Pláka

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37° 58′ 20″ N 23° 43′ 50″ E / 37.9722, 23.7306 ()

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Pláka, et l'Acropole en arrière-plan

Pláka (en grec : Πλάκα) est le quartier ancien d’Athènes en Grèce. Situé en contrebas de l’Acropole, à l'est de celui-ci, il est très touristique. C'est un dédale de petites rues, où l'on trouve aujourd'hui de nombreux restaurants et magasins de souvenirs.

Parmi les musées de Pláka, on trouve le nouveau musée juif, le Musée d’art populaire grec, et le Musée Frissiras.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le quartier appelé Pláka aujourd’hui s’étend au nord et à l’est de l’Acropole et recouvre une superficie de 35 hectares. La rue Adrianou qui est l’une des plus anciennes artères d’Athènes sépare le quartier en deux parties : le Haut Pláka qui continue vers le quartier d’Anafiotika et le Bas Pláka qui aboutit à la place Monastiráki.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Si l’origine du mot Pláka reste incertaine, deux explications prédominent :

  • Selon la première version qui remonte au XVIe siècle, le mot Pláka dériverait de l’adjectif albanais pliakou qui signifiait « ancien » ou « vieux », la population de l'Attique étant jusqu'à la fin du XIXe siècle siècle majoritairement albanophone (arvanites).
  • Une deuxième version ferait remonter son origine à une grande plaque de pierre, située à l'époque ottomane au croisement des rues Adrianou, Tripodon et Lysicratous.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la longue période romano-byzantine, Athènes devînt petit à petit, une simple bourgade dont les constructions ré-employèrent souvent les pierres antiques. Lorsque la ville rétrécit à la suite des invasions des Goths (IVe siècle) et des Slaves (VIe siècle), Plaka était Athènes, ou plutôt Athènes se réduisait à l'actuelle Plaka et au site de l'agora antique, alors bâti.

Après la guerre d'indépendance contre l'Empire ottoman, Athènes devint la nouvelle capitale de l’État grec en 1834. Mais la ville était à moitié en ruines.

Othon, le premier roi de Grèce qui était d’origine bavaroise, s’attela en premier lieu à la reconstruire, en essayant de retrouver sa splendeur passée et de lui donner le cachet d’une capitale moderne. Il fit donc appel à des architectes étrangers qui cultivaient le goût de l’antique et qui importèrent en Grèce le style néoclassique, à la mode en Occident. C’est ainsi que le quartier de Pláka se dota de belles maisons de style néo-classiques.

Architecture[modifier | modifier le code]

Avec la croissance urbaine du XIXe siècle et la redécouverte de l'Antiquité, les habitations situées dans l'Agora furent progressivement rachetées et rasées, tandis que le site antique était dégagé, devenant un attracteur touristique majeur situé en plein cœur de la ville moderne, au pied de l'Acropole.

Ce voisinage et l'afflux de touristes préservèrent une partie de Plaka de l'évolution du reste de la ville : beaucoup de ses anciennes maisons et de ses ruelles pittoresques échappèrent à la systématisation en damier et à la démolition au profit des πολυκατοικία (« polykatoikia » : immeubles de rapport en béton). Pour les immeubles monumentaux de l'époque othonienne, les architectes innovèrent en édifiant des façades aux murs percés de vastes fenêtres, ornées de corniches, de frontons et de balcons en fer forgé. Une ouverture sur le monde extérieur qui entraîna un changement dans le mode de vie des Athéniens, jusque-là calfeutrés dans les habitations de l’époque ottomane, aveugles sur la rue, puisque protégées par des murs préservant la chaleur en hiver et la fraîcheur en été.

Si au XIXe siècle, les maisons étaient peintes dans des teintes pastels rappelant les villes de l’Europe centrale, on préfère de nos jours des couleurs chaudes comme l’ocre et le rouge Pompéi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]