Lac de Virelles

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Lac de Virelles
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Subdivision Drapeau : Wallonie Wallonie
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 20″ N 4° 20′ 35″ E / 50.0722, 4.3430650° 04′ 20″ Nord 4° 20′ 35″ Est / 50.0722, 4.34306  
Type Lac d'eau douce
Superficie 1,25 km2
Longueur 2,3 km
Largeur 1 km
Altitude 204 m

Le lac de Virelles est un étang semi-naturel créé en Belgique au nord-est de Chimay, dans la botte du Hainaut, pour les besoins de l'industrie métallurgique locale. Avant cette époque, cet endroit était une étendue marécageuse parcourue par des ruisseaux. Pour alimenter en eau la roue de la forge toute proche, une digue fut créée en 1580 et donna donc naissance à l'étendue d'eau.

Couvrant une superficie de 125 hectares, cet étang est aujourd'hui une réserve naturelle et est fréquenté par de nombreux promeneurs et autant de naturalistes. L'aire de détente offre des possibilités de restauration, des locations de pédalos et des jeux pour enfants. Un centre d'interprétation de la nature l' Aquascope y a été inauguré par le prince Laurent de Belgique au début des années 2000.

Accès en transports en commun[modifier | modifier le code]

  • L'arrêt Virelles Route de Lompret, situé à l'entrée de l'Aquascope, est desservi par le bus TEC n° 156c Chimay - Mariembourg / Couvin. Il s'agit d'une ligne scolaire, et de marchés (chaque mercredi).
  • L'arrêt Virelles Centre, situé à 1,2 km de l'entrée de l'Aquascope, est desservi quotidiennement (sauf le dimanche) par le bus TEC n° 109a Charleroi - Chimay.
  • La gare des autobus de Chimay, située à 3,5 km de l'Aquascope, est reliée quotidiennement (y compris le dimanche) à la gare de Charleroi et la gare de Couvin.

Environnement[modifier | modifier le code]

Baguage d'une buse variable avant sa remise en liberté.

Le site du Lac de Virelles héberge quelques structures intéressantes sur le point de vue environnemental :

  • l'Aquascope, parc de loisir et d'interprétation de la Nature.
  • le CREAVES ou Centre de Revalidation pour Espèces Animales Vivant à l'État Sauvage.

Ce centre recueille les animaux (vivant naturellement à l'état sauvage) blessés ou malades, dans le but de leurs rendre la liberté après guérison. En 2011, plus de 500 admissions furent enregistrées. En général, la moitié au moins des animaux recueillis recouvre la liberté après revalidation. Environ 90 % des admissions sont des oiseaux pour seulement 10 % environ de mammifères. Les hôtes les plus prestigieux soignés et relâchés ensuite au centre, depuis son ouverture sont un grand duc d'Europe et une cigogne noire. En 2012, le centre disposait outre d'un local de soins intensifs (infirmerie) de quatre volières fermées, trois volières à l'air libre et un local fermé pour mammifères. Le CREAVES joue aussi un rôle scientifique. Tant les animaux vivants que ceux qui sont perdus ou euthanasiés sont tenus à la disposition de l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRSNB). Financièrement parlant, le CREAVES n'est subsidié par la Région Wallonne que pour les frais d'hébergement des animaux pour autant que ceux-ci soient réellement relâchés ensuite dans la nature. La plupart des soigneurs sont des bénévoles.

Curiosité[modifier | modifier le code]

Pavillon de Madame Tallien au lac de Virelles

Le Pavillon de Madame Tallien, construit au début du XIXe siècle, porte le nom de celle qui l'a fait ériger sur les bords du lac de Virelles, aujourd'hui propriété de l'association Natagora. À l'aube de l'indépendance de la Belgique, Thérésa de Cabarrus (Madame Tallien) aurait écrit à son mari, François Joseph de Riquet de Caraman, quinzième Prince de Chimay, une lettre dans laquelle elle expliquait avoir eu l'assurance verbale du ministre de Prusse, le Baron de Brokhausen, que Chimay appartiendrait bien au nouveau Royaume de Belgique. L'existence de cette lettre datée du 23 août 1815 est relatée à l'entrée de ce pavillon.

Liens externes[modifier | modifier le code]