Antoine Étex
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Antoine Étex (Paris, 20 mars 1808 - Chaville (Hauts-de-Seine), 14 juillet 1888), est un artiste-peintre et sculpteur académique français.
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[modifier] Biographie
Élève du sculpteur James Pradier, Étex ne réussit pas à remporter le Prix de Rome. Il put toutefois par faveur ministérielle partir pour Rome.
Il exposa pour la première fois au Salon en 1833 une traduction en marbre de son plâtre La Mort d'Hyacinthe et le plâtre de Caïn et sa race maudits de Dieu.
Thiers, alors ministre des Travaux Publics, lui commanda à partir de 1833 deux des quatre reliefs de l'Arc de Triomphe de l'Étoile à Paris.
Auguste Comte signale en 1853 qu'il a un temps été son disciple, mais regrette sa conversion aux idées socialistes[1] à la suite du Coup d'État du 2 décembre 1851.
Son frère, le peintre Louis-Jules Étex (1810-1889) fit le seul portrait connu de Clotilde de Vaux.
[modifier] Œuvres
- Statue de François Ier à Cognac
- Sainte-Geneviève (marbre, 1830) Clamecy, collégiale Saint-Martin
- Caïn et sa race maudits de Dieu marbre (1832-1839), Musée des Beaux-Arts de Lyon[2], [Note 1]
- La Résistance de 1814, pierre, (1833 - 1837), Paris, arc de triomphe de l'Étoile, façade Ouest
- La Paix de 1815, pierre, (1833 - 1837), Paris, arc de triomphe de l'Étoile, façade ouest
- Tombeau de Géricault[Note 2], Paris, cimetière du Père-Lachaise et son modèle en plâtre au Salon de 1841, Rouen, Musée des Beaux-Arts
- Portrait de Léon Pelet (cartelfr.louvre.fr), buste, marbre, (1848), Paris, musée du Louvre
- Portrait du baron Dufour, maire de Metz (1769-1842), médaillon en marbre, 1845, Metz, Grand salon de l'Hôtel de Ville
- Statue en pied du Général Lecourbe érigée par souscription nationale à Lons-le-Saunier, place de la Liberté, en 1857 ; la statue est accompagnée de deux bas reliefs, également d'Étex, représentant la bataille du pont de Seefeld (1799) et la défense de Belfort en 1815[3].
- Médaillon du poète Auguste Brizeux (1803-1858) au cimetière de Carnel à Lorient ; médaillon en marbre, 1858
- La Joie maternelle et La Douleur maternelle (1860) au Parc de Blossac de Poitiers
- Autoportrait, exposé au Salon des Beaux-Arts de 1877 (reproduit en héloigravure en frontispice de ses "Souvenirs d'un artiste", s.d. - 1877 ?)
[modifier] Projet d'aménagement de la place de l'Europe
Antoine Etex fut très intéressé par l'aménagement de la place de l'Europe. En 1839, il proposa deux projets pour installer une fontaine sur la place de l’Europe[4].
Le premier consistait en la mise en place d’une statue représentant l’Europe assise sur un trône dressé au sommet d’une fontaine qu’eussent entouré des lions. Autour de la margelle, des figures couchées étaient appelées à symboliser les grands fleuves du vieux continent, tels le Rhin et le Danube. La statue tenait de sa main gauche un écu représentants les armes des différentes nations européennes et de sa main droite l’épée de Charlemagne.
Le second projet consistait en la mise en place d’une statue équestre de Napoléon Ier. Des monstres marins porteurs de fanaux et des aigles aux ailes éployées eussent entouré un globe terrestre enguirlandé de laurier. L’empereur à cheval dominant le tout eût brandi l’étendard aux trois couleurs.
[modifier] Galerie
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Statue du général Lecourbe sur la Place de la République à Belfort.
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Caïn et sa race maudits de Dieu, musée des Beaux-Arts de Lyon.
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La Résistance de 1814.
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La Paix de 1815.
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Projet d'Antoine Etex pour une fontaine sur la place de l'Europe.
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Autre projet d'Antoine Etex pour une fontaine sur la place de l'Europe.
[modifier] Notes et références
[modifier] Notes
- Le modèle de ce groupe colossal en plâtre présenté au Salon de 1833 se trouve à la chapelle de la Salpêtrière à Paris.
- Le peintre est représenté "couché sur son lit de douleur, la palette à la main et peignant jusqu'à sa dernière heure" ; le socle est orné sur sa face antérieure de bas-relief de bronze représentant son plus célèbre tableau, Le Radeau de la Méduse, et sur ses faces latérales le Cuirassier blessé et le Chasseur à cheval.
[modifier] Références
- Système de politique positive, tome III, préface p. xii, note 1.
- Notice sur Caïn et sa race maudits de Dieu sur le site MBA-Lyon.fr
- Notice sur le site Patrimoine-de-France.com.
- Yvan Christ, Paris des Utopies, éd. Balland, Paris 1977, p. 114 et 115.
[modifier] Sources
- Antoine Etex, "Les souvenirs d'un artiste", comportant une liste de ses principaux ouvrages et notes (Paris, Dentu, s.d. - 1877 ? avec autoportrait gravé);
- Geneviève Bresc-Bautier, Isabelle Leroy-Jay Lemaistre (sous la direction de Jean-René Gaborit, avec la collaboration de Jean-Charles Agboton, Hélène Grollemund, Michèle Lafabrie, Béatrice Tupinier-Barillon), Musée du Louvre. département des sculptures du Moyen Âge, de la Renaissance et des temps modernes. Sculpture française II. Renaissance et temps modernes. vol. 1 Adam - Gois (Paris, Éditions de la Réunion des Musées Nationaux, 1998).