Flaxlanden

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Flaxlanden
La mairie.
La mairie.
Blason de Flaxlanden
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Mulhouse-Sud
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Jean-Marie Bockel
Maire
Mandat
Claude Frey
2014-2020
Code postal 68720
Code commune 68093
Démographie
Population
municipale
1 460 hab. (2012)
Densité 337 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 48″ N 7° 18′ 58″ E / 47.6967, 7.316147° 41′ 48″ Nord 7° 18′ 58″ Est / 47.6967, 7.3161  
Altitude Min. 257 m – Max. 403 m
Superficie 4,33 km2
Localisation

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Flaxlanden est une commune française de la région mulhousienne, située dans le département du Haut-Rhin en région Alsace. La commune est membre de Mulhouse Alsace Agglomération. Ses habitants sont appelés les Flaxlandais et les Flaxlandaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Administrativement, Flaxlanden relève de l'arrondissement de Mulhouse et du canton de Mulhouse-Sud.

Elle forme une agglomération continue avec la commune voisine de Zillisheim, sur le territoire de laquelle est d'ailleurs située la gare de Flaxlanden.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Flaxlanden
Brunstatt
Zillisheim Flaxlanden Bruebach
Obermorschwiller

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Flaxanden provient vraisemblablement du nom germanique flach = plat et de Land = pays ou lieu de culture. Le village est connu dès 792 sous le nom de marca Flachlantisse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Flaxanden est connu pour avoir abrité un important centre néolithique de même qu'un petit établissement rural gallo-romain.

Le village apparaît dans les archives la première fois dans une charte de 792, où l'on mentionne l'échange de biens par le prieur de Murbach.

Il constitue ensuite le berceau de la famille noble des Flachlanden (1185-1825), qui se fait tout d'abord connaître comme ministérielle des comtes de Ferrette. Deux membres de cette famille deviennent respectivement bourgmestre et chanoine à Bâle en 1460. Au cours de son existence, elle se mettra successivement au service de l'évêque de Bâle, du duc d'Autriche et du roi de France.

Vers 1368, le village devient possession des nobles de Masevaux, qui le reçoivent des Habsbourg. Comme le prouvent des archives du XVe siècle, il comportait alors un château dont il ne subsiste aucun vestige à ce jour.

Il passe ensuite successivement aux mains des Bollwiller (1573), des Fugger (1620), des Rosen (1639), et enfin de la famille de Broglie en 1779, quelque temps avant la Révolution française.

À partir des années 1850, Flaxlanden voit arriver de nombreux ouvriers du textile, attirés par l'industrie mulhousienne, qui deviennent finalement majoritaires au sein de la population.

Le village, situé non loin de Mulhouse, est apprécié pour son cadre de vie, verdoyant et vallonné, et sa tranquillité. Sa vocation résidentielle est aujourd'hui pleinement reconnue.

Aujourd'hui, le village est totalement reconnu, notamment en raison du salon de l'automobile qui y a lieu tous les ans au mois de juillet. De ce fait, de nombreux touristes se pressent chaque année à Flaxlanden.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre de Trente Ans, le village est décimé.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, Flaxlanden eut beaucoup à souffrir, notamment au cours de la bataille du 19 août 1914 où 300 soldats allemands et plus de 600 hommes du 97e régiment d'infanterie de Chambéry laissèrent leur vie sur les pentes du Geissberg, ainsi qu'un haut gradé français, le général Plessier. Les noms de plusieurs rues de Flaxlanden rappellent ce triste épisode.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Flaxlanden

Les armes de Flaxlanden se blasonnent ainsi :
« D'azur au cerf passant d'or. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Bernard Ritty SE universitaire
mars 2008 en cours Claude Frey PS cheminot
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 460 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
491 547 459 538 585 665 683 682 691
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
701 750 710 700 726 741 677 676 698
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
675 657 677 669 677 630 573 536 542
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
570 804 1 084 1 144 1 101 1 254 1 448 1 455 1 460
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sébastien (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sébastien, reconstruite en 1787, se distingue par son clocher érigé au XIIIe siècle qui a été conservé.

Fontaines[modifier | modifier le code]

Le village conserve quelques fontaines fort anciennes, dont l'une datant de 1526. Sur cette dernière, on reconnaît les armoiries des familles nobles de Masevaux et des Sieckingen.

Maison du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Presbytère (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Élections de 2008[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales du 9 mars 2008, l'équipe municipale en place depuis deux mandats n'est pas reconduite. La liste d'opposition au maire sortant, conduite par un ancien candidat aux cantonales en 2004 dans le Sundgau sous l'étiquette PS, se voit créditée de l'ensemble des sièges au conseil municipal.

Les nouveaux élus ont notamment fait campagne sur des questions financières. La commune de Flaxlanden connaissant des difficultés financières, les élus se sont engagés dans l'immédiat à diminuer de 20 % leurs indemnités de maire et d'adjoints, réalisant ainsi une économie de plus de 10 000 euros. Si les circonstances l'exigeaient, une diminution supplémentaire serait encore opérée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Charles Spiess cordonnier et poète, est né le 10 juin 1815 à Flaxlanden marié avec Elisabeth Pflieger le couple aura treize enfants. Il décède le 29 aout 1879 à Flaxlanden. Charles Spiess a laissé un manuscrit relatant sa vie et celle de son village, rédigé (en allemand) de 1830 à 1875, "Hauschronik", conservé par la famille dont une copie a été faites sur CD rom. Une rue du village porte son nom.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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