Francisco Álvarez-Cascos

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Francisco Álvarez-Cascos
Francisco Álvarez-Cascos, en 2010.
Francisco Álvarez-Cascos, en 2010.
Fonctions
6e président de la principauté des Asturies
16 juillet 201126 mai 2012
(10 mois et 10 jours)
Coalition FAC minoritaire
Prédécesseur Vicente Álvarez Areces
Successeur Javier Fernández
Ministre de l'Équipement d'Espagne
28 avril 200014 mars 2004
Président du gouvernement José María Aznar
Prédécesseur Rafael Arias-Salgado
Successeur Magdalena Álvarez
1er vice-président du gouvernement
Ministre de la Présidence
6 mai 199612 mars 2000
Président du gouvernement José María Aznar
Prédécesseur Aucun (1er VP)
Alfredo Pérez Rubalcaba (Présidence)
Successeur Mariano Rajoy
1er secrétaire général du Parti populaire
20 janvier 198930 janvier 1999
Président Manuel Fraga
José María Aznar
Prédécesseur Refondation du parti
Successeur Javier Arenas
Biographie
Nom de naissance Francisco Álvarez-Cascos Fernández
Date de naissance 1er octobre 1947 (66 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Parti politique AP, puis PP (1977-2011)
FAC (depuis 2011)
Profession Ingénieur des chemins, canaux et ports

Francisco Álvarez-Cascos Francisco Álvarez-Cascos
Ministres de l'Équipement d'Espagne
Ministres de la Présidence d'Espagne

Francisco Álvarez-Cascos Fernández, né le 1er octobre 1947 à Madrid, est un homme politique espagnol.

Il est nommé secrétaire général du Parti populaire (PP) en 1989, puis devient premier vice-président du gouvernement et ministre de la Présidence en 1996, à la suite de l'arrivée au pouvoir du PP. Homme fort du parti, il se met progressivement en retrait, étant remplacé dans l'appareil en 1999. L'année suivante, il abandonne ses fonctions ministérielles pour le poste de ministre de l'Équipement, qu'il occupe jusqu'à la fin de la législature, en 2004. Il se retire alors de la vie politique, mais tente un retour en 2010 pour se faire désigner candidat aux élections régionales de 2011 dans les Asturies. Le rejet de sa candidature le conduit à abandonner sa formation pour fonder le Forum des Asturies. À la suite du scrutin, il devient président de la communauté autonome, un poste qu'il perd à peine dix mois plus tard.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

En 1954, sa famille quitte le village de Valdés, dans les Asturies, afin de s'installer à Gijón. Il intègre dix ans plus tard à l'école des mines d'Oviedo (ETSIMO), puis rentre en 1967 à l'école technique supérieure des ingénieurs des chemins, canaux et ports (ETSICCP) de l'université polytechnique de Madrid. Il travaille brièvement dans un cabinet d'architectes, avant de se lancer dans la vie politique.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il était initialement marié avec Elisa Fernández-Escandón Ortiz, avec qui il a eu quatre enfants. À la suite de leur séparation, il a épousé Gemma Ruiz, deux enfants supplémentaires étant issus de leur union. Le couple a ensuite divorcé, et lui a épousé María Porto en troisièmes noces.

Passionné de corrida, il a collaboré à diverses reprises avec Radio Minute pour la retransmission des compétitions organisée dans les arènes d'El Bibio, à Gijón. C'est également un amateur chasse et de pêche au saumon.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Élu local des Asturies[modifier | modifier le code]

Il adhère en 1976 au parti Réforme démocratique (RD), fondé par Manuel Fraga et qui fusionne avec d'autres formations un an plus tard pour constituer l'Alliance populaire (AP). À l'occasion des élections locales de 1979, il intègre le conseil municipal de Gijón, où il prend la tête des élus de l'AP jusqu'en 1986, et la Députation provinciale des Asturies.

Après l'adoption du statut d'autonomie en 1981, il devient député à la Junte générale, le Parlement asturien. Élu sénateur l'année suivante, il est désigné en 1983 porte-parole du groupe conservateur régional. Il démissionne de tous ses mandats locaux en 1986, à la suite de son élection au Congrès des députés.

Figure nationale du PP[modifier | modifier le code]

Du fait d'une importante crise au sein de l'Alliance populaire, un congrès est convoqué en janvier 1989 à Madrid. Celui-ci engage la refondation du parti, sous le nom de Parti populaire (PP), et désigne Manuel Fraga pour la présidence et Francisco Álvarez-Cascos pour le secrétariat général. Ce dernier est maintenu lorsque, au mois d'avril 1990, José María Aznar succède à Fraga.

Le 6 mai 1996, plus de deux mois après la victoire du PP aux élections législatives anticipées, il est nommé premier vice-président du gouvernement et ministre de la Présidence, s'installant ainsi dans le rôle de numéro deux du gouvernement, quatre mois après avoir été reconduit au poste de secrétaire général.

Première fin de carrière et retrait[modifier | modifier le code]

Remplacé le 30 janvier 1999 par Javier Arenas dans ses fonctions au sein du PP, il est réélu député l'année suivante et maintenu au gouvernement, mais cette fois au poste de ministre de l'Équipement. Il décide ensuite de ne pas se représenter aux élections du 14 mars 2004, et quitte alors la vie politique afin de se dédier à sa vie privée. Un an plus tard, il annonce qu'il quitte la section du parti à Gijón et adhère à celle de Madrid pour protester contre « le comportement indigne » de la présidente locale du PP, qui avait attribué à la délégation du gouvernement dans les Asturies une responsabilité politique dans les attentats du 11 mars 2004 à Madrid. Il participe, en 2007 et 2008, à divers meetings, sauf dans sa région d'origine.

Retour et rupture[modifier | modifier le code]

Au cours de l'année 2009, il laisse entendre qu'il souhaite être candidat à la présidence des Asturies lors des élections régionales du 22 mai 2011. S'il reçoit le soutien du président régional du PP, Ovidio Sánchez, l'accueil est beaucoup plus mitigé dans le reste de l'appareil régional, qui lui préfère Isabel Pérez-Espinosa, et au niveau national, la secrétaire générale María Dolores de Cospedal affirmant ne rien connaître de ses intentions. Le parti lui ayant préféré Pérez-Espinosa, il annonce au tout début de 2011 qu'il renonce à son adhésion au Parti populaire (PP) et participe, le 19 janvier, à la fondation du Forum des Asturies (FAC), dont il est aussitôt désigné président et candidat à la présidence du gouvernement régional.

Président des Asturies[modifier | modifier le code]

Le jour du scrutin, il arrive en tête en remportant 29,7 % des voix et 16 élus sur 45, soit autant de suffrages et un siège de plus que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui gouverne les Asturies depuis 1999. Toutefois, avec le score du PP, qui recueille 19,9 % des voix et 10 députés, le centre-droit est clairement majoritaire à la Junte générale de la principauté des Asturies. Bien qu'il ne soit pas parvenu à un accord avec son ancienne formation, il devrait être logiquement investi puisque les autres partis représentés au Parlement régional ont renoncé à présenter un candidat face à lui, ce qui les contraint à l'abstention[1]. Dans son discours d'investiture, prononcé le 12 juillet devant les députés régionaux, il promet une forte réduction de la taille de l'administration régionale, un gouvernement ouvert au dialogue, et une aide de deux mille euros pour chaque nouvel enfant, afin de stimuler la natalité[2].

Ayant échoué à obtenir la majorité absolue au premier tour, il se représente devant la Junte générale le 15 juillet, pour un second tour où la majorité simple suffit. Les trois autres formations renouvelant leur abstention, Francisco Álvarez-Cascos est investi président de la principauté des Asturies par 16 voix, sur 45 députés. Il prête serment le lendemain, avec l'objectif de former un gouvernement de neuf membres, sans aucun ex-dirigeant du PP l'ayant accompagné dans la création du FAC[3].

À la suite du rejet de son projet de budget par le Parlement régional, il décide, le 30 janvier 2012, de convoquer des élections régionales anticipées pour le 25 mars suivant[4]. Lors de ce scrutin, il est nettement distancé par les socialistes qui, après un accord avec les écosocialistes et les centristes, font investir, le 25 mai, leur secrétaire général, Javier Fernández, à la présidence de la principauté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]