Antoine Lefèvre

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Antoine Lefèvre
Illustration.
Antoine Lefèvre à Paris lors d'une cérémonie au cimetière des Picpus à la mémoire de La Fayette.
Fonctions
Sénateur français
En fonction depuis le
(12 ans, 6 mois et 12 jours)
Élection 21 septembre 2008
Réélection 28 septembre 2014
27 septembre 2020
Circonscription Aisne
Groupe politique UMP/LR
Prédécesseur Paul Girod
Conseiller régional de Picardie

(4 ans, 5 mois et 28 jours)
Élection 28 mars 2004
Président Claude Gewerc
Successeur Bastien Millot
Maire de Laon

(16 ans, 6 mois et 12 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 9 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Jean-Claude Lamant
Successeur Éric Delhaye
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Düsseldorf (Rhénanie-du-Nord-Westphalie)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
LR
Profession Chargé d'études

Antoine Lefèvre, né le à Düsseldorf (Allemagne), est un homme politique français. Maire de Laon de 2001 à 2017, il est sénateur de l'Aisne depuis 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marié, père de trois enfants, il est titulaire d'un DEA de droit public et d’aménagement du territoire. Antoine Lefèvre exerçait depuis 1992 les fonctions de chargé d'études à la Chambre d'agriculture de l'Aisne.

C'est en 1995, qu'il devient élu à Laon sur la liste du maire sortant Jean-Claude Lamant, d'abord en tant que conseiller municipal puis adjoint au maire à l'urbanisme en 1999. 2 ans plus tard en 2001, il est élu maire de Laon puis conseiller régional de Picardie en 2004, mandat dont il démissionnera en 2008 afin de respecter la loi sur le non-cumul des mandats.

En 2008, Antoine Lefèvre est réélu dès le premier tour des élections municipales avec 54 % des voix. C'est la première fois, durant la Ve République, qu'un maire de Laon est élu dès le premier tour de scrutin. La même année, il est élu sénateur de l'Aisne. Laon n'avait pas eu de sénateur depuis la IIIe République lorsque Georges Ermant occupa ce poste. Antoine Lefèvre sera réélu maire et sénateur en 2014. Néanmoins, avec la loi sur le non-cumul des mandats[1], il est contraint en 2017 de démissionner de son mandat de maire.

C’est au titre de ses fonctions de maire qu’il sera président de la Communauté de communes du Laonnois qui deviendra en 2014 la Communauté d'Agglomération du Pays de Laon. Son engagement sur le territoire de Laon le poussera à devenir également président du Syndicat mixte pour le développement du Laonnois, président de l'Opac de Laon et du conseil de surveillance du Centre Hospitalier de Laon, président de la Maison de l'Emploi et de la Formation du Pays du Grand Laonnois et président du SITUL (Syndicat intercommunal des transports urbains laonnois).

Il a occupé les fonctions de Président de l'Association des maires de l’Aisne de 2010 à 2017.

Lors de ses dix années de mandat au sein du Sénat, il fut d’abord membre de la commission des lois de 2008 à 2014, au titre de laquelle il fut membre de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA). En 2014, il devient membre de la commission des finances pour laquelle il siège au Comité de surveillance de la Caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES) et à la Commission départementale de répartition des crédits de la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR). Il est à ce titre également rapporteur spécial du budget justice à la commission des finances. Depuis 2014, il est également vice-président de la délégation territoriale. De plus, Antoine Lefèvre a été Vice-président du groupe d'amitié France Afrique Australe de 2015 à 2018, puis devient président du groupe d’amitié France - États-Unis ensuite. Il est Vice-président de la Fédération des entreprises publiques locales (FEPL).

Le 21 octobre 2020, il est élu juge titulaire à la Cour de Justice de la République pour la formation de jugement élue par le Sénat, en binôme avec la sénatrice Nadine Bellurot.

Propositions de loi[modifier | modifier le code]

2018-2019[modifier | modifier le code]

  • Proposition de loi relative à la simplification des saisies et confiscations [2]
  • Proposition de résolution en application de l'article 34-1 de la Constitution, exprimant la gratitude et la reconnaissance du Sénat aux membres des forces armées alliées et notamment des forces armées américaines, qui ont participé au débarquement du 6 juin 1944 en Normandie [3]

Au titre de la commission des lois[modifier | modifier le code]

Rapports d’information[modifier | modifier le code]

  • Vote électronique : préserver la confiance des électeurs (2013-2014)[4]

Rapports législatifs[modifier | modifier le code]

  • Proposition de résolution sur la création d'un système unifié de règlement des litiges en matière de brevets (2008-2009)[5]
  • Projet de loi relatif à l'élection des représentants au Parlement européen[6] (2010-2011)
  • Développement des entreprises et de l’emploi[7] (2011-2012)
  • Proposition de loi relative à l'établissement d'un contrôle des armes moderne, simplifié et préventif[8] (2011-2012)
  • Développement des entreprises et du tourisme[9] (2012-2013)
  • Développement des entreprises et du tourisme[10] (2013-2014)
  • Proposition de loi tendant à autoriser le vote par Internet pour les Français établis hors de France pour l'élection des représentants au Parlement européen[11] (2013-2014)

Au titre de la délégation territoriale[modifier | modifier le code]

  • Les compétences des collectivités territoriales à la croisée des chemins : quelles pistes pour demain[12] ? (2010-2011)
  • La formation des responsables locaux : un enjeu pour nos territoires[13] (2012-2013)
  • Les collectivités territoriales s'engagent pour le climat[14] (2015-2016)
  • Faciliter l'exercice des mandats locaux : la formation et la reconversion[15]  (2017-2018)
  • Mieux associer les élus municipaux à la gouvernance des intercommunalités : valoriser les bonnes pratiques[16] (2018-2019)

Au titre de la commission des finances[modifier | modifier le code]

Rapports d’information[modifier | modifier le code]

  • La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) : poursuivre la modernisation[17] (2014-2015)
  • Soigner les détenus : des dépenses sous observation[18] (2016-2017)
  • Pour que le « crime ne paie pas » : consolider l'action de l'AGRASC (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués)[19] (2016-2017)
  • Prise en charge financière des victimes du terrorisme : réparer l’irréparable[20] (2018-2019)
  • Amendes pénales : l'urgente modernisation du recouvrement[21] (2018-2019)

Rapports législatifs[modifier | modifier le code]

  • Justice (Projet de loi de finances pour 2015)[22]
  • Proposition de loi visant à la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse dans la définition des politiques publiques[23] (2014-2015)
  • Projet de loi de règlement du budget et d'approbation des comptes de l'année 2014[24]
  • Justice (Projet de loi de finances pour 2016) [25]
  • Projet de loi de règlement du budget et d'approbation des comptes de l'année 2015[26]
  • Justice (Projet de loi de finances pour 2017) [27]
  • Contributions des rapporteurs spéciaux (Projet de loi de règlement du budget et d'approbation des comptes de l'année 2016) [28]
  • Justice (Projet de loi de finances pour 2018) [29]
  • Proposition de loi relative à l'affectation des avoirs issus de la corruption transnationale (2018-2019)[30]
  • Justice (Projet de loi de finances pour 2019) [31]
  • Justice (Projet de loi de finances pour 2020) [32]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]