Jean-Baptiste Greuze

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Jean-Baptiste Greuze
Jean-Baptiste Greuze Self Portrait.jpg

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de l'artiste (vers 1769),
Paris, musée du Louvre.

Naissance
Décès
(à 79 ans)
Paris
Nationalité
Drapeau de la France France Français
Activité
Formation
Maître
Élève
Enfant
Anna-Geneviève Greuze (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres réputées
L'Accordée de village, La Malédiction paternelle (d), La Cruche cassée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Baptiste Greuze, né à Tournus le et mort à Paris le , est un peintre et dessinateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un entrepreneur et architecte, Jean-Baptiste Greuze fut dès sa plus tendre enfance attiré par le dessin, malgré la volonté de son père qui le destinait au commerce. Il fut soutenu dans sa vocation par le peintre lyonnais Charles Grandon, dont il sera l'élève. Greuze suit son professeur à Paris où il s'installe en 1750. Il devient l'élève de Charles-Joseph Natoire à l'Académie royale de peinture et de sculpture, professeur, avec lequel il eut des démêlés.

En 1755, son Père de famille expliquant la Bible à ses enfants connaît un grand succès. Le 3 février 1759, il épouse Anne-Gabrielle Babuti, fille d'un libraire du quai des Augustins, François Babuti, dont il expose en 1761 le portrait. L'année suivante, le 16 avril, à Paris, son épouse donne naissance à une fille qu'ils prénomment Anna-Geneviève. Elle embrassa la carrière de son père qu'elle soutiendra jusqu'à sa mort.

Sa popularité se confirme avec d'autres scènes de genre à visée morale, comme L'Accordée de village (Salon de 1761, Paris, musée du Louvre), La Piété filiale (Salon de 1763, acquis par Catherine II, Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage), Le Fils ingrat, Le Fils puni (esquisses en 1765, Palais des beaux-arts de Lille, tableaux en 1778, musée du Louvre) ou La Mère bien aimée (Salon de 1769, Madrid, collection particulière). Diderot dit son enthousiasme. La Révolution de 1789 amena la vogue de l'antique et dévalorisa son œuvre, mais le XIXe siècle perpétua la tradition de la peinture sentimentale.

Greuze demande le divorce qui est prononcé le 4 août 1793. Ayant placé sa fortune en rentes sur l'Hôtel de Ville, la Révolution le ruina entièrement. Après avoir exposé au Salon de 1800, 1801 et 1804, le Salon en 1808 exposa Sainte-Marie l'Égyptienne trois ans après sa mort. Il a eu, entre autres, pour élèves Marie Renée Geneviève Brossard de Beaulieu, Jeanne-Philiberte Ledoux, Constance Mayer, Pierre Alexandre Wille, Charles-Henri Desfossez, Anna-Geneviève Greuze.


Mort en sa demeure sise rue des Fossés Saint Denis (qui longeait le boulevard de Bonne-Nouvelle), Greuze repose à Paris au cimetière Montmartre. Depuis 1864, une rue Greuze, voie du 16e arrondissement de Paris, rend hommage à l'artiste. On peut, d’autre part, toujours voir sa maison natale à Tournus.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Père de famille expliquant la Bible à ses enfants, 1755, non localisé[1].

En France[modifier | modifier le code]

En Angleterre[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

En Russie[modifier | modifier le code]

  • Moscou, musée Pouchkine : L'Aveugle trompé
  • Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage
    • La Piété filiale
    • L'Enfant gâté
    • Veuve et son curé, huile sur toile, 128 × 160 cm[27] , [28].
    • Jeune fille à la poupée, (vers 1750), huile sur toile, 65 × 55 cm[29] , [30].
    • Portrait du comte Stroganov enfant (1778), huile sur toile, 50 × 40 cm[31] , [32].
    • Le Jeune Homme au chapeau (1750), huile sur toile, 61 × 50 cm[33] , [34].
    • La Comtesse Chouvalova (vers 1780), huile sur toile, 60 × 50 cm[35] , [36].

Galerie[modifier | modifier le code]

Scènes de genre[modifier | modifier le code]

Portraits[modifier | modifier le code]

Thème de la jeune fille[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Jean Martin et Charles Masson, Catalogue raisonné de l'œuvre peint et dessiné de Jean-Baptiste Greuze, suivi de la liste des gravure exécutées d'après ses ouvrages, Paris, 1908.
  • Camille Mauclair, Greuze et son temps, Paris, Éditions Albin Michel, 1935.
  • Collectif, Diderot et Greuze, Actes du colloque de Clermont-Ferrand (16 novembre 1984) réunis par Antoinette et Jean Ehrard (Université de Clermont II, Centre de recherches révolutionnaires et romantiques), Clermont-Ferrand, Adosa, 1986, (ISBN 978-2-86639-049-5)

Jean-Baptiste Greuze dans la fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Ehrard, « Tableaux de famille : La Lecture de la Bible », Diderot et Greuze, Actes du colloque de Clermont-Ferrand (16 novembre 1984) réunis par Antoinette et Jean Ehrard (Université de Clermont II, Centre de recherches révolutionnaires et romantiques), Clermont-Ferrand, Adosa, 1986, p. 77-90, (ISBN 978-2-86639-049-5)
  2. Madame Porcin, Musée d'Angers
  3. « Portrait de Paul Stroganoff », base Joconde, ministère français de la Culture
  4. L'Inconsolable
  5. Jeune femme effrayée par l'orage
  6. « Jeune fille », base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « Jeune garçon », base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « Le Tendre désir », base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « La Surprise », base Joconde, ministère français de la Culture
  10. Jeune fille à la colombe
  11. « La Dame bienfaisante », base Joconde, ministère français de la Culture
  12. Le gâteau des rois, L'Histoire par l'Image
  13. L'Accordée de village
  14. Greuze a présenté ce tableau d'histoire pour sa réception à l'Académie royale de peinture en 1769. Le tableau fut mal reçu et donna lieu à une controverse. On reprochait à Greuze d'être sorti de la hiérarchie des genres admise à l'époque : peintre de genre reconnu, il n'aurait pas dû prétendre à la qualification plus prestigieuse de peintre d'histoire. C'est d'ailleurs comme peintre de genre qu'il fut admis à l'Académie. Cf. Daniel Arasse, « L'Échec du Caracalla, Greuze et “l'étiquette du regard” », Diderot et Greuze, op. cit., p. 107-119.
  15. La Malédiction paternelle
  16. Le Fils puni
  17. La Laitière
  18. Édouard Bertin
  19. L'oiseau mort
  20. Fabre d'Églantine
  21. « Jeune fille au ruban bleu », base Joconde, ministère français de la Culture
  22. Homère sauvé par le temps des ruines du monde
  23. Portrait de femme
  24. Étude de chien
  25. Les œufs cassés
  26. Tête de jeune femme
  27. Veuve et son curé
  28. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière,‎ , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 436
  29. Jeune fille à la poupée
  30. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière,‎ , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 510
  31. Portrait du comte Stroganov enfant
  32. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière,‎ , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 511
  33. http://www.hermitagemuseum.org/wps/portal/hermitage/digital-collection/01.+Paintings/37559/?lng=en Portrait du comte Stroganov enfant]
  34. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière,‎ , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 524
  35. La comtesse Chouvalova
  36. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière,‎ , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 526
  37. La Vallée de la peur, p. 18-19 sur ebooksgratuits.com

Liens externes[modifier | modifier le code]

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