Morschwiller-le-Bas

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Morschwiller-le-Bas
La mairie.
La mairie.
Blason de Morschwiller-le-Bas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Kingersheim
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Fabian Jordan
Maire
Mandat
Josiane Mehlen-Vetter
2014-2020
Code postal 68790
Code commune 68218
Démographie
Population
municipale
3 621 hab. (2014)
Densité 480 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 12″ nord, 7° 16′ 16″ est
Altitude Min. 248 m – Max. 311 m
Superficie 7,55 km2
Localisation

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Morschwiller-le-Bas

Morschwiller-le-Bas est une commune de la banlieue de Mulhouse[1]. Elle est située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est. La commune est membre de Mulhouse Alsace Agglomération.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Morschwillerois et les Morschwilleroises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Morschwiller-le-Bas
Reiningue Lutterbach Mulhouse quartier de Dornach
Heimsbrunn Morschwiller-le-Bas Mulhouse quartier de Dornach
Hochstatt Hochstatt Didenheim

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Morschwiller-le-Bas est limitrophe de la ville de Mulhouse et les communes de Didenheim, Heimsbrunn, Hochstatt, Lutterbach et Reiningue.

Le village est traversée par le ruisseau Steinbächlein (ou Steinbaechel), un bras secondaire de la Doller qui alimentait autrefois l'usine Hofer de blanchisserie et d’impression textile, et par son affluent le Markrübe, un ried qui draine les eaux des plateaux du Rohrberg et du Lechenberg qui surplombent la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

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  • 735 : le comte Eberhard, duc d'Alsace fait don de terres au monastère de Murbach. Au début du Moyen Âge, la localité fait partie des terres des comtes d'Eguisheim, successeurs des ducs d'Alsace[2].
  • 1324 : le village entre en possession des Habsbourg, par mariage de la dernière héritière de Ferrette.
  • 1361 : les Habsbourg l'inféodent aux de Dornach puis (en 1438) aux « Zu Rhein ».
  • 1376 : les Anglais incendient le village.
  • XVe siècle : la seigneurie d'Altkirch érige Morschwiller-le Bas en mairie, Louis XIV[Quoi ?] cède aux Reinach les 3/4 du village.
  • 1444 : les Armagnacs sévissent à leur tour.
  • 1467-1468 : les Suisses font aussi des dommages.
  • 1629 & 1631 : le village est incendié.
  • 1648 : le village ne compte plus que 7 familles.
  • 1700 : Véréna, épouse de Hertrich Zu Rhein hérite de la localité et ajoute à son nom « de Morschwiller ».
  • 1790-1795 : Morschwiller-le-Bas est intégré au canton de Brunstatt.
  • 1795-1802 : Morschwiller-le-Bas est intégré au canton de Lutterbach.
  • 1802-1861 : la commune est intégrée au canton de Mulhouse.
  • 1861 : Morschwiller-le-Bas fait partie du canton de Mulhouse-sud.
  • 1914-1918 : la population est évacuée vers 38 localités du nord de l'Alsace et en Pays de Bade, pour cause de bombardements.
  • 1923 : la commune a été décorée le 30 janvier de la croix de guerre 1914-1918[3].
  • 1945 : une partie de la population est évacuée. L'église est fortement endommagée.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Morschwiller-le-Bas

Les armes de Morschwiller-le-Bas se blasonnent ainsi :
« Parti, au premier d'azur à la fasce d'or accompagné de trois étoiles à cinq rais d'argent, au second d'argent au lion rampant de sinople lampassé de gueules. »[5]

Les armoiries de la commune ont été approuvées par le Conseil Municipal le 3 septembre 1979.

En langage courant, le blasonnement indiquent un écu divisé verticalement en deux parties égales. La partie de gauche en regardant l’écu possède un fond bleu (azur) sur lequel est posé une fasce jaune (or), de part et d’autre de ce meuble sont placées des étoiles à cinq rais blanches (argent), deux au-dessus, une en dessous, la partie droite étant garnie par un lion de couleur vert sur fond argent.

La composition des nouvelles armoiries est inspirée de celles des seigneurs qui ont possédé le village avant la Révolution :

  • à droite de l’écu : les armoiries de la famille Zu Rhein (lion), qui succédèrent à la famille de Dornach et furent propriétaires d’une partie du village ;
  • à gauche, les armoiries des de Bergeret (étoiles) qui ont détenu une autre partie du village de 1730 à 1789. Les armoiries de cette famille se trouvent d’ailleurs sur une pierre-borne du ban.

Avant 1979, les armoiries (non officielles) de Morschwiller-le-Bas ne représentaient que les armes de la famille de Bergeret. Or la Commune de Richwiller, qui a également appartenu aux de Bergeret[6],[7], a en premier adopté officiellement les armes de cette famille. Deux communes ne pouvant avoir les mêmes armoiries, le Conseil municipal a définitivement opté pour la composition décrite ci-dessus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1885
Période Identité Étiquette Qualité
1885 1902 M. Antoine Wiessler    
1902 1919 M. Jacques Schmitt    
1919 1919 M. Gaston Meyer    
1919 1922 M. Gustave Baldeck    
1922 1945 M. Albert Harnist    
1945 1947 M. Charles Umhauer    
1947 1952 M. Auguste Kirchhoff    
1952 1953 M. Edmond Bauer    
1953 1971 M. Edouard Schneider    
1971 1977 M. Joseph Wurth    
1977 mars 2008 M. Jean-Paul Wurth PS Enseignant
mars 2008 en cours Mme Josiane Mehlen-Vetter UDI Professeur certifié d'Économie-Gestion option Administration
Les données manquantes sont à compléter.

Source : Archives départementales du Haut-Rhin

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[8] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 257 000 €, soit 624 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 982 000 €, soit 548 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 542 000 €, soit 150 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 477 000 €, soit 132 € par habitant.
  • endettement : 2 155 000 €, soit 596 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 10,53 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,77 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 59,45 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 621 habitants, en augmentation de 8,74 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
734 708 863 1 045 1 334 1 411 1 428 1 242 1 658
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 823 2 056 2 197 2 174 2 092 1 968 1 993 1 997 1 929
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 976 2 238 2 309 1 692 2 080 2 092 1 977 1 846 1 944
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 910 1 920 2 122 2 206 2 445 2 606 2 804 3 432 3 621
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Accès et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par l’échangeur routier sur la rocade ouest de Mulhouse (D 68) qui permet de rejoindre l'autoroute A36. La commune est traversée d'ouest en est par la D166.

La localité est reliée au réseau de bus de l'agglomération de Mulhouse opéré par l'entreprise Soléa. En semaine, la ligne  52  traverse la commune d'ouest en est et permet de rejoindre la ligne 2 du tramway (Station Nations Mulhouse-Coteaux / via Porte Jeune Mulhouse / Terminus Nouveau Bassin Mulhouse). Les dimanches, jours fériés et soirées, un service de taxis desservant les mêmes arrêts que le bus no 52 permet d'assurer la continuité du trafic.

Le village compte 6 arrêts de bus : Campanule, Oberdorf, Cure qui dessert le centre du village, Pèlerins, Hofer qui dessert le quartier (cité Hofer) et l'arrêt Source qui dessert la zone commerciale de Morschwiller-le-Bas.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Morschwiller-le-Bas possède une église néo-gothique réalisée sous la maîtrise d'oeuvre de Charles Winkler[13] avec un orgue[14]. Elle a été construite en 1877 et son nom est Saint-Ulrich[15].

Ancien château des Zu Rhein[16] : Château reconstruit en 1726 à l'emplacement d'un ancien château par François Joseph Conrad Zu Rhein ; armoiries au-dessus de la porte martelées pendant la révolution ; château acheté en 1860 par Albert Tachard (avocat parisien) qui aurait fait ajouter un étage au château et qui a fait construire une ferme modèle Napoléon III en briques polychromes dans l'enclos ; du château, très endommagé pendant la dernière guerre, ne subsistent que des vestiges ; la chapelle funéraire a disparu.

Le monument aux morts[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alfred Giess, peintre qui a donné son nom à l'école primaire communale.
  • Jean Hofer, industriel qui possédait une importante usine textile installée dans le village. Donne son nom à l'un des quartiers (cité Hofer).
  • Julien Koszul, compositeur et organiste.
  • Sylvie Blocher, artiste vidéaste.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]