Georges Laugée

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Georges Laugée
Photo of Georges P. F. Laugee.jpg
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Boullarre
Sépulture
Nationalité
Drapeau : France française
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Père

Georges Paul François Laurent Laugée est un peintre français né le à Montivilliers (Seine-Maritime) et mort le à Boullarre (Oise).

Il fut l'élève de son père Désiré François Laugée et était ami de Jean-François Millet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Laugée est le cadet des trois enfants nés du mariage, le , du peintre Désiré François Laugée (1823-1896) et de Célestine Marie Malézieux (1825-1909), ses aînées étant Marie Éléonore Françoise (1851-1937)[1] qui épousera en 1876 le peintre Julien Dupré (1851-1910), et Laurence (1852-1941)[2] qui épousera en 1881 son cousin Jules Malézieux (1851-1906).

Georges Laugée est initié à la peinture dans l'atelier paternel que fréquentent Philibert Léon Couturier et Julien Dupré. En 1870, il entre avec ce dernier à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers d'Isidore Pils et d'Henri Lehmann[3]. Il débute au Salon de 1877 à Paris.

Fréquentant la région de Saint-Quentin et du village de Nauroy (Aisne) où les Malézieux ont leurs racines familiales — ce sont trois mariages qui unissent alors les Laugée et les Malézieux[2] — et où, « en disciple attardé du Romantisme qui accorde à ses modèles une grande noblesse d'allure »[4], il s'attache à la peinture naturaliste de la vie paysanne aux champs, Georges Laugée épouse Évangéline Jermina Fallet (1858-1958) dans le rite protestant, le à Saint-Quentin. Le naît leur fille Désirée Françoise qui, le , épousera à Nauroy le professeur Edmond Eggli (de) (1881-1956), spécialiste de la littérature romantique.

Tombe de Georges Laugée au cimetière de Passy à Paris.

À Paris, Georges Laugée occupe successivement trois ateliers : au no 20 boulevard Flandrin, en partage avec Julien Dupré jusqu'à la mort de ce dernier en 1910 ; puis au no 23 boulevard Lannes jusqu'en 1923 ; enfin au no 123 rue de la Tour à partir de 1923. Vers 1930, perdant progressivement la vue, Georges Laugée se retire dans le village de Boullarre (Oise) où il meurt en 1937. Il est inhumé à Paris dans le caveau familial du cimetière de Passy (1re division)[5].

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Nous ne saurions trop féliciter M. Georges Laugée du progrès que marque son exposition actuelle. Nous nous rappelons avoir vu de lui l'année dernière à l'exposition de Saint-Quentin des peintures blafardes et gélatineuses qui nous faisaient fort mal augurer de son avenir. Sa Glaneuse d'aujourd'hui nous donne un démenti que nous enregistrons avec un grand plaisir. Il a peint une vieille femme qui se présente de face ; elle porte une gerbe de blé et marche courbée, non sous le poids du fardeau mais sous celui des années. C'est une peinture ferme et solide ; le relief est vigoureusement enlevé sur un fond de soleil couchant dont la clarté et la gaieté font contraste avec le sujet ; mais ce contraste, qui aurait pu être brutal, se trouve très heureusement atténué par l'atmosphère des premiers plans, qui est sombre et triste, comme pour s'accommoder à la physionomie malheureuse et fatiguée de la pauvre femme. Il semble qu'elle entre dans la nuit, et cet effet, en accusant l'heure avancée, ajoute à l'impression générale de tristesse et de fatigue. » - Eugène Véron[6],[7]
  • « Des œuvres champêtres imprévues : sur un fond de paysage d'un éclairage impressionniste, des personnages sculpturaux. Un constat réaliste, sans littérature, bien ordonné plastiquement. » - Gérald Schurr[8]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

États-Unis
France
Royaume-Uni

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Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Marie Robert Halt (1849-1908), Le jeune Théodore, 75 illustrations (dont 25 en hors-texte) de Georges Laugée, Flammarion, 1880.

Salons et expositions universelles[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

L'un des tableaux sur le thème de la vie des paysans aux champs que Georges Laugée peignit à Nauroy, La Journée est finie, a été reproduit sur une lettre-carte postale éditée par La Poste dans le cadre d'une campagne sur l'environnement[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Véron, « Le Salon de Paris 1878. Le paysage », L'Art, .
  • J. Haranchipy et R. Stenger, Les peintres et la couleur, Lefranc & Cie Éditeurs, 1902.
  • Gérald Schurr, Les petits maîtres de la peinture, valeur de demain, tome 4, Les Éditions de l'amateur, 1979.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'amateur, 1993.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.

Liens externes[modifier | modifier le code]