Reiningue

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Reiningue
La plus ancienne maison de la commune[1].
La plus ancienne maison de la commune[1].
Blason de Reiningue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Kingersheim
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Jean-Marie Bockel
Maire
Mandat
Alain Leconte
2014-2020
Code postal 68950
Code commune 68267
Démographie
Gentilé Reininguois
Population
municipale
1 950 hab. (2014)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 05″ nord, 7° 13′ 56″ est
Altitude Min. 255 m – Max. 297 m
Superficie 18,54 km2
Localisation

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Reiningue

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Reiningue

Reiningue est une commune française de la banlieue de Mulhouse[2] située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

À la limite sud de l'ancien bassin potassique d'Alsace, Reiningue est située à quelques centaines de mètres du lit de la Doller au sud (au-delà de laquelle commence le Sundgau), et de la forêt de Nonnenbruch au nord, dans le triangle Altkirch - Thann - Mulhouse.

La commune se trouve à l'intersection des routes départementales D 19 (Spechbach-le-Haut - Bollwiller) et D 20 (Mulhouse - Aspach-le-Bas), à proximité de la route nationale N66 (Saint-Louis - Remiremont). Elle est désormais longée au sud par l'autoroute A36 (E54), qui relie Mulhouse à Beaune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]


Voici ci-dessous une carte représentant le découpage territorial des communes limitrophes :

Carte des communes limitrophes
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Rose des vents Cernay Wittelsheim Rose des vents
Schweighouse-Thann N Lutterbach
O    Reiningue    E
S
Heimsbrunn Morschwiller-le-Bas

Histoire[modifier | modifier le code]

Un torque datant du IVe siècle av. J.-C., retrouvé dans un tumulus de la forêt du Nonnenbruch, est conservé au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye[3].

Reiningue a appartenu aux comtes d'Alsace[4], puis aux comtes de Ferrette. Les Habsbourg en deviennent seigneurs, de 1324 à 1648[5].

Le 10 août 1914, l'ancienne église baroque est détruite, en même temps qu'une cinquantaine de maisons du village[5]. L'église actuelle date de 1923.

La commune a été décorée le 30 janvier 1923 de la croix de guerre 1914-1918[6] et, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Reiningue

Les armes de Reiningue se blasonnent ainsi :
« D'azur au fer à cheval d'or, les huit trous de clous ajourés du champ, le buste-reliquaire de saint Romain d'argent auréolé d'or alésé en pointe. »[8]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Reiningen dès 837[9],[10], Reinnungen au XIIe siècle, Reinuongen en 1305[11], Reiningen en 1793-1801. Le nom de la commune est Reiningen en allemand.

Ce toponyme signifierait « le lieu sur la source », à partir du gaulois rino / reino « source, cours d'eau », suivi du suffixe -inum. Une source, probablement déjà connue à l'époque celtique, aurait en effet existé à l'emplacement de l'actuelle église (selon la tradition, elle aurait jailli au passage des reliques de Saint Romain lors de leur transfert, organisé par le pape Léon IX, au couvent de l'Œlenberg en 1049)[12].

Il s'agit plus probablement, d'après les formes les plus anciennes, d'un toponyme médiéval, basé sur un nom de personne germanique Raino[13] ou Ragino[11], suivi du suffixe -ing(en)[13],[11] marquant la parentèle et la propriété. Ce type de formation toponymique en -ing(en) a été bien étudié par les toponymistes et est caractéristique de la toponymie des pays de langue germanique, mais aussi de langue romane, puisque ce suffixe romanisé en -ingas ou -ingos y a pris la forme -ange, -ans ou -ens[14]. On retrouve vraisemblablement la même formation toponymique romanisée dans les Vosges sous la forme Relanges [in Rainangis vers 1030[13], In Rainankis vers 1030 (Ch. de Cluny, IV, 41), In loco qui vocatur Rainangis vers 1030 (Ch. de Cluny, IV, p. 42), Raningas, 1050 (Ch. de Cluny, IV, p. 407)], bien que la solution d'un nom d'homme germanique Rainingus, suivi de la désinence -as, ne soit pas à écarter.

Par contre, si le suffixe présumé gaulois -inum peut être identifié dans de nombreux toponymes comme Barentinum (Barentini 1006) ou Gravinum (Table de Peutinger), il a abouti régulièrement à la finale -in (Barentinum > Barentin). Il n'y a, en revanche, par la datation et la nature des attestations médiévales de Reiningue en -ingen, aucune preuve qu'il s'agisse de la réinterprétation du suffixe gaulois -inum antérieur, comme cela a pu arriver ailleurs. En outre, il n'existe pas de gaulois *rino / *reino signifiant « source, cours d'eau », mais un gaulois renos (lire rēnos) signifiant « rivière, fleuve » (« flot, qui coule »)[15] et non pas « source ». De plus, il n'y aucun élément de comparaison qui permette d'établir que le terme renos ait pu être suivi d'un suffixe -in- ou de tout autre suffixe dans la toponymie.

En revanche, il n'y a aucune ambiguïté sur la nature des formes anciennes des différents toponymes en -ingue d'Alsace : elles sont toutes en -inga pour les plus anciennes, par exemple Hésingue (Hassinga 831) ou Huningue (Huninga 828) et plus tard en -ingen, par exemple Knœringue (Cnoringen 1090) ou Kœtzingue (Kœtzingen 1273)[11]. Il s'agit, jusque preuve du contraire, du suffixe germanique -inga > -ingen, francisé graphiquement en -ingue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Alain Leconte DVG Professeur d'espagnol
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[16] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 679 000 €, soit 1 383 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 161 000 €, soit 599 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 780 000 €, soit 403 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 545 000 €, soit 797 € par habitant.
  • endettement : 297 000 €, soit 154 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 8,80 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 10,67 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 59,02 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 950 habitants, en augmentation de 12,26 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
889 846 990 945 1 072 1 130 1 204 1 269 1 290
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 216 1 222 1 310 1 276 1 230 1 273 1 266 1 289 1 323
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 273 1 309 1 350 1 007 1 181 1 291 1 328 1 210 1 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 500 1 536 1 759 1 701 1 683 1 630 1 705 1 850 1 950
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006 [20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Photos[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ancienne ferme, 22 rue Principale, dans laquelle naquit Romain Hinderer (1668-1744), missionnaire de la compagnie de Jésus en Chine.
  2. Définition de la banlieue de Mulhouse sur le site de l'INSEE
  3. Notice et photo en ligne
  4. « Village », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a et b Jean-Robert Zimmermann, Mulhouse et ses environs : Promenades et découvertes, La Nuée Bleue / DNA, 2006 (ISBN 2-7165-0685-X)
  6. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  7. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  8. Archives Départementales du Haut-Rhin
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 561.
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  11. a, b, c et d Ernest Nègre, op. cit.
  12. Michel Paul Urban, La grande encyclopédie des lieux d'Alsace, La Nuée Bleue (éd. 2010) (ISBN 978-2-7165-0756-1)
  13. a, b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [2]
  15. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gaulois, éditions Errance 2003, p. 256.
  16. Les comptes de la commune
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. « Couvent d'Oelenberg », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Couvent de chanoines réguliers de saint Augustin, de jésuites, puis de cisterciens trappistes Saint-Léon, Saint-Michel, Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Reiningue, inventaire de l'orgue de l'abbaye de l'Oelenberg
  24. « Eglise paroissiale Saint-Romain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Notice no IM68000629 », base Palissy, ministère français de la Culture orgue de Georges Schwenkedel de l'église paroissiale Saint-Romain
  26. Reiningue, St Romain, inventaire de l'orgue de Georges Schwenkedel, 1932]
  27. « Chapelle notre dame de Deckwiller »
  28. La chapelle de la Mère de Dieu
  29. « Puits dit Puits de Saint-Romain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Puits », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Calvaire Schaecher », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Croix monumentale », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Croix monumentale », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Croix monumentales, Calvaires », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Château de Blauenstein », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Plan d'eau de Reiningue