Joaquín Leguina

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Joaquín Leguina
Joaquín Leguina, en 2011.
Joaquín Leguina, en 2011.
Fonctions
1er président de la Communauté de Madrid
15 juin 198330 juin 1995
(&&&&&&&&&&&0439812 ans, 0 mois et 15 jours)
Législature Ire, IIe et IIIe
Coalition Absolue PSOE (1983-1987)
PSOE minoritaire (1987-1991)
PSOE-IU (1991-1995)
Successeur Alberto Ruiz-Gallardón
Secrétaire général de la Fédération socialiste de Madrid-PSOE
9 décembre 19793 février 1991
Réélection 20 décembre 1981
17 mars 1985
24 avril 1988
Président Feliciano Páez
José Acosta
Prédécesseur Alonso Puerta
Successeur Teófilo Serrano
Biographie
Nom de naissance Joaquín Leguina Herrán
Date de naissance 5 mai 1941 (73 ans)
Lieu de naissance Villaescusa (Espagne)
Parti politique PSOE
Diplômé de Université de Bilbao
Université complutense de Madrid
Université de la Sorbonne
Profession Fonctionnaire statisticien

Joaquín Leguina
Présidents de la Communauté de Madrid

Joaquín Leguina Herrán, né le 5 mai 1941 à Villaescusa, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

En 1979, il devient adjoint aux Finances de la ville de Madrid et secrétaire général de la Fédération socialiste de Madrid-PSOE (FSM-PSOE). Ayant remporté une nette majorité absolue à l'Assemblée de Madrid lors des élections régionales de 1983, il est investi, un mois plus tard, président de la Communauté de Madrid. Bien qu'il ait perdu sa majorité dès le scrutin suivant, en 1987, il parvient à se maintenir au pouvoir, d'abord grâce à l'abstention du Centre démocratique et social (CDS), ensuite avec le soutien de la Gauche unie (IU).

Remplacé à la direction de la FSM-PSOE en 1991, il quitte la présidence de la Communauté de Madrid quatre ans plus tard, au profit du conservateur Alberto Ruiz-Gallardón, mais est élu, en 1996, au Congrès des députés. Il se présente aux primaires socialistes pour la mairie de Madrid en 1998, échouant face à l'ancien ministre Fernando Morán.

En 2008, il se retire de la vie politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et activité professionnelles[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu un licence de sciences économiques à l'université de Bilbao en 1965, il entre dans la fonction publique en 1967, comme statisticien à l'Institut national de la statistique (INE). En 1968, il devient pour quatre ans professeur à l'université complutense de Madrid.

De 1970 à 1973, il représente l'Espagne, en tant que spécialiste de la démographie, dans divers réunions internationales de l'Organisation des Nations unies (ONU), l'OCDE ou encore le Conseil de l'Europe. Au cours de cette même période, il passe avec succès deux doctorats, de sciences économiques à l'université complutense de Madrid en 1972, et de démographie à l'université de la Sorbonne en 1973.

Cette même année, il est recruté par la commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) comme expert-démographe et envoyé à Santiago du Chili, où il assiste au coup d'État du général Pinochet contre Salvador Allende. Il rentre l'année suivante en Espagne, et prend jusqu'en 1979 ses cours à l'université Complutense.

Débuts de vie politique[modifier | modifier le code]

Il commence son activité politique lors de ses études supérieures, dans divers groupes opposés au franquisme. Il a ensuite rejoint le Front de libération populaire (Felipe), puis la Convergence socialiste de Madrid (CSM), où il a fait la connaissance de Juan Barranco, Enrique Barón ou encore José Barrionuevo. À la suite de la fusion de la CSM avec le Regroupement socialiste madrilène (ASM) en 1977, il devient membre du PSOE.

Deux ans plus tard, il est élu au conseil municipal de Madrid, dont le maire, Enrique Tierno, le nomme adjoint aux Finances. Le 9 décembre 1979, il est élu secrétaire général de la Fédération socialiste de Madrid-PSOE avec seulement 27 % des voix, grâce au soutien des anciens de la CSM, à l'appui de l'appareil central, aux mains de Felipe González, et aux dissensions au sein de l'aile gauche[1].

Candidat aux élections générales anticipées du 28 octobre 1982, il est élu député pour la Communauté de Madrid au Congrès des députés, étant ensuite désigné membre de la députation permanente.

Président de la Communauté de Madrid[modifier | modifier le code]

Lors des élections régionales du 8 mai 1983, il se présente comme chef de file de la FSM-PSOE, qui l'emporte avec 50,7 % des suffrages et 51 députés sur 94. Le 13 juin suivant, Joaquín Leguina est investi président de la Communauté de Madrid, devenant ainsi le premier titulaire de ce poste.

Aux élections régionales du 10 juin 1987, les socialistes reculent fortement, obtenant 39,13 % des voix et 40 élus sur 96. Incapable de gouverner avec l'appui de la seule Gauche unie (IU), il estime cependant très difficile de parvenir à un accord avec le Centre démocratique et social (CDS), qui contrôle alors 17 sièges de l'Assemblée de Madrid[2],[3]. Le CDS annonce deux semaines plus tard qu'il s'abstiendra lors du vote d'investiture[4], permettant la réélection de Leguina par 39 voix contre 29 et 20 abstentions, IU ayant imité les centristes, le 20 juillet[5], deux jours après avoir exposé un programme basé sur la création d'une chaîne de télévision régionale, la modernisation des trains de banlieue et le prolongement du métro[6]. Deux ans plus tard, à l'issue d'un débat virulent avec le conservateur Alberto Ruiz-Gallardón, il échappe de justesse au vote d'une motion de censure constructive grâce à l'abstention d'un ancien député de l'Alliance populaire (AP), qu'il est d'ailleurs accusé d'avoir acheté[7].

Le recul socialiste se poursuit lors du scrutin du 26 mai 1991, où il ne recueille que 37 % des voix et 41 députés sur 101, soit six de moins que le Parti populaire (PP, successeur de l'AP), qui échoue toutefois à obtenir la majorité absolue. Il passe ensuite un « accord d'investiture » avec la Gauche unie[8] et, à la suite d'un discours d'investiture dans lequel il réclame plus de transferts financiers de la part de l'État[9], il est réinvesti pour un troisième mandat par 54 voix contre 47, s'attirant de fortes critiques du chef de file conservateur, Alberto Ruiz-Gallardón[10]. Il est ensuite remplacé par Teófilo Serrano au secrétariat général de la fédération socialiste régionale.

Il perd finalement le pouvoir à la suite des élections du 28 mai 1995, au cours desquelles le PSOE doit se contenter de 32 députés et 29,7 % des voix, soit un retard de vingt points sur le PP, qui remporte la majorité absolue des voix et des sièges.

Député au Congrès espagnol[modifier | modifier le code]

Aux élections générales anticipées du 3 mars 1996, il retrouve le Congrès des députés, dont il redevient membre de la députation permanente. Soutien de Joaquín Almunia lors des primaires socialistes de 1998, remportées finalement par Josep Borrell, il échoue lui-même à être désigné candidat à la mairie de Madrid, ayant perdu face à Fernando Morán.

Il conserve son mandat parlementaire lors des élections de 2000, et devient alors porte-parole adjoint du groupe socialiste à la commission de l'Éducation, de la Culture et des Sports. Au mois de juillet, il apporte son appui à José Bono pour le poste de secrétaire général du PSOE, qui revient toutefois au député José Luis Rodríguez Zapatero. Après les élections de 2004, il prend la présidence de la commission de la Défense. Il annonce, deux ans plus tard, qu'il ne sera pas candidat aux législatives de 2008, et se retire de la vie politique après ce scrutin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]