Theodoor van Thulden

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Theodoor van Thulden
Quirinus van Amelsfoort - Portret van Theodoor van Thulden.jpg
Naissance

Bois-le-Duc
Décès
(à 62 ans)
Bois-le-Duc
Nationalité
Provinces-Unies, Pays-Bas méridionaux
Activité
Maître
Abraham van Blyenberch, Pierre Paul Rubens
Lieux de travail
Influencé par

Theodoor van Thulden, né le à Bois-le-Duc, et mort le , à Bois-le-Duc également, est un peintre, un dessinateur et un graveur flamand, très influencé par Rubens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille catholique d'Oirschot, son père était orfèvre mais vivait d'un commerce de tissus et sa mère fille d'un orfèvre[1]. En 1622, il figure en tant qu'élève dans la liste du maître Abraham van Blyenbergh (en). Il est peut-être également l'élève de Rubens.

En 1627, il devient maître de la guilde de Saint-Luc à Anvers. Il peint à Paris, de 1632 à 1634, des toiles aujourd'hui disparues, au couvent des Mathurins de Paris, pour les Trinitaires[2]. Il y observe la première École de Fontainebleau[1],[3].

De retour à Anvers, il épouse en 1635 la fille du peintre Hendrick van Balen l'Ancien. Il travaille notamment à la décoration de la ville, en l'honneur du Cardinal-Infant Ferdinand, en compagnie de Rubens en 1635. Rubens meurt en 1640. Ce décès casse un des liens l'attachant à Anvers, et pour des raisons financières et familiales, il quitte cette cité en 1643 pour Oirschot, puis Bois-le-Duc. Il effectue cependant un nouveau séjour à Paris en 1647. Il meurt à Bois-le-Duc en 1669[1],[3],[4].

Ses œuvres[modifier | modifier le code]

Il a réalisé des toiles sur des thèmes religieux ou mythologiques (plus souvent galants qu'héroïques) et quelques rares portraits. Il aimait également les petits sujets, tels les foires ou kermesses, et les toiles de petites dimensions, correspondant à son tempérament élégiaque[1],[4].

Son art de la composition se rapproche de Rubens, sans en avoir la force, inclinant vers le classicisme, et préférant la grâce à la puissance. Sa palette privilégie davantage le brun, les couleurs sourdes, tout en maniant avec habileté le clair-obscur[1],[3],[4].

Dessins[modifier | modifier le code]

Beaux-Arts de Paris :

  • Le voyage du Prince Ferdinand de Barcelone à Gênes ou Quos ego[5], pierre noire et rehauts de gouache sur papier bleuté, H. 0,270 ; L. 0,302 m. Ce dessin reprend une œuvre de Rubens réalisée pour la Pompa Introitus, l'entrée solennelle conçue pour accueillir le 14 avril 1635 le nouveau gouverneur Ferdinand, frère de Philippe IV d'Espagne. Face au succès que remporte ce décor, les magistrats de la ville d'Anvers commandent un recueil gravé pour perpétuer son souvenir. Van Thulden, collaborateur de Rubens, est choisi pour exécuter les estampes d'après les compositions du maître et diriger l'édition de l'ouvrage (paru en 1642). Le dessin des Beaux-Arts correspond à une première pensée, sorte de relevé rapide d'après la composition de Rubens[6].
  • La Vierge apparaissant au frère Jean Duns Scot[7], plume et lavis brun, H. 0,118 ; L. 0,085 m. Van Thulden illustre l'ouvrage sur l'ordre franciscain, Studium seraphicum sacri Ordinis Franciscani (publié en 1643). Il est constitué de six planches exécutées au burin par Jacob Neeffs, et consacré, hors de la page de titre, à cinq théologiens de l'ordre franciscain, dont Jean Duns Scot. Le dessin de l'Ecole des Beaux-Arts est préparatoire à l'une de ces estampes exécutées en sens inverse avec une grande fidélité par Jacob Neeffs (Bibliothèque nationale de France, Paris)[8].
  • Le Christ apparaissant à saint Antoine Abbé[9], plume, encre brune et lavis brun, H. 0,212 ; L. 0,178 m. Ce dessin est vraisemblablement destiné à être gravé, comme en témoigne l'inscription inversée des mots prononcés par le Christ "Saint Antoine, je suis avec toi". Il correspond à un modèle pour un petit tableau de dévotion exécuté pour un usage privé. Van Thulden est allé jusqu'à concevoir le cadre en proposant des variantes décoratives pour les parties latérales[10].
  • Sainte Agnès[11], plume, encre brune et lavis brun, H. 0,118 ; L. 0,085 m. Il s'agit sans doute d'une étude préparatoire pour une estampe, proche de la série gravée de saints et de saintes exécutée par P. de Bailliu vers 1640-1645[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Encyclopédie Larousse. Dictionnaire de la peinture
  2. Bermès 2001.
  3. a b et c Michaud 1826.
  4. a b et c Laureyssens 1995.
  5. « Le voyage du Prince Ferdinand de Barcelone à Gênes ou Quos ego, Théodore van Thulden », sur Cat'zArts
  6. Sous la direction d'Emmanuelle Brugerolles, Le Baroque en Flandres. Rubens, van Dyck, Jordaens. Carnets d'études 16, Beaux-arts de Paris les éditions, 2010-2012, p. 120-124, Cat. 25
  7. « La Vierge apparaissant au frère Jean Duns Scot, Théodore van Thulden », sur Cat'zArts
  8. Sous la direction d'Emmanuelle Brugerolles, Le Baroque en Flandres. Rubens, van Dyck, Jordaens. Carnets d'études 16, Beaux-arts de Paris les éditions, 2010-2012, p. 125-127, Cat. 26
  9. « Le Christ apparaissant à saint Antoine Abbé, Théodore van Thulden », sur Cat'zArts
  10. Sous la direction d'Emmanuelle Brugerolles, Le Baroque en Flandres. Rubens, van Dyck, Jordaens. Carnets d'études 16, Beaux-arts de Paris les éditions, 2010-2012, p. 128-129, Cat. 27
  11. « Sainte Agnès, Théodore van Thulden », sur Cat'zArts
  12. Sous la direction d'Emmanuelle Brugerolles, Le Baroque en Flandres. Rubens, van Dyck, Jordaens. Carnets d'études 16, Beaux-arts de Paris les éditions, 2010-2012, p. 130-131, Cat. 28

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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