Acropole d'Athènes

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Acropole d'Athènes *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Attica 06-13 Athens 50 View from Philopappos - Acropolis Hill.jpg
Coordonnées 37° 58′ 17.5″ N 23° 43′ 35.5″ E / 37.971528, 23.726528 ()37° 58′ 17.5″ Nord 23° 43′ 35.5″ Est / 37.971528, 23.726528 ()  
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Subdivision Athènes
Type Culturel
Critères (i) (ii) (iii) (iv) (vi)
Superficie 3,04 ha
Zone tampon 117 ha
Numéro
d’identification
404
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 1987 (11e session)

Géolocalisation sur la carte : Athènes

(Voir situation sur carte : Athènes)
Acropole d'Athènes

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Acropole d'Athènes
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

L'Acropole d'Athènes (en grec moderne : Ακρόπολη Αθηνών) est un plateau rocheux bâti élevé au centre d'Athènes. Le terme « acropole » (ἀκρόπολις / akrópolis) vient de l'adjectif ἄκρος (ákros « haut, élevé ») et du substantif πόλις (pólis, « cité, ville »), signifiant ainsi « ville haute »[1].

Pendant l'Antiquité, elle fait office de vaste sanctuaire pour le culte de la déesse Athéna et de nombreux autres dieux de la mythologie grecque, avec plusieurs temples dont l'Érechthéion et le temple d'Athéna Nikè. Dominant l'horizon de l'Acropole, le célèbre Parthénon est plus qu'un temple, c'est un trésor[2]. Les autres monuments remarquables encore existants sont les Propylées, le théâtre antique de Dionysos, l'odéon d'Hérode Atticus.

Elle est actuellement un des sites touristiques les plus visités du monde.

Description[modifier | modifier le code]

L'Acropole d'Athènes est un plateau rocheux d'environ 148 mètres de haut, dont le sommet plat mesure 300 mètres d'est en ouest et 85 mètres du nord au sud. Elle n'est accessible que par une pente escarpée sur le côté ouest.

L'Acropole est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Plan du site[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Reconstitution de l'Acropole d'Athènes à l'époque romaine

Des vestiges d'occupation ont été découverts datant de l'âge du bronze (3 000 ans av. J.-C.). Au XIIIe siècle av. J.-C., elle fait office de forteresse où vit le roi et est déjà entourée de puissantes murailles cyclopéennes.

Époque archaïque -620 à -480[modifier | modifier le code]

De rares vestiges de l'époque archaïque montrent que des constructions imposantes s'élevaient sur l'Acropole à la fin du VIIe siècle av. J.-C., époque à laquelle la muraille édifiée par la civilisation mycénienne avait perdu son importance. Après l'expulsion des Pisistratides en -510, l'Acropole cessa d'être une forteresse pour devenir un sanctuaire abritant plusieurs monuments et temples.

Toutes les anciennes fortifications, constructions et statues furent détruites pendant l'occupation d'Athènes par les Perses en -480 au cours des guerres médiques.

Époque classique au Ve siècle[modifier | modifier le code]

Après la bataille de Marathon en -491 et la bataille de Salamine en -480 qui marquent la défaite finale des Perses, et le début de l'époque classique au Ve siècle et l'apogée de la Grèce antique, les chefs de la Cité-État d'Athènes Thémistocle (-525-460) et Cimon (vers -510 – vers -450) font reconstruire les murs et font ériger une statue d'Athéna Nikè (la victorieuse), sculptée par Phidias (v. -490 – v. -430) dans les années -450.


Périclès (v.-495 – v.-429) confia à Phidias le soin de superviser son projet de reconstruction de l'Acropole. Il fait construire entre -449 et -431 le Parthénon, suivi des Propylées, du temple d'Athéna « la victorieuse » et de l'Érechthéion, ainsi que des sanctuaires de moindre importance.

Moyen Âge et époque ottomane[modifier | modifier le code]

L'Acropole d'Athènes en 1670, gravure

L'Acropole est utilisée principalement comme forteresse, les bâtiments étant modifiés pour répondre à leurs utilisations successives ou détruits.

Elle subit plusieurs sièges qui endommagent les bâtiments, notamment celui de 1687 par les Vénitiens, au cours duquel une explosion détruit en grande partie le Parthénon. Le temple d'Athéna Niké est démonté pour renforcer les défenses peu avant le siège, et un mur de défense appelé Serpentzé est construit entre l'odéon d'Hérode Atticus et le portique d'Eumène. Le doge Morosini fait enlever une partie des sculptures avant d'évacuer la ville.

Guerre d'indépendance[modifier | modifier le code]

Siège de 1827

Les derniers sièges ont lieu pendant la guerre d'indépendance grecque. La citadelle est assiégée vainement par les Grecs d'avril à juillet 1821, puis de novembre 1821 à juin 1822 et est alors occupée par des troupes rouméliotes. De nouvelles défenses sont construites, notamment un bastion dit «d'Odyssée», du nom du chef Odysséas Androutsos, protégeant la source Clepsydre qui venait d'être redécouverte.

Elle est ensuite assiégée par les troupes du général Kioutachis entre août 1826 et juin 1827. Parmi les défenseurs se trouvent Yánnis Makriyánnis, le colonel Fabvier, et Yannis Gouras qui est tué au combat. Au cours du siège, l'Érechthéion touché par les bombardements s'effondre, faisant plusieurs victimes dont la veuve de Gouras. La garnison capitule le 5 juin, après le désastre des opérations menées pour sa libération le 6 mai.

La citadelle reste ensuite aux mains des Ottomans jusqu'en mars 1833.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La restauration des monuments a débuté après l'indépendance du royaume grec au XIXe siècle, avec notamment la destruction des constructions postérieures à la période antique. Les travaux se poursuivent actuellement. Les monuments de l'Acropole ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 1987.

Images[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Étymologie du CNRTL
  2. http://www.philalithia.net/acropole_parthenon.html