Adrien Gouteyron

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Adrien Gouteyron
Image illustrative de l'article Adrien Gouteyron
Fonctions
Maire de Rosières
En fonction depuis le
(27 ans 11 mois et 9 jours)
Élection
Prédécesseur François Garnier
Sénateur de la Haute-Loire

(33 ans 3 mois et 19 jours)
Élection
Prédécesseur Jean Proriol (RI)
Successeur Gérard Roche (DVD)
1er Vice-président du Conseil général
de la Haute-Loire

(3 ans 10 mois et 20 jours)
Prédécesseur Gérard Roche (DVD)
Successeur Gérard Roche
Conseiller général de la Haute-Loire
Élu dans le canton de Vorey

(32 ans et 2 jours)
Prédécesseur Benoît Ranchoux (DVG)
Successeur Georges Boit (UMP)
Biographie
Date de naissance (83 ans)
Lieu de naissance Rosières
(Haute-Loire)
Nationalité française
Parti politique UDR
RPR
UMP
Diplômé de Faculté des lettres d'Aix-en-Provence
Profession Inspecteur général honoraire de l'Éducation nationale

Adrien Gouteyron
Sénateurs de Haute-Loire

Adrien Gouteyron, né le à Rosières (Haute-Loire), est un haut fonctionnaire et homme politique français, membre du Rassemblement pour la République (RPR) puis de l'Union pour un mouvement populaire (UMP).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un commerçant de Rosières (Haute-Loire)[1], il poursuit ses études au Pensionnat Notre-Dame-de-France du Puy-en-Velay, puis au lycée du Parc (Lyon) et à la Faculté des lettres d'Aix-en-Provence[1]. À 25 ans, il est reçu à l'agrégation de lettres[2], et commence une carrière de professeur de lycée[3] dans l'Éducation nationale, qui le mène successivement à Barcelonnette[4], à Armentières[5], à Roanne et au Puy-en-Velay[1].

Devenu inspecteur d'académie (1966-1970)[1], proche du mouvement gaulliste[6], il participe après 1971 aux cabinets ministériels des ministres successifs de l'Éducation nationale : Olivier Guichard (UDR), Joseph Fontanet (CDP) et René Haby (RI)[1]. Enfin, en 1975, il est nommé par ce dernier inspecteur général de l'Instruction publique et, parallèlement, directeur d'administration centrale.

Parallèlement à ses activités professionnelles, il commence dans les années 1960 une carrière d'élu dans son département d'origine, la Haute-Loire. Après un mandat au conseil municipal du Puy-en-Velay[5], sous la mandature de Célestin Quincieu[7], et un échec aux élections législatives de 1973, il remporte trois ans plus tard le poste de conseiller général de Vorey[8]. Dès lors, il devient vice-président du conseil général (1976-2008) puis, en 1989, maire de Rosières, sa commune natale de l'Emblavez, fonctions dans lesquelles il a été constamment reconduit depuis lors[8].

Activité sénatoriale[modifier | modifier le code]

Le , il remporte l'élection sénatoriale partielle organisée à la faveur de la démission de Jean Proriol, devenu député[9], et devient sénateur de Haute-Loire. Il est réélu aux scrutins ultérieurs de 1983, 1992 et 2001.

Au Palais du Luxembourg, il s'impose comme un spécialiste des questions de culture et d'éducation. Président de la commission des affaires culturelles de 1995 à 2001, membre du bureau de la section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (APF), membre du groupe français de l'Union interparlementaire (UIP), il est finalement élu vice-président du Sénat le , poste qu'il conserve jusqu'en 2008.

En 2011, il annonce son intention de ne pas se représenter aux élections sénatoriales, mettant ainsi un terme à sa carrière parlementaire[8], à l'issue de trente-trois années de mandat.

Activité politique[modifier | modifier le code]

Sur le plan politique, après avoir été brièvement membre du comité central de l'UDR (1975-1976), Adrien Gouteyron retrouve des responsabilités nationales en 1999, à la faveur de l'élection de Michèle Alliot-Marie à la présidence du Rassemblement pour la République (RPR). Nommé par cette dernière secrétaire général du parti gaulliste[10], il succède ainsi au jeune Nicolas Sarkozy et occupe cette fonction de décembre 1999 à avril 2001, date à laquelle il est remplacé par le sénateur-maire de Bourges, Serge Lepeltier.

En 2002, il rejoint la nouvelle Union pour un mouvement populaire (UMP), même s'il déclare par la suite ne pas avoir été « spontanément »[11] favorable à un tel regroupement et ne pas s'y sentir toujours « très à l’aise »[11].

En Haute-Loire, il constitue, avec le député Marcel Raffier, ayant appartenu à l'UNR, l'une des très rares figures du gaullisme dans un département très marqué par le courant démocrate-chrétien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Source : notice Who's who
  2. À cette époque, les deux agrégations de lettres modernes et de lettres classiques n'étaient pas encore différenciées.
  3. « Une carrière professionnelle dont je suis très fier », affirmera-t-il par la suite (cf. déclarations à la presse, mai 2011)
  4. En tant que maître auxiliaire (cf. Article de Zoom d'ici).
  5. a et b Entretien avec Jean-Paul Vincent de France 3 Clermont
  6. « J'ai toujours été gaulliste », déclarera-t-il par la suite (cf. conférence de presse, mai 2011), rappelant son attachement à la personne du général de Gaulle (cf. Entretien avec Jean-Paul Vincent de France 3 Clermont)
  7. http://www.leprogres.fr/haute-loire/2011/10/01/mon-premier-engagement-etait-a-gauche
  8. a, b et c Article du Progrès
  9. Site du Sénat. Jean Proriol a défait le socialiste René Chazelle, dernier parlementaire de gauche qu'ait connu la Haute-Loire.
  10. Article de Libération
  11. a et b Déclarations à James Taffoirin

Liens externes[modifier | modifier le code]