David Teniers le Jeune

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David Teniers le Jeune
David Teniers d. J. 008b.jpg

Autoportrait
(détail de la toile Le Gouverneur Léopold-Guillaume et sa collection de tableaux à Bruxelles, 1650-1652)

Naissance
Décès
(à 79 ans)
Bruxelles
Activité
Maître
Mouvement
Influencé par
Père
Fratrie
Abraham Teniers (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Anna Brueghel (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle

David Teniers II, dit le Jeune, né à Anvers le et mort à Bruxelles le (à 79 ans), est un peintre flamand, fils de David Teniers le vieux et de Dymphna de Wilde.

Le Joyeux Buveur, gravure de Coryn Boel d'après David Téniers II (entre 1645 et 1665)

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le neveu de Juliaen Teniers. Il reçu ses premières leçons de peinture de son père, mais la fréquentation d'Adriaen Brouwer, exerça sur lui un important ascendant.

En 1632, il devient membre de la guilde d'Anvers, en tant que spécialiste de petits formats religieux et de tableaux de genre. Il se lia alors avec Jan Brueghel l'Ancien, dit de velours, et en 1637 il épousa sa fille Anne en premières noces. A cette époque il perçoit plusieurs subsides publics dont ceux de la charge de Maître de la Chapelle du Saint sacrement à l'église Saint Jacques, et de Doyen de la Guilde de Saint Luc.

En 1647, il travaille pour l’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg, lorsqu’il administrait les Pays-Bas espagnols et il l'a suivit à Bruxelles comme peintre de cour en 1651.

Cette charge incluait la gestion de la collection d’œuvres d’art de l'archiduc. Il en a réalisé en 1660, un catalogue illustré Le Theatrum Pictorium, pour lequel il réalisa de petites copies de peintures italiennes, par exemple des Vénitiens du XVIe siècle. Une bonne partie de la collection venait de ventes aux enchères de nobles anglais, qu’avait chassés le puritanisme. Léopold-Guillaume légua cette collection à son neveu Léopold Ier, de sorte qu’elle devint propriété impériale et représente aujourd’hui une partie importante du musée d’histoire de l’art de Vienne.

Son travail pour Léopold-Guillaume lui vaut un succès immense auprès de souverains étrangers, tels que le Prince Guillaume II d'Orange, la reine Christine de Suède et le roi Philippe IV d'Espagne. Il oeuvra ensuite également pour Don Juan d'Autriche, successeur de Léopold-Guillaume. Sa production fut de plus en plus abondante et rapide et la qualité de ses oeuvres en a souffert : compositions plus faciles et moins vigoureuses et coloris moins délicats[1].

Il se remaria en 1656 avec Isabelle de Fren, dont il eut quatre enfants.

En 1663, il fut anobli et obtint de fonder une Académie d'Art à Anvers[2].

Il est le père du peintre David Teniers III.

Influence artistique[modifier | modifier le code]

Influencé par Rubens et Adam Elsheimer, son répertoire est particulièrement varié, même dans le domaine du paysage. Une chaumière blottie contre une terre, quelques arbres au détour d’un chemin lui suffisent comme motif de composition. Mais ce sont essentiellement les effets de lumières qui l’intéressent : il aime à représenter les paysages de campagne au crépuscule, par clair de lune, ou encore par temps de neige. À ses meilleurs moment il aime produire une belle synthèse, lorsqu’il élimine les détails, voit en masse, et procède par plan de couleur. Dans ce cas l’élément pittoresque, auquel il s’attarde trop souvent, disparaît et l’artiste exprime un sentiment de grandeur et de solitude.

Au début de sa carrière, il construit encore la composition en trois plans distincts : un corps de ferme, un arbre ou une colline, se présente solidement à contre-jour ; au-delà de cette coulisse, un chemin ou une rivière suscite des teintes plus claires ; dans le lointain, des massifs, des massifs de verdures aux nuances fondues se profilent sur le ciel. Et celui-ci, rempli de nuages, contribue à l’animation de la composition.

A la mort de Brouwer en 1638, il abandonna le genre anecdotique et truculent qui le caractérisait. Il développe alors un style beaucoup plus raffiné, à la fois vigoureux, délicat et plein de verve, ainsi qu'une technique brillante et savante qui se distingue par une touche légère et un coloris subtil.

Arbre généalogique[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peintre de cour l'archiduc à partir de 1651

Galerie[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Heesterbeek-Berkt, « David Teniers le Jeunes », dans Sabine van Sprang, Musée d’Art Ancien, Bruxelles, Musée Royaux des Beaux Arts de Belgique, (ISBN 90-77013-04-0), p. 174
  2. (en) Stephen Duffy & Jo Hedley, The Wallace Collection’s Pictures : A complete catalogue, Unicorn Press and Lindsay Fine art, , 515 p. (ISBN 0 906290 38 4), p. 418
  3. Fête, Montpellier RKD
  4. Joueur de musette, Louvre
  5. St Antoine, Louvre
  6. Miséricorde, Louvre
  7. Fumeur accoudé, Louvre
  8. Les Fumeurs, Wallace Coll.
  9. Homme au chapeau, Musée Fabre
  10. Partie de cartes, Louvre
  11. Libération de St Pierre, Wallace Coll.
  12. Auberge au bord de l'eau, Wallace
  13. Scène de jeu, Wallace Coll.
  14. St Antoine, Lille
  15. Galerie de l'archiduc, Vienne
  16. Fête villageoise, Louvre
  17. Chasse au héron, Louvre
  18. Entrée de don Juan, Wallace Coll.
  19. Le Chirurgien, Chrysler Museum
  20. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 535
  21. Nicolas d’Archimbaud, Louvre, Editions du Club France Loisirs, , 149 p. (ISBN 2-7441-1984-9), p.63
  22. Joueurs de cartes, Bruxelles

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) Cornelis de Bie, Het Gulden Cabinet, 1662, p. 334
  • (Collectif), Bulletin de la Commission royale d'histoire, tome quatre-vingtième, Premier bulletin, Kiesslings, Bruxelles, 1911.
  • (de) Wilhelm von Bode, Adriaen Brouwer : ein Bild seines Lebens und seines Schaffens, Hobbing, Berlin, 1922.
  • Georges Eekhoud, Teniers, Bruxelles-Paris, L.-J. Kryn & A. Perche, 1926.
  • L. Galesloot, Quelques renseignements sur la famille de P. P. Rubens et le décès de David Teniers et Un procès de David Teniers et la corporation des peintres de Bruxelles.
  • (de) Max Rooses, Geschichte der Malerschule Antwerpens, Th. Riedel, Munich, 1889.
  • (de) Adolf Rosenberg, Teniers der Jüngere; mit 63 Abbildungen von Gemälden und Zeichnungen, Künstler-Monographien 8, Velhagen & Klasing, Bielefel/Leipzig 1895
  • (en) John Smith, A Catalogue Raisonne of the Works of the Most Eminent Dutch, Flemish and French Painters.
  • (nl) F.T. Van der Brandern, Geschiedenis der Antwerpsche Schilderschool.
  • John Vermoelen, Notice historique sur David Teniers et sa famille.
  • Alph. Wauters, Histoire des environs de Bruxelles et Les Tapisseries bruxelloises.
  • Mathieu Guerriaud, « La gravure mystérieuse », Revue d'histoire de la pharmacie, 2011, vol. 59, numéro 371, p. 394-415 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]