Jean-Baptiste Greuze

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Greuze.
Jean-Baptiste Greuze
Jean-Baptiste Greuze Self Portrait.jpg

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de l'artiste (vers 1769),
Paris, musée du Louvre.

Naissance
Décès
(à 79 ans)
Paris
Nationalité
Drapeau de la France France Français
Activité
Formation
Maître
Lieu de travail
Mécène
Enfant
Œuvres réputées

Jean-Baptiste Greuze, né à Tournus le et mort à Paris le , est un peintre et dessinateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste[n 1] Greuze est né le 21 août 1725 à Tournus[n 2] en Saône-et-Loire. Fils d'un entrepreneur et architecte, Jean-Baptiste Greuze fut dès sa plus tendre enfance attiré par le dessin, malgré la volonté de son père qui le destinait au commerce. Il fut soutenu dans sa vocation par le peintre lyonnais Charles Grandon, dont il sera l'élève. Greuze suit son professeur à Paris où il s'installe en 1750. Il devient l'élève de Charles-Joseph Natoire à l'Académie royale de peinture et de sculpture, professeur, avec lequel il eut des démêlés.

En 1755, son Père de famille expliquant la Bible à ses enfants connaît un grand succès. Le 3 février 1759, il épouse Anne-Gabrielle Babuti, fille d'un libraire du quai des Augustins, François Babuti, dont il expose en 1761 le portrait. L'année suivante, le 16 avril, à Paris, son épouse donne naissance à une fille qu'ils prénomment Anna-Geneviève. Elle embrassa la carrière de son père qu'elle soutiendra jusqu'à sa mort.

Sa popularité se confirme avec d'autres scènes de genre à visée morale, comme L'Accordée de village (Salon de 1761, Paris, musée du Louvre), La Piété filiale (Salon de 1763, acquis par Catherine II, Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage), Le Fils ingrat, Le Fils puni (esquisses en 1765, Palais des beaux-arts de Lille, tableaux en 1778, musée du Louvre) ou La Mère bien aimée (Salon de 1769, Madrid, collection particulière). Diderot dit son enthousiasme. La Révolution de 1789 amena la vogue de l'antique et dévalorisa son œuvre, mais le XIXe siècle perpétua la tradition de la peinture sentimentale.

Greuze demande le divorce qui est prononcé le 4 août 1793. Ayant placé sa fortune en rentes sur l'Hôtel de Ville, la Révolution le ruina entièrement. Après avoir exposé aux Salons de 1800, 1801 et 1804, le Salon en 1808 exposa Sainte-Marie l'Égyptienne trois ans après sa mort. Il a eu, entre autres, pour élèves Marie Renée Geneviève Brossard de Beaulieu, Jeanne-Philiberte Ledoux, Constance Mayer, Pierre Alexandre Wille, Charles-Henri Desfossez, Anna-Geneviève Greuze.

Mort en sa demeure sise rue des Fossés Saint Denis (qui longeait le boulevard de Bonne-Nouvelle), Greuze repose à Paris au cimetière Montmartre. Depuis 1864, une rue Greuze, voie du 16e arrondissement de Paris, rend hommage à l'artiste. On peut, d’autre part, toujours voir sa maison natale à Tournus.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Dates non documentées

En France


En Angleterre

Aux États-Unis

En Russie

Galerie[modifier | modifier le code]

Scènes de genre[modifier | modifier le code]

Portraits[modifier | modifier le code]

Thème de la jeune fille[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Greuze dans la fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Jean-Baptiste Greuze fut baptisé Jean, et non Jean-Baptiste : « Jean, fils légitime du sieur Jean-Louis Greuze, maître couvreur, demeurant au dit Tournus, et de Claudine Roch sa femme, est né le vingt et unième aout mil sept cent vingt cinq, a été baptisé le même jour par moi, vicaire, soussigné... ». Source : Jean-Louis Bourgeois, « Un peintre tournusien : Jean-Baptiste Greuze », revue Images de Saône-et-Loire, n° 35 (novembre 1977), pp. 12-13.
  2. Au numéro 5 de l'actuelle rue Greuze. Une plaque commémorative y a été fixée : « Ici est né / Jean BTE Greuze / le XXI Août MDCCXXV ».
  3. Greuze a présenté ce tableau d'histoire pour sa réception à l'Académie royale de peinture en 1769. Le tableau fut mal reçu et donna lieu à une controverse. On reprochait à Greuze d'être sorti de la hiérarchie des genres admise à l'époque : peintre de genre reconnu, il n'aurait pas dû prétendre à la qualification plus prestigieuse de peintre d'histoire. C'est d'ailleurs comme peintre de genre qu'il fut admis à l'Académie. Cf. Daniel Arasse, « L'Échec du Caracalla, Greuze et “l'étiquette du regard” », Diderot et Greuze, op. cit., p. 107-119.
Références
  1. Jeune fille à la poupée
  2. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 510
  3. http://www.hermitagemuseum.org/wps/portal/hermitage/digital-collection/01.+Paintings/37559/?lng=en Portrait du comte Stroganov enfant]
  4. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 524
  5. Guilaume Faroult, Un nouveau trésor national entre au Louvre in Grande Galerie -Le Journal du Louvre , juin/juillet/août 2016, n° 36, pp 42-43.
  6. Les œufs cassés
  7. Portrait de l'abbé Louis Gougenot, dans les collections du musée des beaux-arts de Dijon.
  8. Worcester Art Museum]
  9. L'Accordée de village
  10. Catalogue 2012
  11. Site du Musée
  12. « Jeune fille », notice no 00000104673, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Le Tendre désir », notice no 00000104675, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. Panier, Montpellier
  15. « La Dame bienfaisante », notice no 000PE030520, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. Le gâteau des rois, L'Histoire par l'Image
  17. « Jeune garçon », notice no 00000104674, base Joconde, ministère français de la Culture
  18. « Portrait de Paul Stroganoff », notice no M0332000812, base Joconde, ministère français de la Culture
  19. Le Fils puni
  20. Portrait du comte Stroganov enfant
  21. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 511
  22. Prière, Montpellier
  23. J. Fille, Montpellier
  24. La comtesse Chouvalova
  25. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 526
  26. Mains jointes, Montpellier
  27. Mathématicien, Montpellier
  28. Psyché, Lille
  29. « La Surprise », notice no 00000104676, base Joconde, ministère français de la Culture
  30. Hussard, Nantes
  31. Florence Vidonne, Autour de Greuze, Demandes aux Cieux, bulletin de la Société des amis des arts et des sciences de Tournus, tome CXVI, Tournus, 2017, pp. 105-116. (ISSN 0153-9353)
  32. Musée d'Angers
  33. L'Inconsolable
  34. Jeune femme effrayée par l'orage
  35. Tête de jeune femme, dans les collections du musée des beaux-arts de Dijon.
  36. Jeune fille à la colombe
  37. Musée de Troyes
  38. Fillette, Montpellier
  39.  ;Charles-Paul, Nantes
  40. Charles-Etienne, Nantes
  41. La Malédiction paternelle
  42. La Laitière
  43. Édouard Bertin
  44. L'oiseau mort
  45. Fabre d'Églantine
  46. « Jeune fille au ruban bleu », notice no 00000075395, base Joconde, ministère français de la Culture
  47. Homère sauvé par le temps des ruines du monde
  48. Portrait de femme
  49. Étude de chien
  50. Tête de jeune femme
  51. Veuve et son curé
  52. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 436
  53. La Vallée de la peur, p. 18-19 sur ebooksgratuits.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Jean Martin et Charles Masson, Catalogue raisonné de l'œuvre peint et dessiné de Jean-Baptiste Greuze, suivi de la liste des gravure exécutées d'après ses ouvrages, Paris, 1908.
  • Camille Mauclair, Greuze et son temps, Paris, Éditions Albin Michel, 1935.
  • Collectif, Diderot et Greuze, Actes du colloque de Clermont-Ferrand (16 novembre 1984) réunis par Antoinette et Jean Ehrard (Université de Clermont II, Centre de recherches révolutionnaires et romantiques), Clermont-Ferrand, Adosa, 1986, (ISBN 978-2-86639-049-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :