Agustín Rodríguez Sahagún

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Agustín Rodríguez Sahagún
Fonctions
Maire de Madrid
Prédécesseur Juan Barranco
Successeur José María Álvarez del Manzano
Porte-parole du groupe CDS
au Congrès des députés
Législature IIIe
Prédécesseur Aucun
Successeur León Buil
Président de l'Union du centre démocratique
9 février
Prédécesseur Adolfo Suárez
Successeur Leopoldo Calvo-Sotelo
Ministre de la Défense
Président du gouvernement Adolfo Suárez
Gouvernement Suárez III
Prédécesseur Manuel Gutiérrez Mellado
Successeur Alberto Oliart
Ministre de l'Industrie et de l'Énergie
Président du gouvernement Adolfo Suárez
Gouvernement Suárez II
Prédécesseur Alberto Oliart
Successeur Carlos Bustelo
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Ávila (Espagne)
Date de décès (à 59 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Parti politique UCD (1977-1982)
CDS (1982-1991)
Diplômé de Université de Deusto
Profession Entrepreneur

Agustín Rodríguez Sahagún
Ministres de la Défense d'Espagne
Ministres de l'Industrie d'Espagne

Agustín Rodríguez Sahagún, né le à Ávila et mort le à Paris, est un homme politique espagnol, ayant appartenu à l'Union du centre démocratique (UCD), dont il fut président en 1981, puis au Centre démocratique et social (CDS).

Brièvement ministre de l'Industrie entre 1978 et 1979, il devient ensuite ministre de la Défense jusqu'en 1981. En 1989, il est élu maire de Madrid, en coalition avec le Parti populaire (PP), mais il se retire de la vie politique deux ans plus tard, à la fin de son mandat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir passé son doctorat de droit, et sciences économiques et commerciales à l'université de Deusto, où il a enseigné, il devient économiste chez Echevarría, SA en 1956.

Il est nommé directeur administratif et financier de l'entreprise en 1959, puis fonde diverses sociétés, notamment dans le domaine de l'édition. Par la suite, il participe à la création de la confédération espagnole des petites et moyennes entreprises (CEPYME), qu'il a présidée, avant de devenir, en 1977, vice-président de la confédération espagnole des entreprises (CEOE)[1].

Ministre de la Transition[modifier | modifier le code]

Le , Agustín Rodríguez Sahagún est nommé ministre de l'Industrie et de l'Énergie au cours d'un important remaniement ministériel[2]. Aux élections générales du 1er mars 1979, il est élu député de la province de Biscaye au Congrès des députés, avant d'être désigné ministre de la Défense le 5 avril suivant, un choix applaudi par son prédécesseur et toujours vice-président du gouvernement pour les affaires de la défense, Manuel Gutiérrez Mellado, qui définit le nouveau ministre comme « un professionnel qualifié pour ce ministère »[3].

Président de l'UCD[modifier | modifier le code]

À la suite du renoncement d'Adolfo Suárez, il est élu président de l'Union du centre démocratique (UCD) au cours de son IIe congrès, à Palma, le 8 février[4]. Son discours, mal prononcé et mal écrit, est ensuite raillé par une partie du courant critique de la direction sortante, emmené par Landelino Lavilla[5].

Lors de la formation du gouvernement de Leopoldo Calvo-Sotelo, le 26 février, deux jours après l'échec de la tentative de coup d'État du lieutenant-colonel Tejero, il est remplacé par le ministre de la Santé, Alberto Oliart, comme ministre de la Défense[6].

Le 13 novembre, il démissionne de la présidence de l'UCD[7], alors qu'il avait affirmé plusieurs fois, au cours des jours précédents, qu'il n'avait pas l'intention de renoncer[8],[9], cédant finalement aux pressions de Calvo-Sotelo[10], qui lui succède environ une semaine plus tard[11].

Passage au CDS et maire de Madrid[modifier | modifier le code]

Neuf mois plus tard, à la fin du mois de , il quitte l'UCD et rejoint le Centre démocratique et social (CDS), nouvelle formation centriste formée par Adolfo Suárez[12]. Tête de liste du CDS aux élections générales anticipées du 28 octobre 1982 dans la province d'Ávila, il est réélu député[13]. Il intègre alors le groupe mixte[14], qui réunit l'ensemble des députés ne pouvant constituer un groupe parlementaire.

Il est réélu aux élections générales anticipées de 1986, au cours desquelles le CDS devient la troisième force politique du pays, remportant 19 députés et 9,2 % des voix. Il est ensuite désigné porte-parole du groupe CDS au Congrès des députés. L'année suivante, il entre au conseil municipal de Madrid, après que sa liste a obtenu 15 % des voix et 8 sièges sur 55. À la suite d'un accord avec l'Alliance populaire (AP), une motion de censure constructive est adoptée contre le maire socialiste Juan Barranco et Agustín Rodríguez Sahagún est investi comme son successeur le [15], avant de démissionner de son mandat parlementaire.

Décès et hommage[modifier | modifier le code]

Il ne se représente pas aux élections municipales du [16], et cède son poste le 15 juin suivant à José María Álvarez del Manzano, membre du Parti populaire (PP). Il meurt à Paris quatre mois plus tard, le 13 octobre. Le , un monument en son honneur est inauguré à Madrid, dans un parc public portant son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « El rostro liberal de la CEOE », El País, le
  2. (es) « Fernando Abril asume el Ministerio de Economía y cambian cuatro ministros del Gabinete », El País, le
  3. (es) « Gutiérrez Mellado juzga muy acertada la designación del nuevo ministro de Defensa », El País, le
  4. (es) « Triunfo del sector "oficialista" y desplazamiento de UCD hacia la derecha », El País, le
  5. (es) « Rodríguez Sahagún: "Este es el congreso de la unidad" », El País, le
  6. (es) « El Gobierno Calvo Sotelo, reduce carteras y mantiene la estructura del anterior Ejecutivo », El País, le
  7. (es) « Resolución del ejecutivo centrista sobre la presidencia del partido », El País, le
  8. (es) « Rodríguez Sahagún descarta su dimisión tras entrevistarse con Calvo Sotelo », El País, le
  9. (es) « Rodríguez Sahagún se resiste a dimitir, en un intento de forzar todavía una negociación global », El País, le
  10. (es) « Calvo Sotelo insiste en la necesidad de que dimita Rodríguez Sahagún », El País, le
  11. (es) « Leopoldo Calvo Sotelo asume hoy la presidencia de UCD en sustitución de Rodríguez Sahagún », El País, le <
  12. (es) « Al menos una decena de parlamentarios centristas se unirán a Suárez », El País, le
  13. (es) « Adolfo Suárez, contrariado, anuncia que el CDS trabajará a medio y largo plazo », El País, le
  14. (es) « El nuevo Congreso tendrá definitivamente seis grupos parlamentarios », El País, le
  15. (es) « Rodríguez Sahagún estrena la alcaldía de Madrid con buenas intenciones y sin un programa claro », El País, le
  16. (es) « Dirigentes del CDS creen que Rodríguez Sahagún se retira porque el PSOE pactará la alcaldía con IU », El País, le

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]