Affaire Gürtel

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Pancarte satirique lors d'une manifestation anti-corruption à Valence le 26 mars 2011. Elle représente la parodie d’une publicité pour le beurre de la marque Président, le président de la Communauté valencienne Francisco Camps (en bas à gauche) étant associé au slogan « fàcil d'untar » (« facile à beurrer » en valencien).

L’affaire Gürtel ou cas Gürtel (Cas Gürtel en valencien ; Caso Gürtel en castillan) est une affaire politico-financière faisant suite à l’enquête menée à partir de février 2009 par le juge de l'Audiencia Nacional d'Espagne Baltasar Garzón, toujours en cours d'instruction et qui implique un présumé réseau de corruption lié au Parti populaire espagnol (PP).

Présentation[modifier | modifier le code]

La trame du réseau présumé serait dirigée par Francisco Correa, entrepreneur espagnol dont la traduction approximative du nom en allemand donne son nom à l'affaire[1], et qui s'est trouvé placé en détention préventive entre le 15 mai et le 27 octobre 2009, date où à laquelle il a été remis en liberté conditionnelle en échange d'une caution de 600 000 €. Il est soupçonné d'avoir bénéficié de favoritisme dans l'octroi de certains marchés à des entreprises du secteur événementiel. L'ensemble des sommes détournées est estimé par El País à 43 200 000 €[2].

Plusieurs responsables autonomiques du PP sont impliqués dans cette affaire, en particulier Francisco Camps, président de la Generalitat valencienne entre 2003 et 2011, qui est soupçonné d'avoir bénéficié de façon irrégulière de dons de costumes pour une valeur de 30 000 € et a présenté sa démission le 20 juillet 2011 à la suite de l'annonce de la tenue d'un procès en septembre, Ricardo Costa Climent, secrétaire général du parti dans la Communauté valencienne et porte-parole de celui-ci aux Corts, démis de ses fonctions en octobre 2009, ainsi que plusieurs députés de l'Assemblée de Madrid[3]. Le 25 janvier 2012, Camps et Costa sont acquittés par un jury populaire.

L'affaire fut découverte par des journalistes travaillant pour El País, qui reçurent le prix Ortega y Gasset de journalisme en 2010 pour le « meilleur travail de presse »[4].

Le 26 novembre 2014, la ministre de la Santé Ana Mato démissionne suite à son implication dans cette affaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]