suffrages et 67 députés sur 120, elle se montre critique de la direction nationale à la suite de la défaite aux élections générales du 9 mars 2008, mais renonce à se présenter contre le président sortant, Mariano Rajoy[5], lors du congrès organisé à Valence, en juin suivant. Peu après, elle lance l'idée d'organiser des élections primaires pour désigner le candidat conservateur à la présidence du gouvernement aux élections générales suivantes, s'attirant les critiques de Manuel Fraga, fondateur du parti[6]. Elle assiste, quelques mois plus tard et depuis le hall d'un des hôtels visés, aux attaques de novembre 2008 à Bombay[7].

L'année suivante, El País publie une série d'articles selon lesquels le département régional de l'Intérieur, dirigé par Francisco Granados, aurait organisé l'espionnage, par d'anciens policiers, de Manuel Cobo, vice-maire de Madrid, Alfredo Prada, ancien second vice-président et conseiller à la Justice du gouvernement régional, Álvaro Lapuerta, ancien trésorier du PP, tous trois ayant en commun d'être des opposants à Aguirre, et Ignacio González González, vice-président de la région et « bras droit » de la présidente. Trois enquêtes sont alors déclenchées : une judiciaire, fermée en puis rouverte en , une parlementaire, rapidement stoppée par les députés du PP, et une interne au parti, qui ne donne aucun résultat.

Victime d'un cancer du sein[8], elle est opérée avec succès le [9] et revient sur la scène politique deux semaines plus tard[10]. Le 22 mai suivant, elle remporte un troisième mandat consécutif, égalant le record du socialiste Joaquín Leguina, avec 51,7 % des voix et 72 députés sur 129.

Le , elle annonce au cours d'une conférence de presse sa démission, pour raisons personnelles, de son poste de présidente de la Communauté de Madrid[11].

Polémiques[modifier | modifier le code]

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En 2004 Esperanza Aguirre s'est affrontée dans les urnes avec l'adjoint du maire de Madrid, Manuel Cobo, candidat proposé et bénéficiant de l'appui de Alberto Ruiz-Gallardón lors du vote pour parvenir au poste de la présidente du Parti Populaire de Madrid en remplacement de Pío García-Escudero. Le vote eut comme résultat une incontestable victoire de Aguirre sur l'adjoint au maire.

La polémique créée autour de plainte déposée pour la détention illégale présumée de deux militants du PP a provoqué la démission du délégué du gouvernement à Madrid, Constantino Méndez, après la première décision judiciaire du Cas Bono. Néanmoins, postérieurement tous les accusés furent lavés de tout soupçon[12].

Relation avec le Gouvernement central

La présidente de la Comunidad de Madrid s'est plainte du faite que le gouvernement espagnol n'ait réalisée en son âme et conscience aucun investissement dans la capitale[13].

Telemadrid

La directeur et présentateur du journal de la nuit de Telemadrid, Germán Yanke, a abandonné son poste en 2006, après avoir remis en question la présidente d'une façon excessivement incommode pour elle dans un entretien diffusé dans son émission, pour une « intrusion politique dans son travail »[14]. La présidente l'a accusé en direct d'utiliser ce qu'elle a appelé « arguments de l'ennemi »[14].

Congrès de Valencia

Après les élections générales de 2008, les médias les plus proches d'Aguirre (El Mundo, la Cadena COPE et Libertad Digital) ont fortement critiqué a Mariano Rajoy et la presse en général a informé d'une una possible candidature d' Esperanza Aguirre. Après que celui-ci eut annoncé son intention de continuer comme responsable du parti et de convoquer un meeting à Valence en juin 2008, Aguirre en personne a démenti sa candidature. Après le meeting, dans lequel Mariano Rajoy avait refusé les candidats proposés par Aguirre pour former la direction du parti, le 26 juin 2008 la présidente régionale a remodelé son Gouvernement, dans lequel ont été nommés cinq conseillers, parmi lesquels deux que Rajoy avait choisi pour la direction du PP: Alfredo Prada et Manuel Lamela.

Attentats de Bombay

Le 26 novembre 2008 elle était dans le vestibule de l'Hôtel Oberoi (Bombay) lorsque se sont produits une série d'attentats dans la ville indienne. Une attaque avec un pistolet et des grenades s'est produite au sein de cet hôtel[15].

Gürtel et l'espionnage

D'un autre côté, le gouvernement d' Aguirre s'est vu faire l'objet d'enquêtes et accusations autour du cas d'un espionnage politique à l'intérieur de la Comunidad de Madrid, espionnage présumé réalisé par des employés de sécurité de la Comunidad de Madrid avec comme objet des membres de son gouvernement, l'adjoint au maire de Madrid, Manuel Cobo et l'ancien adjoint au maire et ancien conseiller régional Alfredo Prada, pour des accusations publiées dans le journal El País[16]. Le tribunal de Madrid a ouvert une enquête sur le sujet en rapport avec un présumé délit de détournement de fonds publics, puisqu'en soit, « suivre une personne ne constitue pas la moindre infraction pénale ». L'enquête essayait de déterminer si les fonctionnaires accusés avaient fait usage de moyens mis à leur disposition dans le cadre de leur travail de fonctionnaires. Le 15 juillet 2010, le tribunal de la cinquième circonscription a classé l'affaire, en considérant qu'il n'était pas démontré que les accusés avaient fait usage de fonds publics pour les suivis et, si cela avait eu lieu, qu'il ne serait pas possible de quantifier ce qui avait été mis illégalement à leur disposition[17]. Ca cas a été, toutefois, rouvert en mars 2011 par la Tribunal de Madrid, considérant qu'existaient des "indices suffisants du délit" contre les accusés[18].

Le Parti populaire s'est vu impliqué également dans le Cas Gürtel, qui mettait un cause une série d'entreprises du secteur immobilier et de celui des services, présumées bénéficiaires illégales de décisions de la part des gouvernements régionaux de Madrid et Valencia. La scandale affecte à des municipalités de la Comunidad de Madrid, comme Majadahonda, Arganda del Rey, Pozuelo de Alarcón et Boadilla del Monte, où gouvernaient des maires du Parti populaire. Selon l'enquête judiciaire, ces maires auraient adjugés des contrats pour des montant de dizaines de millions d'euros au réseau de Francisco Correa et à ses entreprises en échange de commissions illégales. Le principal accusé dans l'affaire, Alberto López Viejo, collaborait déjà avec Esperanza Aguirre au sein de la mairie de Madrid, depuis laquelle la présidente l'a placé au gouvernement de la Comunidad, en le nommant vice-conseiller de présidence et conseiller aux Sports. La présidente de la Comunidad de Madrid, Esperanza Aguirre, avait alors destitué le conseiller aux Sports, Alberto López Viejo, et accepté la démission de Guillerme Ortega, ancien maire de Majadahonda, pour ses liens avec des entreprises faisant l'objet d'enquêtes dans l'opération Gürtel contre la corruption.

Jesús Neira

Aguirre a soutenu la candidature de Jesús Neira Rodríguez au poste de président du Conseil consultatif de l'observatoire contre la violence faite aux femmes dans la Comunidad de Madrid. Il a fait l'objet de polémique, objet de critiques pour avoir notamment été arrêté et condamné pour conduite en état d'ivresse sur l'autoroute M-40 de Madrid. Après ces faits, quelques dirigeants du PP ont demandé à Neira sa démission, y après avoir écarté toute idée de démission, Aguirre ne l'a pas destitué de ses fonctions, préférant supprimer l'organisme qu'il présidait.

Services minimums pendant les grèves

Le Tribunal de justice de Madrid a rendu plusieurs verdicts contre la Comunidad de Madrid pour les décrets qui fixent les services minimums pendant les grèves, déclarant que le gouvernement d'Esperanza Aguirre violait le droit de grève inscrit dans la constitution[19]. Sont déclarés inconstitutionnels les services minimums imposés pendant la grève générale du 29 septembre 2010, la grève des employés du Metro de Madrid des 29 et 30 juin 2010[20], et celle des employés de l'Institut Madrilène du Sport[21].

Non gratuité de l'éducation en Master

Le 19 septembre 2011 lors d'un entretien avec le Roi d'Espagne, elle a fait part de son idée que « si l'éducation est obligatoire et gratuite dans un premier temps, elle ne devrait peut-être pas être gratuite ni obligatoire par la suite », se référant aux Mastères[22].

Non gratuité de la Justice et Privatisation du Canal Isabel II

Le 29 février 2012, Esperanza Aguirre propose lors du comité de direction du PP une nouvelle idée de gestion pour la Justice par cette phrase : « à mes yeux, la justice n'a pas à être gratuite ». Elle défend aussi de faire passer la gestion de l'eau de Madrid vers le secteur privé via une privatisation de 49 %. « Tout le monde consomme de l'eau », « il s'agit donc d'une entreprise qui offre à tout moment la garantie d'une rentabilité très élevée »[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « La designación de Arenas como secretario general del PP obliga a Aznar a reajustar el Gobierno », El País, le
  2. (es) « La oposición acusa a Aznar de despreciar al Senado con la designación de Aguirre », El País, le
  3. (es) « Esperanza Aguirre, elegida presidenta del PP de Madrid con el 92% de los votos », El País, le
  4. (es) « Mariano Rajoy y Esperanza Aguirre, ilesos tras un accidente de helicóptero en Móstoles », El Mundo, le
  5. (es) « Esperanza Aguirre renuncia a ser candidata a la presidencia del PP », Canarias 24 Horas, le
  6. (es) « Aguirre apoya unas primarias en el PP para las elecciones de 2012 », Cadena SER, le
  7. (es) « Aguirre, testigo de una cadena de atentados en Bombay que deja un centenar de muertos », Radio Televisión Española, le
  8. (es) « Esperanza Aguirre anuncia que tiene un cáncer de mama », El País, le
  9. (es) « Esperanza Aguirre, operada con éxito de un cáncer de mama en el Clínico de Madrid », Cadena SER, le
  10. (es) « Esperanza Aguirre vuelve a la vida política: "Me encuentro muy bien" », Antena 3, le
  11. (es) Esperanza Aguirre dimite, El País, 17 septembre 2012.
  12. (es) « Le délégué du Gouvernement à Madrid démissionne pour la détention illégale des militants du PP. Information d' ABC.es, 9 mai 2006 »
  13. http://www.gentedigital.es/madrid/noticia/406394/aguirre-llama-a-zapatero-el-estrangulador-de-madrid/ Aguirre insulte Zapatero d'étrangleur de Madrid
  14. a et b (es) « Telemadrid et Germán Yanke sont en désaccord sur les raisons du départ du journaliste, El Mundo, Communication, 9 octobre 2006 (actualisation en date du 10/10/2006). Consulté le 25/07/2011. "
  15. (es) « Aguirre, témoin d'une série d'attentats à Bombay qui a laissé derrière elle une centaine de morts »
  16. (es) « Elpais.com: Espionnage politique dans la Comunidad de Madrid »
  17. (es) « Procès-Verbal du tribunal de la cinquième circonscription de Madrid, 15 juillet 2010. »
  18. (es) « Procès-Verbal de la seizième section du Tribunal de Madrid, 14 mars 2011. »
  19. (es) « 29-S: Services minimums inconstitutionnels Madridiario.es, 25 juillet 2011, 12e année, 4155ème numéro. Consulté le 25/07/2011. "
  20. (es) « El TSJM anula parcialmente el decreto de servicios mínimos por la huelga del 29-S, elpais.com, 06/07/2011. Consulté le 25/07/2011. »
  21. (es) « Les servicios minimums de la grève de 2008 parmi l'Institut des Sports sont annulés, El Norte de Castilla, Economie, 29/06/2011. Consulté le 25/07/2011. »
  22. (es) « Esperanza Aguirre sugiere que la educación no tiene por qué ser gratuita en todas las fases, 20minutos.es, 19/09/2011. Consulté le 01/04/2012. »
  23. (es) « Aguirre busca fórmulas para que se pague por usar las carreteras o para reducir la Justicia gratuita, 20minutos.es, 29/02/2012. Consulté le 01/04/2012. »

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]