Morschwiller-le-Bas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Morschwiller-le-Bas
La mairie.
La mairie.
Blason de Morschwiller-le-Bas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Mulhouse-Sud
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Jean-Marie Bockel
Maire
Mandat
Josiane Mehlen-Vetter
2014-2020
Code postal 68790
Code commune 68218
Démographie
Population
municipale
3 527 hab. (2012)
Densité 467 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 12″ N 7° 16′ 16″ E / 47.7367, 7.271147° 44′ 12″ Nord 7° 16′ 16″ Est / 47.7367, 7.2711  
Altitude Min. 248 m – Max. 311 m
Superficie 7,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte administrative du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Morschwiller-le-Bas

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte topographique du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Morschwiller-le-Bas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Morschwiller-le-Bas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Morschwiller-le-Bas

Morschwiller-le-Bas est une commune de la banlieue de Mulhouse[1]. Elle fait partie du département du Haut-Rhin et de la région Alsace. La commune est membre de Mulhouse Alsace Agglomération.

Ses habitants sont appelés les Morschwillerois et les Morschwilleroises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Morschwiller-le-Bas
Reiningue Lutterbach Mulhouse Parc de la Mer-Rouge
Heimsbrunn Morschwiller-le-Bas Mulhouse quartier de Dornach
Hochstatt Hochstatt Parc des collines Didenheim

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Morschwiller-le-Bas est limitrophe de la ville de Mulhouse et les communes de Didenheim, Heimsbrunn, Hochstatt, Lutterbach et Reiningue. Le village est traversée par le ruisseau Steinbächlein, un bras secondaire de la Doller qui alimentait autrefois l'usine Hofer de blanchisserie et d’impression textile.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 735 : le Comte Eberhard, Duc d'Alsace fait don de terres au monastère de Murbach. Au début du Moyen Âge, la localité fais.t partie des terres des comtes d'Eguisheim, successeurs des ducs d'Alsace.
  • 1324 : le village entre en possession des Habsbourg, par mariage de la dernière héritière de Ferrette.
  • 1361 : les Habsbourg l'inféodent aux « de Dornach » puis aux « Zu Rhein » (1438).
  • 1376 : les Anglais incendient le village.
  • XVe siècle : la Seigneurie d'Altkirch érige Morschwiller-le Bas en mairie, Louis XIV cède aux Reinach les 3/4 du village.
  • 1444 : les Armagnacs sévissent à leur tour.
  • 1467-1468 : les Suisses font aussi des dommages.
  • 1629 & 1631 : le village est incendié.
  • 1648 : le village ne compte plus que 7 familles.
  • 1700 : Véréna, épouse de Hertrich de Zu Rhein hérite de la localité et ajoute à son nom « de Morschwiller ».
  • 1790-1795 : Morschwiller-le-Bas est intégré au canton de Brunstatt.
  • 1795-1802 : Morschwiller-le-Bas est intégré au canton de Lutterbach.
  • 1802-1861 : la commune est intégrée au canton de Mulhouse.
  • 1861 : Morschwiller-le-Bas fait partie du canton de Mulhouse-sud.
  • 1914-1918 : la population est évacuée vers 38 localités du nord de l'Alsace et en Pays de Bade, pour cause de bombardements.
  • 1945 : une partie de la population est évacuée. L'église est fortement endommagée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Morschwiller-le-Bas

Les armes de Morschwiller-le-Bas se blasonnent ainsi :
« Parti, au premier d'azur à la fasce d'or accompagné de trois étoiles à cinq rais d'argent, au second d'argent au lion rampant de sinople lampassé de gueules. »[2]

Les armoiries de la commune ont été approuvées par le Conseil Municipal le 3 septembre 1979.

En langage courant, le blasonnement indiquent un écu divisé verticalement en deux parties égales. La partie de gauche en regardant l’écu possède un fond bleu (azur) sur lequel est posé une fasce jaune (or), de part et d’autre de ce meuble sont placées des étoiles à cinq rais blanches (argent), deux au-dessus, une en dessous, la partie droite étant garnie par un lion de couleur vert sur fond argent.

La composition des nouvelles armoiries est inspirée de celles des seigneurs qui ont possédé le village avant la Révolution :

  • à droite de l’écu : les armoiries de la famille des Zu Rhein (lion), qui succédèrent à la famille de Dornach et furent propriétaires d’une partie du village ;
  • à gauche, les armoiries des De Bergeret (étoiles) qui ont détenu une autre partie du village de 1730 à 1789. Les armoiries de cette famille se trouvent d’ailleurs sur une pierre-borne du ban.

Avant 1979, les armoiries (non officielles) de Morschwiller-le-Bas ne représentaient que les armes de la famille De Bergeret. Or la Commune de Richwiller, qui a également appartenu aux De Bergeret, a en premier adopté officiellement les armes de cette famille. Deux communes ne pouvant avoir les mêmes armoiries, le Conseil Municipal a définitivement opté pour la composition décrite ci-dessus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 M. Jean Rieder    
1792 1795 M. Meinrad Fuehr    
1795 1797 M. Louis Bohler    
1797 1797 M. Martin Kirchhof    
1797 1799 M. André Schultz    
1799 1800 M. Jean Bader    
1800 1807 M. Martin Kirchhof    
1807 1816 M. Antoine Harnist    
1816 1816 M. Gabriel Bohler    
1816 1821 M. Jean Harnist    
1821 1830 M. Antoine Harnist    
1830 1835 M. Thiébaut Struch    
1835 1843 M. Léonard Schultz    
1843 1848 M. Joseph Saltzmann    
1848 1870 M. Edouard Hofer    
1870 1885 M. Jacques Harnist    
1885 1902 M. Antoine Wiessler    
1902 1919 M. Jacques Schmitt    
1919 1919 M. Gaston Meyer    
1919 1922 M. Gustave Baldeck    
1922 1945 M. Albert Harnist    
1945 1947 M. Charles Umhauer    
1947 1952 M. Auguste Kirchhoff    
1952 1953 M. Edmond Bauer    
1953 1971 M. Edouard Schneider    
1971 1977 M. Joseph Wurth    
1977 mars 2008 M. Jean-Paul Wurth   Enseignant
mars 2008 en cours Mme Josiane Mehlen-Vetter UDI Professeur certifié d'Économie-Gestion option Administration
Les données manquantes sont à compléter.

Source : Archives départementales du Haut-Rhin

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 527 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
734 708 863 1 045 1 334 1 411 1 428 1 242 1 658
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 823 2 056 2 197 2 174 2 092 1 968 1 993 1 997 1 929
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 976 2 238 2 309 1 692 2 080 2 092 1 977 1 846 1 944
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 910 1 920 2 122 2 206 2 445 2 606 2 804 3 039 3 432
2012 - - - - - - - -
3 527 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Accès et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par l’échangeur routier sur la rocade ouest de Mulhouse (D68) qui permet de rejoindre l'autoroute A36. La commune est traversée d'ouest en est par la D166.

La localité est reliée au réseau de bus de l'agglomération de Mulhouse opéré par l'entreprise Soléa. En semaine, la ligne  52  traverse la commune d'ouest en est et permet de rejoindre la ligne 2 du tramway (Station Nations Mulhouse-Coteaux / via Porte Jeune Mulhouse / Terminus Nouveau Bassin Mulhouse). Les dimanches, jours fériés et soirées, un service de taxis desservant les mêmes arrêts que le bus no 52 permet d'assurer la continuité du trafic.

Le village compte 6 arrêts de bus : Campanule, Oberdorf, Cure qui dessert le centre du village, Pèlerins, Hofer qui dessert le quartier (cité Hofer) et l'arrêt Source qui dessert la zone commerciale de Morschwiller-le-Bas.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Morschwiller-le-Bas possède une église néo-gothique. Elle a été construite en 1877 et son nom est Saint-Ulrich.

Ancien château des Zu Rhein : Château reconstruit en 1726 à l'emplacement d'un ancien château par François Joseph Conrad Zu Rhein ; armoiries au-dessus de la porte martelées pendant la révolution ; château acheté en 1860 par Albert Tachard (avocat parisien) qui aurait fait ajouter un étage au château et qui a fait construire une ferme modèle Napoléon III en briques polychromes dans l'enclos ; du château, très endommagé pendant la dernière guerre, ne subsistent que des vestiges ; la chapelle funéraire a disparu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alfred Giess : peintre qui a donné son nom à l'école primaire communale.
  • Jean Hofer, industriel qui possédait une importante usine textile installée dans le village. Donne son nom à l'un des quartiers (cité Hofer).
  • Julien Koszul, compositeur et organiste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]