Thomas Blanchet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Blanchet.
image illustrant un peintre image illustrant français
Cet article est une ébauche concernant un peintre français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2015).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Thomas Blanchet
Thomas Blanchet, Teutsche Academie, 1675-1683.jpg

Portrait gravé de Thomas Blanchet dans Teutsche Academie, 1675-1683

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Maître
Mouvement
Influencé par

Thomas Blanchet, né en 1614 à Paris, mort le à Lyon, est un peintre français de style classique voire baroque, qui joua à Lyon un rôle comparable à celui de Le Brun à Paris. Grâce à sa présence de 1655 à 1689, conjointement avec son illustre contemporain Horace Le Blanc, « Lyon possède [...] des artistes exceptionnels, créateurs de styles et dont le renom s'étend dans tous le royaume »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Thomas Blanchet débute dans l'atelier du sculpteur Jacques Sarrazin, mais, remarqué par Simon Vouet, Blanchet préfère s'adonner à la peinture plutôt qu'à la sculpture. Son talent est bientôt remarqué et il part se perfectionner en Italie. Il y bénéficie des conseils de Nicolas Poussin et d'Andrea Sacchi, et proclame son admiration pour Michel-Ange.

Revenu en France, il est appelé à Lyon en 1655 pour participer à la décoration du nouvel Hôtel de Ville. Avec Germain Panthot, il réalise l'escalier d'honneur et le grand salon du nouvel Hôtel de Ville sur un programme iconographique conçu par le père Ménestrier, achevé en 1674, mais détruit en partie par un incendie en .

Etabli à Lyon, il y produira une grande quantité de tableaux, notamment des portraits et des sujets historiques, la municipalité et l'Église étant les deux principaux donneurs d'ordre.

Il peint, en 1663, le Ravissement de saint Philippe après le baptême de l'eunuque de Candace, qui sera offert à Notre-Dame de Paris.

De 1662 à 1686 il travaille pour la chapelle de la Trinité.

En 1675, à la mort de Panthot, il est nommé peintre officiel de la ville de Lyon.

En 1676, il est reçu à l'Académie royale, avec pour tableau de réception Cadmus tuant le dragon et en semant les dents.

Blanchet travaille ensuite aux décors allégoriques, en partie sauvegardés, du palais de Roanne[2], alors siège du présidial de Lyon.

De 1675 à 1684, il conçoit l'iconographie du réfectoire et du grand escalier de l'abbaye de Saint-Pierre-les-Nonnains de Lyon, dit aussi palais des Dames de Saint-Pierre, couvent situé place des Terreaux, actuel musée des beaux-arts de Lyon. Ces décors allégoriques célèbrent l'antique gloire de la ville[3]. Il s'y fait aider par Louis Cretey, avec qui il formera école.

Il participe dès 1676 à la fondation de l’Académie de peinture de Lyon, qui sera effective en 1681.

De 1681 à 1686, il travaille pour le Carmel de La Croix Rousse : église, maître-autel, retable, tombeau de Nicolas de Villeroy. Il apporte encore diverses contributions aux Pénitents, à l’église Saint-Polycarpe, à la chapelle de l'Hôtel-Dieu etc...

Il meurt à Lyon en 1689.

Plusieurs de ses œuvres ont été perdues, notamment lors de l'incendie de l'Hôtel de Ville, mais le Musée du Louvre conserve de lui de multiples dessins, et son Enlèvement de saint Philippe après avoir baptisé l’eunuque Candace destiné à Notre-Dame de Paris en 1663.

Une rue de la ville de Lyon porte son nom.

Œuvres[modifier | modifier le code]

À Lyon[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A.P.F. Robert-Dumesnil, Le peintre-graveur français, tome 6, Paris, 1842.
  • Chou Ling, Thomas Blanchet, Sa vie, ses œuvres et son art, Lyon, 1941.
  • Lucie Galactéros de Boissier, Thomas Blanchet, 1614-1689, [catalogue raisonné], Arthéna, Paris, 1991.
  • André Pelletier, Jacques Rossiaud, Françoise Bayard et Pierre Cayez, Histoire de Lyon : des origines à nos jours, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, , 955 p. (ISBN 2-84147-190-X, notice BnF no FRBNF41276618, lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pelletier et al. 2007, p. 549.
  2. Pelletier et al. 2007, p. 368.
  3. Pelletier et al. 2007, p. 369.
  4. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 9 novembre 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]