Impression textile

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L’impression textile est le processus consistant à appliquer de la couleur sur un tissu selon des dessins ou des motifs. Dans les tissus correctement imprimés, la couleur est liée à la fibre, de manière à résister au lavage et au frottement. L'impression textile est liée à la teinture, mais pour bien teindre, le tissu entier est uniformément recouvert d'une couleur, alors qu'en impression, une ou plusieurs couleurs ne lui sont appliquées que dans certaines parties et selon des motifs bien définis.

En impression, des blocs de bois, des pochoirs, des plaques gravées, des rouleaux ou des sérigraphies peuvent être utilisés pour appliquer des couleurs sur le tissu. Les colorants utilisés en impression contiennent des colorants épaissis pour empêcher la couleur de se propager par attraction capillaire au-delà des limites du dessin ou du motif.

Historiquement, l’impression daterait du IIe millénaire av. J.-C. et serait originaire des Indes[1]. Les avancées technologiques permettent aujourd'hui l'impression directe sur textile à partir d'un simple fichier numérique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Techniques[modifier | modifier le code]

Impression à la planche[modifier | modifier le code]

Cette technique d'impression est très commune au XVIIIe siècle mais a débuté au XVIe siècle en France. Cette technique consiste à sculpter un motif en relief dans une planche en bois. Ce motif sera ensuite enduit de colorant puis appliqué sur l'étoffe.

Impression par pochoir[modifier | modifier le code]

Le pochoir est un procédé d'impression artisanal qui remonte à la préhistoire avec les hommes qui décoraient leurs cavernes en soufflant un pigment autour de leur main pour en laisser la marque. Cela consiste à utiliser un motif prédécoupé et appliquer des couleurs à la brosse, aux pinceaux ou même à la bombe de peinture.

Impression au batik[modifier | modifier le code]

Le batik est une technique très ancienne qui remonte au VIIe siècle. Elle consiste à cacher certaines parties du tissu avec de la cire afin que la teinture ne prenne pas à ces endroits pour ensuite obtenir un motif.

Le flocage[modifier | modifier le code]

Cette technique date du règne de Louis XIV en France. Elle consiste à déposer des poils très fins sur un tissu pour obtenir un motif à l'aspect et touché de velours. Avant d'appliquer les poils on "encolle" le tissu.

Dévorage[modifier | modifier le code]

Le dévorage est une technique dite d'impression textile qui permet de créer des transparences localisées sur un tissu. Ce procédé s'applique à un tissu composé de deux matières différentes. On applique la pâte dévorante sur le tissu qui va éliminer chimiquement l'une des deux fibres pour former un dessin ou un motif. Cela va donner un aspect transparent ou opaque à la partie "dévorée".

Sérigraphie[modifier | modifier le code]

La sérigraphie est une technique d’imprimerie qui utilise des pochoirs (ou cadre de sérigraphie) interposés entre l’encre et le support. Les supports utilisés peuvent être variés (papier, carton, textile, métal, verre, bois, etc.).

Impression numérique[modifier | modifier le code]

L'impression numérique directe sur textile est une technique récente datant de la fin du XXe siècle. Elle consiste en une impression directe sur le tissu par le biais d'un système jet d'encre à partir d'un fichier numérique. Elle permet un travail simplifié nécessitant peu de manipulation et aucun matériel spécifique en dehors de l'imprimante.

Autres techniques[modifier | modifier le code]

Il existe aussi l'impression aux cadres ou à la pâte pigmentaire[2].

Expositions notables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Textile printing » (voir la liste des auteurs).

  1. M.N. Boutin-Arnaud, S. Tasmadjian, Le vêtement, Éditions Nathan, 1997 (ISBN 2-09-182472-0).
  2. « Quelles sont les techniques d’impression ? », sur Textile Addict, (consulté le )
  3. Monique Lévi-Strauss, « Teintures précieuses de la méditerranée », dans Encyclopædia Universalis (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Étoffe étudiée dans Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (1846 ; voir les autres sur Wikimedia Commons).
  • V. Berinstain, F. Cousin, M. Drosson et al., Pliages-plissages-plangi, les tissus que l'on manipule : technique artisanale de coloration des tissus a travers le monde, Saint-Sébastien-Mulhouse, Société Crocus-Musée de l'impression des étoffes, .
  • A. Félix Gouillon, Méthode pratique d'impression des tissus en couleurs, Paris : Le moniteur de la teinture, 1873, 78 p. (lire en ligne)
  • E. Lamé Fleury, « Les Arts industriels - De l’impression des tissus », Revue des Deux Mondes, t. 18,‎ , p. 128-148 (lire sur Wikisource).
  • Jean-François Persoz, Traité théorique et pratique de l'impression des tissus, Victor Masson, , 1576 p. (lire en ligne).
  • Paul Schützenberger, Traité des matières colorantes : comprenant leurs applications à la teinture et à l'impression et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants...., t. 2, Paris, Masson, (lire en ligne), p. 327.
  • (en) « Textile-printing », dans Encyclopædia Britannica, (lire sur Wikisource).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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