Rhodes (ville)

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Rhodes
(el) Ροδός
Forteresse Saint-Nicholas
Forteresse Saint-Nicholas
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Périphérie Égée-Méridionale
District régional Dodécanèse
Dème Rhodes
Démographie
Population 53 709 hab. (2001[1])
Géographie
Coordonnées 36° 26′ 37″ N 28° 13′ 37″ E / 36.443674, 28.2270136° 26′ 37″ Nord 28° 13′ 37″ Est / 36.443674, 28.22701  
Localisation

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Rhodes

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Rhodes

Rhodes (en grec Ροδός / Ródos) est la capitale de l’île de Rhodes, île grecque du Dodécanèse dans la mer Égée.

C’est le chef-lieu du nome du Dodécanèse ; sa population s’élève approximativement à 53 709 habitants en 2001[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La cité antique de Rhodes est née en 408 a.C. grâce au synoecisme de Lindos, de Kamiros et de Ialysos[2]. Son célèbre plan en damier fut réalisé par Hippodamos de Milet.

Vieille ville de Rhodes[modifier | modifier le code]

La Ville médiévale de Rhodes, localement connue comme la Vieille ville, enfermée dans l'enceinte de hauts remparts construits du temps des Chevaliers de Rhodes, a été déclarée patrimoine de l'humanité de UNESCO en 1988.

Les fortifications de la citadelle[modifier | modifier le code]

La vieille cité byzantine fut agrandie et fortifiée par les chevaliers de Saint-Jean au XIVe siècle et XVe siècle, délimitant la ville médiévale. Le système de défense était très complexe, comprenant onze portes, de nombreux bastions, et plusieurs rangées de murailles protégées par de larges douves sèches. Les remparts, chef-d’œuvre d’architecture militaire, furent commencés vers la moitié du XIVe siècle sur le tracé des précédents, reconstruits après le siège turc de 1480 et après le tremblement de terre de l’année suivante. L'ensemble, conservé et entretenu par les Turcs après le XVe siècle et restauré au XXe siècle, forme une des plus grandes places fortes médiévales d'Europe. Les murailles furent munies de bastions et de tours de guet. Le bastion de saint Georges a une forme polygonale ; celui du « Carretto » est circulaire. Dans les remparts s’ouvrent quelque onze portes, parmi lesquelles la porte d'Amboise et la porte de saint Athanase par laquelle Soliman le Magnifique fit son entrée dans la cité en 1522. La porte Marine, sur le front de mer, est ornée de deux tours crénelées.

Auberges des Langues[modifier | modifier le code]

« Collachio » est le nom du quartier fortifié qui hébergeait les représentants diplomatiques, appelé alors « Auberges des Langues » et les édifices publics des Chevaliers de Rhodes.

Hôpital des chevaliers[modifier | modifier le code]

L'Hôpital des Chevaliers

L'« Hôpital des chevaliers » est un édifice du XVe siècle, restauré dans les années de la domination italienne, abrite aujourd’hui le musée archéologique.

Le palais de l'Armurerie[modifier | modifier le code]

Le « palais de l’Armurerie » est un édifice du XIVe siècle destiné au repos après hospitalisation. Aujourd’hui il héberge le musée des arts décoratifs.

Rue des Chevaliers[modifier | modifier le code]

La « Rue des Chevaliers » (en grec : odòs Ippotòn) est la via la plus populaire de Rhodes le long de laquelle les « Auberges des Langues » étaient situées. Les chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem était divisé par les langues, au temps où il n'existait pas encore le concept de nation. Les auberges servaient même d’hébergement aux pèlerins pour Jérusalem, qui souvent s'arrêtaient à Rhodes. La « Rue des Chevaliers » débute vers le « Nouvel Hôpital des Chevaliers », puis l’on trouve l’Auberge de la langue italienne, le palais du Grand Maître français, l'Auberge de la langue française, l'Auberge de la langue espagnole et l’Auberge de la langue de Provence. La rue se termine devant un grand portail gothique, qui relie le Palais du Grand Maître avec l’église de Saint Jean, aujourd’hui détruite.

Palais du Grand Maître[modifier | modifier le code]

La cour du Palais du grand Maître

Le « Palais du Grand Maître » fut construit au XIVe siècle, transformé en prison dans la période ottomane, sera détruit en 1856 par l'explosion d'une poudrière logée dans l'église de saint Jean, qu'il s’élevait dans la partie opposée de la place. Il fut reconstruit pendant les années de la domination italienne ; la reconstruction s’acheva en 1940, peu avant que les Italiens quittèrent l’île. L'entrée avec son imposante tour est l’un des d'éléments originaux. Son intérieur comporte une grande cour avec des portiques luxueusement décorés. Dans un angle de la « Rue des Chevaliers » se trouve le premier hospice des Chevaliers, dont la construction dura de 1440 à 1489 ; aujourd’hui c’est le siège du Musée archéologique.

Mosquée de Soliman[modifier | modifier le code]

La mosquée fut érigée en l’honneur de Soliman le Magnifique après la prise de la ville en 1522. L'édifice fut reconstitué dans en 1808. La particularité de l'édifice est le son crépis rose intense, l'intérieur est caractérisé par une grande sobriété. La mosquée est encore utilisée aujourd’hui comme lieu de culte par la communauté turque, mais fermée en général.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Vue panoramique depuis la tour de l'horloge

Les œuvres publiques et l'architecture de la période italienne[modifier | modifier le code]

Durant l'occupation italienne de 1912 à 1943, reconnue au niveau international par le Traité de Lausanne (1923), il fut le début de nombreuses œuvres publiques et privées et on procéda aussi à restaurer de nombreux monuments.

Les œuvres publiques principales réalisées furent :

  • la reconstruction du Palais du Grand Maître qui avait été détruit pendant la période Ottomane par l’explosion d’une poudrière ;
  • le palais du Gouvernement, 1926-1927 - arch. Florestano Di Fausto, aujourd’hui Préfecture ;
  • La Grande Auberge des Roses, 1925-1927, aujourd’hui le Casino ;
  • L’Hôtel de Ville de Rhodes ;
  • Le Théâtre National, 1937 (architecte inconnu aujourd’hui) ;
  • l’église de l’Annonciation, construite sur les ruines de l’église des Chevaliers de Saint-Jean ;
  • Le Palais de Justice, aujourd’hui la Capitainerie du port, des arch. Florestano Di Fausto et Rodolfo Petracco ;
  • Le Palais des Postes, toujours de l’arch. Florestano Di Fausto ;
  • La nouvelle Agora, un nouveau marché en face du port, de Mandraki ;
  • Le palais Aktaion (1925), qui était le “Mess d'Italie” et le lieu où se retrouvaient les officiers italiens pendant leur temps libre ;
  • L'Aquarium de l'arch. Armando Bernabiti ;
  • L’église St. François ;
  • La banque de Grèce, déjà Banque d'Italie.

Les architectures représentent les deux phases des gouvernements qui officièrent à Rhodes: Celle de Mario Lago, projetée jusqu'en 1936, et celle de Cesare Maria De Vecchi, jusqu’aux années de la Seconde Guerre mondiale. Celles de la première période furent plus éclectiques et cela agit surtout sur les édifices projetés de l'architecte Florestano Di Fausto. Les effets sont des plus disparates, du néo-renaissance du "Palais des Postes" (un des premiers édifices publics), a l'arabesque de la tradition locale avec la nouvelle Agora, au style vénitien du "Palais du Gouvernement", qui rappelle le Palais des Doges de Venise ou, enfin, à l’Art déco du "Grand Hôtel des Roses". Dans la seconde période, prédomine le "néoclassicisme simplifié", typique de Marcello Piacentini et cher au régime fasciste pour ses effets monumentaux et propagandistes. Dans cette dernière période se trouve aussi quelques accents du rationalisme italien dans des édifices mineurs, comme l’église de S. François ou un mixte de rationalisme et néoclassicisme comme le Théâtre National ou l'Aquarium.

Art[modifier | modifier le code]

Dans la période des Chevaliers de Rhodes (XIV siècle - XVI siècle) et en particulier au temps du grand maître Pierre d'Aubusson, Rhodes s’enrichit de splendides édifices de style gothique tardif. Sur le "Collachio", le noyau de la ville fortifiée regroupé autour de la citadelle classique, surgissent les constructions plus intéressantes et les diverses "Auberges des Langues", résidences officielles des représentants des diverses nations. Dans les murs se trouve le vieux quartier turc. Enfin, les fouilles archéologiques ont permis de trouver les temples d'Athéna et de Zeus sur l'acropole, ainsi que l’antique stade, l'Odéon, le Gymnase et le temple d’Apollon.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Population totale du dème de l'île de Rhodes (el) « Δείτε τη Διοικητική Διαίρεση » (Recensement de 2001, Ministère de l'intérieur)
  2. Thucydide

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]