Asclépiéion

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Ruines de l'asclépiéion de Cos

Dans l'Antiquité grecque et dans l'Antiquité gréco-romaine, un asclépiéion ou asklépiéion (Ἀσκληπιεῖον en grec ancien, æsculapium en latin) est un sanctuaire de guérison, consacré au dieu Asclépios / Esculape.

Religion grecque[modifier | modifier le code]

Aux environs de 300 av. J.–C., le culte d’Asclépios est devenu de plus en plus populaire. Les pèlerins affluent au temple dans l’espoir d'être guéris. Ils dorment la nuit et, le lendemain, racontent leurs rêves à un prêtre qui leur prescrit un remède, souvent un passage aux bains ou au gymnase. Les serpents étant considérés comme sacrés par Asclépios, ils sont souvent utilisés dans les rituels de guérison. On laisse des serpents non-venimeux ramper sur le sol dans les dortoirs où reposent les malades et les blessés.

Le géographe Pausanias observa, à l’asclépiéion de Titan à Sicyone (fondé par Alexanor, le petit-fils d’Asclépios), des statues d’Hygie couvertes de cheveux de femmes et de lambeaux de vêtements babyloniens. Selon les inscriptions qui y ont été relevées, des sacrifices identiques se sont déroulés à Paros.

Temples[modifier | modifier le code]

Le plus connu était l’asclépiéion de Trikke (maintenant connu sous le nom de Trikala) en Thessalie. L’asclépiéion d’Épidaure, traditionnellement considéré comme le berceau d’Asclépios, est à la fois vaste et bien préservé. Il existe un asclépiéion sur le versant sud de l'Acropole d'Athènes, qui remonte à -420.

Hippocrate et Galien[modifier | modifier le code]

Hippocrate aurait appris la médecine dans un asclépiéion de l'île de Cos. Avant de devenir le médecin personnel de l’empereur romain Marc Aurèle, Galien a exercé et a étudié au célèbre asclépiéion de Pergame.

Liens externes[modifier | modifier le code]