Adolphe Napoléon Didron

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Adolphe Napoleon Didron.

Adolphe Napoléon Didron, né à Hautvillers (Marne) en 1806 et mort à Paris en 1867 [1] est un archéologue français de renom.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut, sous la Monarchie de Juillet, secrétaire du comité des travaux historiques au ministère de l'Instruction publique et, sous le Second Empire, professeur d'archéologie française à la Bibliothèque impériale. Il fonda les Annales archéologiques.

C'est la lecture de Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo qui éveilla la passion de Didron pour le Moyen Âge et décida de sa vocation d'archéologue.

En 1835,Guizot le nomma secrétaire du comité historique des Arts et Monuments, dont firent également partie Mérimée, Viollet-le-Duc, Victor Hugo, Victor Cousin. Didron eut la charge d'inventorier et d'éditer des documents inédits concernant l'Histoire de France.

En 1844, Didron fonda les Annales archéologiques. Il en assuma la direction jusqu'à sa mort. Dès 1844, Viollet-le-Duc en fut un des plus notables collaborateurs. Elles continuèrent d'être publiées jusqu'en 1881. Elles forment une véritable encyclopédie de l'art au Moyen Âge.

Didron, qui, en 1845, avait créé une librairie spécialisée dans l'archéologie, longtemps gérée par son frère Victor Didron, établit en 1849 une manufacture de vitraux dont s'occupera Edouard Didron son neveu (on en trouve sur les réalisations de Charles Leroy, l'architecte de la cathédrale Notre-Dame de la Treille de Lille, avec qui il entretenait des liens amicaux).

Outre une foule d'articles archéologiques insérés dans divers recueils périodiques, Didron aîné a publié : un Bulletin archéologique du comité des Arts et des Monuments (1840-1847) ; "Iconographie chrétienne : histoire de Dieu" (1844) ; un Manuel d'iconographie

À l'époque où le Romantisme français redécouvre le Moyen Âge, Didron fait partie de ceux qui, comme Prosper Mérimée et Viollet-le-Duc, œuvrent efficacement à l'étude, à la protection et à la restauration des grands monuments médiévaux.

En son temps, les travaux et les idées de Didron exercèrent une grande influence, qu'on note par exemple dans les écrits de l'architecte italien Camillo Boito, qui s'inspire de Didron pour définir les principes de la restauration des monuments anciens.

À cet égard, Didron a pu énoncer ce précepte: "Il faut conserver le plus possible, réparer le moins possible, ne restaurer à aucun prix" (cité dans le Larousse Mensuel de juillet 1927, article de La Chanson de Roland). Dans ses Annales archéologiques il s'exprimait de façon plus nuancée: En fait de monuments anciens, il vaut mieux consolider que réparer, mieux réparer que restaurer, mieux restaurer que refaire, mieux refaire qu'embellir.

Au chapitre IX de son roman, la Cathédrale (1898), Joris-Karl Huysmans présente et discute les thèses de Didron sur l'iconographie de la cathédrale de Chartres.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

1848. Rapport d'Adolphe Napoléon Didron sur les travaux exécutés de 1829 à 1848 à la cathédrale de Bourges.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.
  • Catherine Brisac & Jean-Michel Leniaud, Adolphe-Napoléon Didron ou les media au service de l'art chrétien, dans Revue de l'Art, 77, 1987, p. 33-42.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. F. de Guilhermy, « Didron » dans Annales archéologiques, Paris, 1868, t. 25, p. 375-395.