Reiningue

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Reiningue
La plus ancienne maison de la commune[1]
La plus ancienne maison de la commune[1]
Blason de Reiningue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Wittenheim
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Jean-Marie Bockel
Maire
Mandat
Alain Leconte
2014-2020
Code postal 68950
Code commune 68267
Démographie
Gentilé Reininguois
Population
municipale
1 908 hab. (2012)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 05″ N 7° 13′ 56″ E / 47.7513888889, 7.2322222222247° 45′ 05″ Nord 7° 13′ 56″ Est / 47.7513888889, 7.23222222222
Altitude Min. 255 m – Max. 297 m
Superficie 18,54 km2
Localisation

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Reiningue

Reiningue est une commune française de la banlieue de Mulhouse[2] située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. La commune est membre de Mulhouse Alsace Agglomération.

Géographie[modifier | modifier le code]

À la limite sud de l'ancien bassin potassique d'Alsace, Reiningue est située à quelques centaines de mètres du lit de la Doller au sud (au-delà de laquelle commence le Sundgau), et de la forêt de Nonnenbruch au nord, dans le triangle Altkirch - Thann - Mulhouse.

La commune se trouve à l'intersection des routes départementales D19 (Spechbach-le-Haut - Bollwiller) et D20 (Mulhouse - Aspach-le-Bas), à proximité de la route nationale N66 (Saint-Louis - Remiremont). Elle est désormais longée au sud par l'autoroute A36 (E54), qui relie Mulhouse à Beaune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]


Voici ci-dessous une carte représentant le découpage territorial des communes limitrophes :

Carte des communes limitrophes
Cliquez sur la carte pour l'agrandir.
Rose des vents Cernay Wittelsheim Rose des vents
Schweighouse-Thann N Lutterbach
O    Reiningue    E
S
Heimsbrunn Morschwiller-le-Bas

Histoire[modifier | modifier le code]

Un torque datant du IVe siècle av. J.-C., retrouvé dans un tumulus de la forêt du Nonnenbruch, est conservé au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye[3].

Reiningue a appartenu aux comtes d'Alsace, puis aux comtes de Ferrette. Les Habsbourg en deviennent seigneurs, de 1324 à 1648[4].

Le 10 août 1914, l'ancienne église baroque est détruite, en même temps qu'une cinquantaine de maisons du village[4]. L'église actuelle date de 1923.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Reiningue

Les armes de Reiningue se blasonnent ainsi :
« D'azur au fer à cheval d'or, les huit trous de clous ajourés du champ, le buste-reliquaire de saint Romain d'argent auréolé d'or alésé en pointe. »[5]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Reiningen dès 837[6],[7], Reinnungen au XIIe siècle, Reinuongen en 1305[8], Reiningen en 1793-1801. Le nom de la commune est Reiningen en allemand.

Ce toponyme signifierait « le lieu sur la source », à partir du gaulois rino / reino « source, cours d'eau », suivi du suffixe -inum. Une source, probablement déjà connue à l'époque celtique, aurait en effet existé à l'emplacement de l'actuelle église (selon la tradition, elle aurait jailli au passage des reliques de Saint Romain lors de leur transfert, organisé par le pape Léon IX, au couvent de l'Œlenberg en 1049)[9].

Il s'agit plus probablement, d'après les formes les plus anciennes, d'un toponyme médiéval, basé sur un nom de personne germanique Raino[10] ou Ragino[8], suivi du suffixe -ing(en)[10],[8] marquant la parentèle et la propriété. Ce type de formation toponymique en -ing(en) a été bien étudié par les toponymistes et est caractéristique de la toponymie des pays de langue germanique, mais aussi de langue romane, puisque ce suffixe romanisé en -ingas ou -ingos y a pris la forme -ange, -ans ou -ens[11]. On retrouve vraisemblablement la même formation toponymique romanisée dans les Vosges sous la forme Relanges [in Rainangis vers 1030[10], In Rainankis vers 1030 (Ch. de Cluny, IV, 41), In loco qui vocatur Rainangis vers 1030 (Ch. de Cluny, IV, p. 42), Raningas, 1050 (Ch. de Cluny, IV, p. 407)], bien que la solution d'un nom d'homme germanique Rainingus, suivi de la désinence -as, ne soit pas à écarter.

Par contre, si le suffixe présumé gaulois -inum peut être identifié dans de nombreux toponymes comme Barentinum (Barentini 1006) ou Gravinum (Table de Peutinger), il a abouti régulièrement à la finale -in (Barentinum > Barentin). Il n'y a, en revanche, par la datation et la nature des attestations médiévales de Reiningue en -ingen, aucune preuve qu'il s'agisse de la réinterprétation du suffixe gaulois -inum antérieur, comme cela a pu arriver ailleurs. En outre, il n'existe pas de gaulois *rino / *reino signifiant « source, cours d'eau », mais un gaulois renos (lire rēnos) signifiant « rivière, fleuve » (« flot, qui coule »)[12] et non pas « source ». De plus, il n'y aucun élément de comparaison qui permette d'établir que le terme renos ait pu être suivi d'un suffixe -in- ou de tout autre suffixe dans la toponymie.

En revanche, il n'y a aucune ambiguïté sur la nature des formes anciennes des différents toponymes en -ingue d'Alsace : elles sont toutes en -inga pour les plus anciennes, par exemple Hésingue (Hassinga 831) ou Huningue (Huninga 828) et plus tard en -ingen, par exemple Knœringue (Cnoringen 1090) ou Kœtzingue (Kœtzingen 1273)[8]. Il s'agit, jusque preuve du contraire, du suffixe germanique -inga > -ingen, francisé graphiquement en -ingue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Alain Leconte DVG Professeur d'espagnol
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 908 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
889 846 990 945 1 072 1 130 1 204 1 269 1 290
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 216 1 222 1 310 1 276 1 230 1 273 1 266 1 289 1 323
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 273 1 309 1 350 1 007 1 181 1 291 1 328 1 210 1 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 500 1 536 1 759 1 701 1 683 1 630 1 696 1 705 1 908
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Abbaye Notre-Dame d'Oelenberg, le monastère et son moulin, ensemble construit du XIe au XVIIIe siècle, est classée aux Monuments historiques.
  • L'église Saint Romain renferme les reliques du saint placées dans deux châsses du XIe et du XIIe siècle ainsi que le buste de Saint Romain du XIVe siècle. Ces reliques sont exposées dans une vitrine visible du public.
  • La chapelle de Deckwiller, sur l'emplacement d'un ancien village de ce nom, détruit par un incendie vers 1550. Édifiée en 1931, elle remplace la chapelle commémorative de Saint Romain, détruite pendant la Première Guerre mondiale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Photos[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ancienne ferme, 22 rue Principale, dans laquelle naquit Romain Hinderer (1668-1744), missionnaire de la compagnie de Jésus en Chine.
  2. Définition de la banlieue de Mulhouse sur le site de l'INSEE
  3. Notice et photo en ligne
  4. a et b Jean-Robert Zimmermann, Mulhouse et ses environs : Promenades et découvertes, La Nuée Bleue / DNA, 2006 (ISBN 2-7165-0685-X)
  5. Archives Départementales du Haut-Rhin
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 561.
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  8. a, b, c et d Ernest Nègre, op. cit.
  9. Michel Paul Urban, La grande encyclopédie des lieux d'Alsace, La Nuée Bleue (éd. 2010) (ISBN 978-2-7165-0756-1)
  10. a, b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [2]
  12. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gaulois, éditions Errance 2003, p. 256.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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