Naomi Osaka

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Osaka (homonymie).

Naomi Osaka
Image illustrative de l’article Naomi Osaka
Naomi Osaka à Wimbledon en 2017.
Carrière professionnelle
2012
Pays Drapeau du Japon Japon
Naissance (21 ans)
Chūō-ku, Osaka
Taille 1,8 m (5 11)
Prise de raquette Droitière, revers à deux mains
Entraîneurs David Taylor (2017)
Sascha Bajin (2018-2019)
Jermaine Jenkis[1] (2019-)
Gains en tournois 10 888 531 $
Palmarès
En simple
Titres 3
Finales perdues 3
Meilleur classement 1re (28/01/2019)
En double
Titres 0
Finales perdues 0
Meilleur classement 324e (03/04/2017)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple V (1) 1/16 1/16 V (1)
Double 1/32 1/16 1/32 1/32

Naomi Osaka (大坂 なおみ, Ōsaka Naomi?), née le à Osaka, est une joueuse de tennis japonaise, professionnelle depuis 2012. De mère japonaise et de père haïtien, elle vit aux États-Unis depuis l'âge de trois ans et possède également la nationalité américaine mais représente seulement le Japon en compétition.

Considérée comme la révélation de la saison 2016, elle confirme ce statut en remportant le tournoi d'Indian Wells 2018. Elle remporte ensuite l'US Open en 2018 et l'Open d'Australie en 2019. Elle atteint la première place du classement WTA à la suite de sa victoire à Melbourne. Hommes et femmes confondus, elle est la première Japonaise à remporter un tournoi du Grand Chelem et à occuper la tête du classement mondial.

Carrière[modifier | modifier le code]

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

Naomi Osaka est née en 1997, au Japon, dans l'arrondissement Chūō d'Osaka[2], d'une mère japonaise, Tamaki Osaka, et d'un père haïtien, ex étudiant de l'université de New York[3], Leonard François[4],[5],[6]. Les parents de Naomi Osaka se sont rencontrés dans les années 1990 à Sapporo, sur l'île de Hokkaidō, dans le Nord du Japon. Destiné par son père à contracter un mariage arrangé, Tamaki a dû révéler à sa famille sa relation avec un étranger noir, restée secrète pendant plusieurs années[7],[8]. Face au refus de son père d'accepter sa liaison avec Leonard, elle a choisi de s'éloigner de son environnement familial et d'emménager à Osaka avec l'homme qu'elle aime[7],[9],[8].

Comme sa sœur aînée Mari, née en 1996, Naomi a pris le nom de sa mère pour des raisons pratiques, alors que la famille vivait au Japon[10],[11]. Durant l'année 2000, en butte à la désapprobation familiale de leur union, les parents de Naomi ont quitté le Japon avec leurs deux filles et se sont installés à New York puis, en 2006[7], à Fort Lauderdale (Floride), aux États-Unis[12],[13],[11]. Suivant l'exemple de Richard Williams, père et entraîneur de Venus et de Serena Williams, le père de Naomi a poussé ses filles à pratiquer assidûment le tennis[13]. En Floride, où désormais elle réside, Naomi a développé son jeu de tennis au sein de la Harold Solomon Tennis Academy (Académie de tennis SBT de Floride)[14]. Naomi et Mari sont toutes deux devenues des joueuses de tennis professionnelles[15]. Dans les années 2010, les grands-parents de Naomi se sont réconciliés avec leur fille, affichant notamment leur fierté en public, après la victoire de leur petite fille à l'Open d'Australie, en janvier 2019[8].

2012-2014: débuts[modifier | modifier le code]

Naomi Osaka joue ses premiers tournois sur le circuit ITF en 2012, réalisant sa meilleure performance en atteignant les demi-finales à Amelia Island en septembre. En 2013, elle atteint sa première finale ITF à El Paso en juin, et elle tente pour la première fois de se qualifier sur le circuit WTA lors des tournois de Québec et de Tokyo en septembre. En 2014, elle atteint une deuxième finale sur le circuit ITF à Irapuato en mars. Durant cette saison, elle intègre pour la première fois le tableau principal sur le circuit principal lors de deux tournois : en juillet, à Stanford, elle se qualifie puis connaît sa première grande victoire au premier tour contre Samantha Stosur, alors 19e mondiale, avant de perdre contre Andrea Petkovic ; puis en octobre, elle obtient une wild card à Osaka, où elle passe encore un tour, contre sa compatriote Erika Sema, avant de s'incliner contre Elina Svitolina.

2015 : première finale sur le circuit WTA[modifier | modifier le code]

Sa carrière s'accélère en 2015. Elle atteint d'abord deux nouvelles finales sur des tournois ITF, qui plus est dans des compétitions plus relevées par rapport à ses deux précédentes finales : en mai lors de la Kangaroo Cup à Gifu, puis en juin au tournoi de Surbiton.

Puis elle se distingue, alors qu'elle a 18 ans et qu'elle est classée à la 203e place mondiale, en atteignant en novembre la finale du tournoi WTA de Hua Hin. Elle y bat notamment deux têtes du série membres du top 100, Evgeniya Rodina et Nao Hibino, avant de s'incliner en trois sets pour le titre contre Yaroslava Shvedova.

2016 : révélation de l'année aux WTA Awards[modifier | modifier le code]

Naomi Osaka participe à ses premiers tournois du Grand Chelem en 2016 et se révèle au grand public en atteignant le troisième tour à chaque fois.

À l'Open d'Australie, elle sort des qualifications puis enchaîne des victoires sur Donna Vekić et Elina Svitolina (21e mondiale, tête de série no 18) avant de perdre contre Victoria Azarenka. En mars, à Miami, elle passe aussi deux tours avec notamment une victoire sur Sara Errani, 18e mondiale. À Roland-Garros, elle écarte successivement Jeļena Ostapenko, tête de série no 32, et Mirjana Lucic-Baroni, puis s'incline contre Simona Halep en trois sets. Avec cette performance, elle entre pour la première fois dans le top 100 mondial.

Lors de l'US Open, elle bat Coco Vandeweghe, tête de série no 28, puis la qualifiée Yingying Duan, avant de prendre un set à Madison Keys.

En septembre, elle atteint la finale du tournoi de Tokyo, où elle élimine notamment Misaki Doi, 34e mondiale, Dominika Cibulková, 12e, et Elina Svitolina, 20e, ne s'inclinant que contre Caroline Wozniacki, 28e. Elle entre alors dans le top 50 mondial et termine l'année au 40e rang. Elle est désignée comme révélation de l'année aux WTA Awards.

2017. Premières victoires sur des joueuses du top 10[modifier | modifier le code]

Naomi Osaka commence sa saison avec un troisième tour à Auckland, où elle bénéficie du forfait de Venus Williams. À l'Open d'Australie, elle passe un tour puis s'incline contre Johanna Konta.

En février, elle est sélectionnée pour la première fois dans l'équipe du Japon de Fed Cup lors des rencontres du groupe I, s'imposant lors de ses quatre matchs contre les Philippines, l'Inde, la Chine et le Kazakhstan.

Elle continue sa progression avec des victoires régulières contre des joueuses mieux classées qu'elle, comme en mars à Indian Wells, où elle atteint aussi le troisième tour en éliminant notamment Zhang Shuai, 34e. À Roland-Garros, elle sort du tournoi dès le premier tour contre Alison Van Uytvanck.

En juillet, elle participe pour la première fois à Wimbledon où elle passe également deux tours, en écartant Sara Sorribes Tormo puis Barbora Strýcová, 23e mondiale, avant de perdre contre Venus Williams.

À Toronto, elle sort des qualifications puis élimine Anastasija Sevastova, 16e mondiale, mais doit ensuite abandonner contre Karolína Plíšková au début du troisième set. Au premier tour de l'US Open, elle bat pour la première fois une joueuse du top 10 mondial : Angelique Kerber, 6e. Elle enchaîne contre Denisa Allertová puis est éliminée par Kaia Kanepi.

En octobre, au deuxième tour de l'Open de Hong Kong, elle bat Venus Williams, alors 5e mondiale.

À l'issue de la saison, Sascha Bajin devient son entraîneur et remplace ainsi David Taylor[16].

2018 : 1er titre en Grand Chelem à l'US Open, premier titre à Indian Wells et intégration au top 4[modifier | modifier le code]

Après une année 2017 pleine de promesses, son début d'année 2018 est marquée par une défaite au premier tour du tournoi d'Hobart face à Yulia Putintseva. Après cette défaite, elle réalise un bon parcours à l'Open d'Australie, en battant notamment deux tête de séries, Elena Vesnina (7-64, 6-2) et la locale Ashleigh Barty (6-3, 6-2). Elle accède pour la première fois aux huitièmes de finale en Grand Chelem, s'inclinant à ce stade face à la future finaliste Simona Halep (3-6, 2-6) en h 19 min, alors no 1 mondiale[17]. À Doha, elle passe par les qualifications, où elle remporte deux matchs en deux sets secs, avant de s'incliner au deuxième tour face à Anastasija Sevastova. À Dubaï, elle est défaite en quart de finale par Elina Svitolina, future lauréate.

Après ce début de saison irrégulier, elle enchaîne les hautes performances lors du Premier Mandatory d'Indian Wells. Elle élimine ainsi successivement Maria Sharapova (6-4, 6-4) ancienne numéro une mondiale[18], puis l'ancienne numéro deux mondiale et tête de série no 31, Agnieszka Radwańska (6-3, 6-2)[19], la qualifiée surprise Sachia Vickery (6-3, 6-3), et enfin la Grecque María Sákkari (6-1, 5-7, 6-1), contre qui elle perd son premier set du tournoi[20]. Arrivée en quart de finale, elle crée la surprise en renversant la 5e mondiale, Karolína Plíšková, en h 18 min (6-2, 6-3)[21] et s'offre un nouveau duel face à la no 1 mondiale Halep qu'elle remporte facilement (6-3, 6-0) en seulement une heure de jeu[22],[23]. En finale, elle s'impose facilement (6-3, 6-2, en un peu plus d'une heure) face à une autre jeune joueuse de 20 ans, la Russe Daria Kasatkina, tête de série numéro 20[24],[25]. Grâce à ce titre, son premier sur le circuit, elle gagne 22 places au classement WTA pour atteindre le 22e rang mondial[26].

Forte de son succès en Californie, Osaka hérite d'un tirage compliqué au tournoi de Miami avec un premier tour contre l'ancienne numéro une mondiale Serena Williams, qui joue alors son deuxième tournoi depuis son retour à la compétition après quatorze mois d'absence à la suite de sa grossesse[27]. Cependant, elle l'emporte assez facilement (6-3, 6-2) contre son idole de jeunesse[28],[29]. Elle perd toutefois dès le tour suivant contre la no 4 mondiale, Elina Svitolina (4-6, 2-6), mettant ainsi fin à sa série de victoires[30].

Par la suite, elle bénéficie pour la première fois d'un statut de tête de série en Grand Chelem (no 21) à Roland-Garros, où elle perd au 3e tour contre Madison Keys (1-6, 67-7). Puis sur gazon, elle parvient en demi-finale à Nottingham, s'inclinant sur la future vainqueure Ashleigh Barty. Elle enchaîne avec un autre 3e tour à Wimbledon, où elle est tête de série no 18, perdant sèchement (2-6, 4-6) contre Angelique Kerber, la future lauréate.

Naomi Osaka avec son trophée remporté à l'US Open 2018.

Lors du tournoi de Flushing Meadows, Osaka, tête de série no 20, se qualifie pour les huitièmes de finale avec seulement sept jeux perdus et deux heures et cinquante-huit minutes passées sur le court[31], écartant successivement Laura Siegemund, Julia Glushko et Aliaksandra Sasnovich. Elle accède ensuite à son premier quart-de-finale en Grand Chelem en battant Aryna Sabalenka (6-3, 2-6, 6-4) alors 20e mondiale[32]. Puis elle poursuit jusqu'en finale avec des nettes victoires contre Lesia Tsurenko (6-1, 6-1) en 57 minutes[33] ; et la 14e mondiale, Madison Keys (6-2, 6-4) en h 25 min[34],[35]. Alors que sa compatriote Kimiko Date avait atteint les demi-finales en Grand Chelem à trois reprises, Naomi Osaka devient la première Japonaise à atteindre une finale dans ce type de tournois en simple[36]. Elle s'impose ensuite contre Serena Williams en finale (6-2, 6-4) au bout d'h 19 min de jeu[37], remportant ainsi son premier titre du Grand Chelem et devenant, hommes et femmes confondus, la première Japonaise à remporter un tel trophée en simple[38],[39]. Après coup, la Japonaise est revenue sur l'ambiance, la polémique entourant le match en donnant son ressenti[40] et qu'elle est devenue une star au Japon[41]. Ce titre lui permet d'entrer dans le top 10 la semaine suivante, à la 7e place[42].

Elle enchaîne avec le tournoi de Tokyo où, comme en 2016, elle s'incline en finale, cette fois face à la 8e mondiale, Karolína Plíšková (4-6, 4-6) en tout juste une heure mais étant malade ce jour-là[43]. Et après avoir sorti Dominika Cibulková, Barbora Strýcová et Camila Giorgi sans perdre une manche[44]. Elle fait l'impasse sur Wuhan mais participe au Premier Mandatory de Pékin, elle va jusqu'en demi-finale, en écartant notamment la 10e mondiale, Julia Görges (6-1, 6-2) et difficilement la locale Zhang Shuai (3-6, 6-4, 7-5), finissant la rencontre en pleurs[45]. Mais perd à ce stade contre Anastasija Sevastova (4-6, 4-6) en une heure et demie[46]. Elle continue alors sa progression au classement WTA, passant à la 6e place mondiale après Tokyo puis à la 4e après Pékin.

Le 21 octobre, débute le Masters à Singapour placé dans le groupe rouge avec la no 2 mondiale Angelique Kerber, la no 6 Sloane Stephens et la no 9 Kiki Bertens. Pour son premier match, elle s'incline (5-7, 6-4, 1-6) en h 24 min face à Stephens[47] mais perd son second match face à Kerber (4-6, 7-5, 4-6) en h 31 min à nouveau au terme d'une grosse bataille[48]. Elle est battue par Bertens (3-6, ab.) sur abandon en 47 minutes pour son dernier match de poule[49].

Elle termine finalement l'année à la 5e place mondiale, avec en point d'orgue son titre à US Open et une place dans le top 4[50].

2019 : 2e Grand Chelem consécutif à Melbourne et accession au trône[modifier | modifier le code]

Naomi Osaka débute son année à Brisbane en atteignant le dernier carré mais tombe face à Lesia Tsurenko (2-6, 4-6) ; puis elle déclare forfait pour Sydney. Ensuite, lors de l'Open d'Australie, elle remporte son deuxième Grand Chelem successif, en battant en finale l'ancienne no 2 mondiale et tête de série no 8, la Tchèque Petra Kvitová (7-62, 5-7, 6-4) au terme d'une rencontre à suspense de 2 h 27 de jeu[51],[52]. Sur son parcours, elle élimine notamment quatre autres têtes de série : Hsieh Su-wei (no 28) (5-7, 6-4, 6-1), après Anastasija Sevastova (no 13) dans un match difficile (4-6, 6-3, 6-4) nerveusement[53]. Puis Elina Svitolina (no 6) plus facilement (6-4, 6-1) en 1 h 12[54] et Karolína Plíšková (no 4) dans une rencontre décousu (6-2, 4-6, 6-4) d'1 h 53 avec une balle de match validée par le hawk-eye[55], et ainsi se qualifier pour sa 2e finale de Grand Chelem consécutive[56],[57].

Cette victoire lui permet aussi de s'emparer de la place de no 1 mondiale, devenant la première Japonaise de l'histoire à se hisser au sommet du tennis mondial, hommes et femmes confondus. Avec seulement trois victoires à son palmarès, Naomi Osaka est également la numéro 1 mondiale la moins titrée de l'histoire[58],[59].

En mars en tant que tenante du titre au tournoi d'Indian Wells, la Japonaise revient sur les terres de son 1er titre mais avec un statut de leader et de favorite. Exemptée de premier tour, puis passant facilement ses deux matchs, Osaka s'incline (3-6, 1-6) sèchement en 1 h 07 de jeu lors des 1/8 de finales contre la Suissesse Belinda Bencic[60].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Titres en simple dames[modifier | modifier le code]

No Date Nom et lieu du tournoi Catégorie Dotation Surface Finaliste Score
1 07-03-2018 BNP Paribas Open, Indian Wells PREMIER* 8 648 508 Dur (ext.) Drapeau : Russie Daria Kasatkina 6-3, 6-2 Parcours
2 28-08-2018 US Open, New York G. Chelem 40 912 000 Dur (ext.) Drapeau : États-Unis Serena Williams 6-2, 6-4 Parcours
3 14-01-2019 Australian Open, Melbourne G. Chelem 28 814 100 Dur (ext.) Drapeau : République tchèque Petra Kvitová 7-62, 5-7, 6-4 Parcours

Finales en simple dames[modifier | modifier le code]

No Date Nom et lieu du tournoi Catégorie Dotation Surface Vainqueur Score
1 09-11-2015 E@ Hua Hin Championships, Hua Hin WTA 125 125 000 Dur (int.) Drapeau : Kazakhstan Yaroslava Shvedova 6-4, 6-78, 6-4 Parcours
2 19-09-2016 Toray Pan Pacific Open, Tokyo Premier 1 000 000 Dur (ext.) Drapeau : Danemark Caroline Wozniacki 7-5, 6-3 Parcours
3 17-09-2018 Toray Pan Pacific Open, Tokyo Premier 890 100 Dur (ext.) Drapeau : République tchèque Karolína Plíšková 6-4, 6-4 Parcours

Titre en double dames[modifier | modifier le code]

Aucun

Finale en double dames[modifier | modifier le code]

Aucune

Parcours en Grand Chelem[modifier | modifier le code]

Victoires (2)[modifier | modifier le code]

Année Tournoi Adversaire en finale Score
2018 US Open US Open Trophy (US Open - Women's single).svg Drapeau : États-Unis Serena Williams 6-2, 6-4
2019 Open d'Australie Daphne Akhurst Memorial Cup (Australian Open - Women's single).svg Drapeau : Tchécoslovaquie Petra Kvitová 7-62, 5-7, 6-4

En simple dames[modifier | modifier le code]

Année Open d'Australie Internationaux de France Wimbledon US Open
2016 3e tour (1/16) Drapeau : Biélorussie V. Azarenka 3e tour (1/16) Drapeau : Roumanie S. Halep 3e tour (1/16) Drapeau : États-Unis M. Keys
2017 2e tour (1/32) Drapeau : Royaume-Uni J. Konta 1er tour (1/64) Drapeau : Belgique A. Van Uytvanck 3e tour (1/16) Drapeau : États-Unis V. Williams 3e tour (1/16) Drapeau : Estonie K. Kanepi
2018 1/8 de finale Drapeau : Roumanie S. Halep 3e tour (1/16) Drapeau : États-Unis M. Keys 3e tour (1/16) Drapeau : Allemagne A. Kerber Victoire Drapeau : États-Unis S. Williams
2019 Victoire Drapeau : Tchécoslovaquie P. Kvitová

N.B. : à droite du résultat, se trouve le nom de l'ultime adversaire.

En double dames[modifier | modifier le code]

Année Open d'Australie Internationaux de France Wimbledon US Open
2016 2e tour (1/16)
Drapeau : Japon Misaki Doi
Drapeau : Slovénie A. Klepač
Drapeau : Slovénie K. Srebotnik
1er tour (1/32)
Drapeau : Japon Kurumi Nara
Drapeau : France C. Garcia
Drapeau : France K. Mladenovic
2017 1er tour (1/32)
Drapeau : Porto Rico Mónica Puig
Drapeau : Roumanie Raluca Olaru
Drapeau : Ukraine Olga Savchuk
1er tour (1/32)
Drapeau : République populaire de Chine Zhang Shuai
Drapeau : Belgique K. Flipkens
Drapeau : Inde Sania Mirza
1er tour (1/32)
Drapeau : Italie F. Schiavone
Drapeau : États-Unis J. Boserup
Drapeau : États-Unis N. Gibbs

N.B. : le nom du ou de la partenaire se trouve sous le résultat, tandis que le nom des ultimes adversaires se trouve à droite.

Parcours au Masters[modifier | modifier le code]

En simple dames[modifier | modifier le code]

# Date Nom de l'édition ($) Surface Résultat Ultime adversaire Score
1 21/10/2018 BNP Paribas WTA Finals by SC Global, Singapour 7 000 000 Dur (int.) Round Robin (défaite) Drapeau : États-Unis Sloane Stephens 7-5, 4-6, 6-1 Parcours
Round Robin (défaite) Drapeau : Allemagne Angelique Kerber 6-4, 5-7, 6-4
Round Robin (défaite) Drapeau : Pays-Bas Kiki Bertens 6-3, ab.

Parcours en « Premier Mandatory » et « Premier 5 »[modifier | modifier le code]

Découlant d'une réforme du circuit WTA inaugurée en 2009, les tournois WTA « Premier Mandatory » et « Premier 5 » constituent les catégories d'épreuves les plus prestigieuses, après les quatre levées du Grand Chelem.

En simple dames[modifier | modifier le code]

Année Premier Mandatory Premier 5
Indian Wells Miami Madrid Pékin   Dubaï Rome Canada Cincinnati Wuhan
Doha
2016   3e tour (1/16)
Drapeau : Hongrie T. Babos
             
2017 3e tour (1/16)
Drapeau : États-Unis M. Keys
2e tour (1/32)
Drapeau : Roumanie S. Halep
  1er tour (1/32)
Drapeau : Allemagne A. Kerber
2e tour (1/16)
Drapeau : États-Unis C. McHale
1er tour (1/32)
Drapeau : Allemagne L. Siegemund
3e tour (1/8)
Drapeau : République tchèque Ka. Plíšková
  1er tour (1/32)
Drapeau : Belgique E. Mertens
2018 Victoire
Drapeau : Russie D. Kasatkina
2e tour (1/32)
Drapeau : Ukraine E. Svitolina
1er tour (1/32)
Drapeau : République populaire de Chine Zhang Shuai
1/2 finale
Drapeau : Lettonie A. Sevastova
2e tour (1/16)
Drapeau : Lettonie A. Sevastova
2e tour (1/16)
Drapeau : Roumanie S. Halep
1er tour (1/32)
Drapeau : Espagne C. Suárez Navarro
1er tour (1/32)
Drapeau : Grèce M. Sákkari
 
2019 4e tour (1/8)
Drapeau : Suisse B. Bencic
3e tour (1/16)
Drapeau : Taipei chinois Hsieh Su-wei
    2e tour (1/16)
Drapeau : France K. Mladenovic
       

Sous le résultat, l’ultime adversaire.

Classement[modifier | modifier le code]

Classements WTA en fin de saison[modifier | modifier le code]

Année 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Rang en simple 1028 en augmentation 430 en augmentation 250 en augmentation 203 en augmentation 40 en diminution 68 en augmentation 5
Rang en double - - 1279 - 370 en diminution 699 -

Source : (en) Classements de Naomi Osaka sur le site officiel de la Fédération internationale de tennis

Périodes au rang de numéro un mondiale[modifier | modifier le code]

En simple
# Précédée par Dates Suivie par Nombre de
semaines
Cumul
1 Drapeau : Roumanie Simona Halep 28/01/2019 - en cours Drapeau : Inconnu 9 9

Au 25 mars 2019

Records et statistiques[modifier | modifier le code]

Victoires sur le top 10[modifier | modifier le code]

Toutes ses victoires sur des joueuses classées dans le top 10 de la WTA lors de la rencontre.

Légende
Grand Chelem
Jeux olympiques
Masters
Premier
Elite Trophy
Intern'l
Fed Cup
# Drapeau : Japon Tournoi Année Surface Adversaire Rang Tour Score Tableau
1 no 45 Drapeau : États-Unis US Open 2017 Dur Drapeau : Allemagne Angelique Kerber no 6 1/64 6-3, 6-1 Tableau
2 no 64 Drapeau : Hong Kong Hong Kong 2017 Dur Drapeau : États-Unis Venus Williams no 5 1/8 7-5, 6-2 Tableau
3 no 44 Drapeau : États-Unis Indian Wells 2018 Dur Drapeau : République tchèque Karolína Plíšková no 5 1/4 6-2, 6-3 Tableau
4 Drapeau : Roumanie Simona Halep no 1 1/2 6-3, 6-0
5 no 6 Drapeau : République populaire de Chine Pékin 2018 Dur Drapeau : Allemagne Julia Görges no 10 1/8 6-1, 6-2 Tableau
6 no 4 Drapeau : Australie Open d'Australie 2019 Dur Drapeau : Ukraine Elina Svitolina no 7 1/4 6-4, 6-1 Tableau
7 Drapeau : République tchèque Karolína Plíšková no 8 1/2 6-2, 4-6, 6-4
8 Drapeau : République tchèque Petra Kvitová no 6 Finale 7-62, 5-7, 6-4

Un symbole pour tous les hāfu[modifier | modifier le code]

Fin janvier 2019, une publicité en ligne de l'entreprise Nissin Foods, un fabriquant de rāmen — un plat cuisiné japonais —, sponsor de Naomi Osaka depuis 2016, provoque un tollé sur les réseaux sociaux numériques, au Japon et aux États-Unis. Diffusée sous la forme d'un anime élaboré par le mangaka Takeshi Konomi, auteur de Prince du tennis, elle met en scène le joueur de tennis japonais Kei Nishikori et la joueuse binationale. Celle-ci est figurée sous les traits d'une jeune femme de type européen alors qu'elle est une hāfu, métisse mi-japonaise mi-haïtienne. Alertée, la multinationale supprime ses vidéos et présente des excuses publiques, invocant une conformité des images au style courant de l'animation japonaise[61] et une représatation d'Osaka non intentionnelle[62],[63]. Interrogée, Osaka regrette de ne pas avoir été consultée avant la diffusion de son image[64]. Propulsée au devant de la scène médiatique japonaise, la vainqueure de l'édition 2019 de l'Open d'Australie devient involontairement le symbole de la lutte contre les préjugés raciaux dont sont victimes les hāfu au Japon[13],[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jermaine Jenkins rejoint le staff de Naomi Osaka », sur L'ÉQUIPE (consulté le 1er mars 2019)
  2. (ja) « 「東京の星」16歳1メートル80大坂 初戦突破ジャパン女子OP » [« « Étoile de Tokyo », 16 ans et 1 m 80, Osaka première apparition et première percée au tournoi de tennis du Japon »], sur Sports Nippon,‎ (consulté le 14 septembre 2018).
  3. (en) « Watch: 16-year-old standout Naomi Osaka hits a massive forehand », Sports Illustrated,
  4. « Tennis : l’haïtienne Naomi Osaka, nouvelle star du tennis mondial ? », sur mediaphore.com, (consulté le 19 décembre 2017).
  5. (en) Laignee Barron, « Rising Tennis Star Naomi Osaka Always Looked Up to Serena Williams. Now She's Facing Her in the U.S. Open Final », sur Time, (consulté le 13 septembre 2018) : « She holds dual American and Japanese passports, but plays under Japan’s flag. »
  6. Antonia Noori Farzan, « -Japanese, Haitian, and now a Grand Slam winner: Naomi Osaka’s historic journey to the U.S. Open », The Washington Post, (consulté le 12 septembre 2018).
  7. a b et c Yann Rousseau, « Naomi Osaka, la perle noire du tennis japonais », sur Les Échos, (consulté le 30 janvier 2019).
  8. a b et c (en) Tim Elbra, « The explosive racial question Osaka asked Japan » [« L'explosive question raciale que pose Osaka au Japon »], sur Nine.com.au (en), (consulté le 30 janvier 2019).
  9. (en) Brook Larmer, « Naomi Osaka’s Breakthrough Game », The New York Times, (consulté le 30 janvier 2019).
  10. (en) Brook Larmer, « Naomi Osaka’s Breakthrough Game », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  11. a et b Nick McCarvel, « Serena Williams: Rising Japanese tennis star Naomi Osaka is 'very dangerous' », USA Today,‎ (lire en ligne)
  12. a et b Alex Tabankia, « Naomi Osaka, la sportive métisse qui bouscule les préjugés raciaux au Japon », sur RTBF Info, (consulté le 30 janvier 2019).
  13. a b et c AFP, « Open d'Australie: Osaka, l'idole métissée du Japon sur le trône du tennis », La Croix, (consulté le 30 janvier 2019).
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  45. « WTA Pékin : Naomi Osaka surmonte ses larmes pour aller en demi-finale », sur Eurosport, .
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  54. « Open d'Australie : Naomi Osaka en demi-finale après son succès sur Elina Svitolina », Eurosport,
  55. « Naomi Osaka en finale après sa victoire magnifique face à Karolina Pliskova (6-2, 4-6, 6-4) », Eurosport,
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Navigation[modifier | modifier le code]

Classements WTA (au 15 avril 2019)
Simple
Rang Évolution Nom Points
1 en stagnation Drapeau : Japon Naomi Osaka 5 967
2 en stagnation Drapeau : Roumanie Simona Halep 5 782
3 en stagnation Drapeau : République tchèque Petra Kvitová 5 645
4 en stagnation Drapeau : République tchèque Karolína Plíšková 5 580
5 en stagnation Drapeau : Allemagne Angelique Kerber 5 220
6 en stagnation Drapeau : Ukraine Elina Svitolina 5 020
7 en stagnation Drapeau : Pays-Bas Kiki Bertens 4 640
8 en stagnation Drapeau : États-Unis Sloane Stephens 4 386
9 en stagnation Drapeau : Australie Ashleigh Barty 4 275
10 en stagnation Drapeau : Biélorussie Aryna Sabalenka 3 520
Double
Rang Évolution Nom Points
1 en stagnation Drapeau : République tchèque Kateřina Siniaková 8 160
2 en stagnation Drapeau : République tchèque Barbora Krejčíková 7 680
3 en stagnation Drapeau : France Kristina Mladenovic 6 865
en stagnation Drapeau : Hongrie Tímea Babos
5 en stagnation Drapeau : République tchèque Barbora Strýcová 6 785
6 en stagnation Drapeau : Belgique Elise Mertens 5 785
7 en stagnation Drapeau : Pays-Bas Demi Schuurs 5 650
8 en stagnation Drapeau : République tchèque Andrea Sestini Hlaváčková 5 535
9 en stagnation Drapeau : Australie Ashleigh Barty 5 187
10 en stagnation Drapeau : Russie Ekaterina Makarova 4 910