Jean-François de Troy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Troy (homonymie).
Jean-François de Troy
Jean-François de Troy - Self-portrait.jpg
Jean-François de Troy, Autoportrait (1734 ou 1745),
château de Versailles.
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Lieux de travail
Œuvres principales

Jean-François de Troy, (ou Jean-Baptiste-François de Troy, suivant les sources[1]) né le à Paris et mort le à Rome, est un peintre et dessinateur de tapisseries français.

De son vivant, Jean-François de Troy fut considéré comme l'un des plus importants peintres d'histoire de France. Il était également sollicité pour ses peintures décoratives, portraits et peintures de genre. Dans ce dernier registre, il est considéré comme l'inventeur des « tableaux de modes » qui tentent de donner un portrait authentique des mœurs, modes et passes-temps de son époque[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-François de Troy est le fils du portraitiste François de Troy (1645-1730) qui l'encourage à faire un séjour en Italie de 1699 à 1706.

Il est reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1708. Entre 1724 et 1737, il travaille au palais de Versailles et au palais de Fontainebleau. Il crée des modèles de tapisseries pour la manufacture des Gobelins (Histoire d'Esther, Histoire de Jason). Il reçoit le premier prix du grand Concours de 1727 organisé par le duc d'Antin, directeur des Bâtiments, conjointement avec François Lemoyne, pour son tableau Le Repos de Diane (musée des beaux-arts de Nancy).

En 1738, Jean-François de Troy est nommé directeur de l'Académie de France à Rome, ville où il meurt le .

Œuvre[modifier | modifier le code]

Jean-François de Troy est aussi bien un peintre d'histoire, c'est-à-dire qu'il traite de sujets historiques, mythologiques, moraux ou religieux, qu'un peintre de genre, brossant des scènes de la vie quotidienne dans la lignée d'Antoine Watteau.

Pendant son séjour à Rome, de Troy était aussi actif en tant que peintre de fresques. Il en réalise une dans l'allée au nord de l'ancienne basilique Santi Bonifacio e Alessio représentant saint Gerolamo Emiliani présentant des orphelins à la Vierge[2].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

L'Alarme ou la Gouvernante fidèle (1723), Londres, Victoria and Albert Museum.
Femme lisant une lettre (1723), Berlin, Gemäldegalerie.
La Déclaration (1731), Berlin, château de Charlottenburg.
Le Triomphe de Mardochée (vers 1736), New York, Metropolitan Museum of Art.
Aux États-Unis
En France

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Le peintre-graveur Français, ou catalogue raisonné des estampes..." A.P.F. Robert Dumesnil, Paris 1844, sur google books, consulté le 10 novembre 2018
  2. a et b Laurie G. Winters, « Troy, de », in Grove Art Online, Oxford Art Online, Oxford University Press, Web, 31 janvier 2016.
  3. Le Triomphe de Mardochée, notice sur le site du Metropolitan Museum of Art.
  4. Didier Rykner, « Un tableau de Jean-François de Troy acquis par le Vassar College », La Tribune de l'art, 10 janvier 2018 (en ligne).
  5. Yannick Lintz, Le Musée des Beaux-Arts, Agen, Réunion des Musées nationaux, , 128 p. (ISBN 2-7118-4018-2), p. 77
  6. Bernard de Vregille, Éliane Vergnolle, Annick Deridder, Pascal Brunet, Jean-Pierre Gavinet, Pierre Chauve, La cathédrale Saint-Jean de Besançon, Besançon, Les cahiers de la Renaissance du vieux Besançon, , 100 p. (ISSN 1276-6771), p. 65.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Cuzin, « “Le Déjeuner de chasse” de Jean-François de Troy (1679-1752) peint pour Fontainebleau », Revue du Louvre, 1991, no 1, p. 43-48.
  • Christophe Leribault, Jean-François de Troy, 1679-1752, Éditions Arthena, 2002 (ISBN 2-903239-30-4).

Liens externes[modifier | modifier le code]