Jacmel

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Jacmel
Image illustrative de l'article Jacmel
Administration
Pays Drapeau d'Haïti Haïti
Département Sud-Est
Arrondissement Jacmel
Maire Ronald Andris
Démographie
Population 170 289 hab. (est. 2009)
Densité 384 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18° 14′ nord, 72° 32′ ouest
Altitude 43 m
Superficie 443,88 km2
Localisation

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Jacmel

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Jacmel
Un bâtiment de Jacmel après le tremblement de terre de janvier 2010

Jacmel est une commune d'Haïti, chef-lieu du département du Sud-Est et de l'arrondissement de Jacmel.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville se trouve sur la rive gauche de l'embouchure de la rivière de la Cosse (appelée aussi « Grande Rivière de Jacmel »), à l'endroit où celle-ci jette dans la baie de Jacmel. La rivière des Orangers traverse la ville de Jacmel avant d'aller se jeter dans la Grande Rivière de Jacmel au niveau de son embouchure sur la baie de Jacmel.

À l'ouest, se trouve l'embouchure de la Petite Rivière de Jacmel et son site naturel et touristique de Bassin Bleu.

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune est peuplée de 170 289 habitants[1](recensement par estimation de 2009), dont 39 643 habitants pour la ville elle-même, appelés Jacméliens.

Le dynamisme économique de cette ville se retrouve dans son accroissement démographique, mais une réelle politique d'urbanisme reste encore à mener, au risque de voir les bidonvilles y proliférer comme cela est le cas pour le reste d'Haïti.

Administration[modifier | modifier le code]

La commune est composée des 11 sections rurales de :

  • Bas Cap Rouge (Orangers)
  • Cap Rouge
  • Fond Melon (Selles)
  • Cochon Gras
  • La Gosseline
  • Marbial
  • Montagne La Voûte
  • Grande Rivière de jacmel
  • Bas Coq Chante
  • Haut Coq Chante
  • Le Vanneau
  • La Montagne

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée en 1698 par la Compagnie de Saint-Domingue, Jacmel a prospéré grâce au commerce maritime. En 1804, à l'heure de la Révolution haïtienne, Jacmel est un port méridional stratégique. Elle est contestée en 1799 par les généraux Toussaint Louverture et André Rigaud. C'est le lieutenant de Rigaud, le futur président Alexandre Pétion, qui s'occupe de la défense de Jacmel, lors de la guerre des couteaux. Une véritable guerre d’extermination est menée contre les mulâtres du Sud ; près de 10 000 d’entre eux périssent malgré l'intervention de l'officier supérieur Magloire Ambroise qui sauva la vie de centaines de familles respectées à Jacmel et fut considéré comme un héros par la population de cette ville à cette époque et qui sera nommé commandant de Jacmel en 1802 par Jean-Jacques Dessalines. Les forces de Toussaint assiègent la ville en  ; sa chute en garantit le triomphe de Toussaint. Pétion et Rigaud s'exilent en France.

Le , Jacmel fut sérieusement endommagée par le tremblement de terre d'Haïti de 2010 meurtrier (qui toucha surtout l'agglomération de Port-au-Prince, la capitale haïtienne). Selon Fednel Zidor, vice-délégué (équivalent d'un sous-préfet) du département du Sud-Est, celui-ci évoque une ville détruite 60-80 %, la ville basse (les quartiers populaires et le centre historique), étant les plus atteints[2].

Économie[modifier | modifier le code]

La production artisanale de Jacmel comprend le papier mâché, le travail de bois, la peinture sur tissu, les bijoux et la broderie style Richelieu. À l'origine de cette ferveur artistique se trouve la créativité de l'artiste Moro Baruk qui a inspiré et formé des centaines d'artisans.

Sites[modifier | modifier le code]

  • Les plages de Kabik, Ti mouillage et Raymond des Bains constituent une forte activité touristique, d'origine locale ou issue de la diaspora haïtienne, notamment pendant la période estivale.
  • La chute de Bassin Bleu
  • Les Cascades Pichon
  • « le trou », jet d'eau reconnu pour sa célèbre fête annuelle, dite « fête 6 janvier ».

Urbanisme et patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'histoire économique et urbaine ainsi que le patrimoine architectural du centre ancien ont bien été étudiés dans le cadre  d'une collaboration entre l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ministère de la Culture haïtien) et l’Inventaire général du patrimoine culturel (ministère de la Culture et de la Communication français). La synthèse du travail d'inventaire a été publiée dans la revue électronique en ligne In Situ, revue des patrimoines[3].

Culture[modifier | modifier le code]

Jacmel possède une activité carnavalesque notable dans la région caraïbéenne, et un de ses personnages (la robalagallina, imitation ou caricature de la femme de planteur) a été adopté par le carnaval de République Dominicaine[4]. Le comportement festif des Jacméliens leur vaut une renommée de « dyoles » (exhibitionnistes).

Au cours des célébrations de Pâques, un grand défilé de bandes de rara sous les rythmes de petro et congo, y est organisé. Les autorités civiles l'organisent afin de promouvoir la culture haïtienne qui est très liée à celle de l'Afrique australe.

Jacmel est également connue pour ses manifestations de la fête patronale le premier mai de chaque année. Durant cette fête, les groupes musicaux d'Haïti se retrouvent à Jacmel et dans ses environs pour des concerts qu'on appelle en créole haïtien « bal ». Le 18 mai, les Jacmeliens fêtent leur drapeau par de grands défilés de fanfares dans toute la ville.En novembre Jacmel perpétue la traditionnelle « Fête des Morts » (1er et 2 novembre).

Jacmel organise également deux festivals internationaux (festival de la musique et festival du cinéma) qui ont déjà accueilli des artistes de renommée internationale comme Wyclef Jean, Belo

Jumelage[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Jacmel[modifier | modifier le code]

Jacmel a vu naître de nombreuses autres personnalités :

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] (fr) Population totale, par sexe et population de 18 ans et plus estimées en 2009, au niveau des différentes unités géographiques sur le site de l'Institut haïtien de statistique et d'informatique (IHSI)
  2. Article des DNA du 15 janvier 2010
  3. Jean Davoigneau et Isabelle Duhau, « Jacmel, entre rêve et réalité », In Situ. Revue des patrimoines, no 30,‎ (ISSN 1630-7305, DOI 10.4000/insitu.13721, lire en ligne)
  4. selon l'article de WP espagnole "Carnaval en Repùblica Dominicana", traduit en français et incorporé au chapitre "Carnaval en République dominicaine"

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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