Pulversheim

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Pulversheim
Pulversheim
L'église Saint-Étienne.
Blason de Pulversheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération
Maire
Mandat
Christophe Toranelli
2020-2026
Code postal 68840
Code commune 68258
Démographie
Gentilé Pulversheimois
Population
municipale
3 017 hab. (2019 en augmentation de 3 % par rapport à 2013)
Densité 352 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 16″ nord, 7° 18′ 23″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 243 m
Superficie 8,56 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Mulhouse
(banlieue)
Aire d'attraction Mulhouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Wittenheim
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web pulversheim.fr

Pulversheim (nom dialectal : Pulverscha) est une commune de la banlieue de Mulhouse[1] située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et est membre de Mulhouse Alsace Agglomération.
Ses habitants sont appelés les Pulversheimois et les Pulversheimoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Pulversheim, située au centre du Bassin Potassique, compte environ 2 900 habitants. Son ban s’étend sur 856 hectares.

Appartenant au canton d'Ensisheim et à l’arrondissement de Mulhouse, Pulversheim a été tôt marquée par l’exploitation de la potasse qui a largement contribué au développement du village. À l’ouverture de la mine Rodolphe, en 1913, la population compte 260 habitants, 675 en 1936 et cette croissance s’est poursuivie pour atteindre 2 200 habitants en 1973.

Avec son adhésion à la communauté de l’agglomération mulhousienne Sud-Alsace (CAMSA) et sa situation stratégique au centre du département, la commune est confrontée à de nouveaux enjeux territoriaux. Malgré le développement de l’urbanisme, de zones d’activités, la commune reste dominé par des espaces naturels, forêts, vergers, espaces agricoles, la rivière Thur et ses marais au nord-ouest.

Communes limitrophes de Pulversheim
Ungersheim Ensisheim
Staffelfelden Pulversheim Ruelisheim
Wittelsheim Wittenheim

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pulversheim est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mulhouse, une agglomération intra-départementale regroupant 20 communes[5] et 246 692 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (43,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (44,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,7 %), terres arables (29,2 %), zones urbanisées (14 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Pulversheim est entré dans l’histoire au VIIIe siècle, sous son nom primitif Wolfrigesheim ou Wolfriegeshaim son orthographe a subi au cours des siècles de nombreuses mutations. Étymologiquement la partie génétique provient du gothique wulf ou wolf, (syllabe du nom qu’on retrouve dans le nom de nombreuses localités). Une ébauche de l’orthographe actuelle apparaît dès le XIVe siècle Bulffersheim (1369) et (1506) Wulfersheim (1544) puis Pulversheim (1725). Avec le temps les méchants loups (wulf, wolf) ont été mutés en oiseau, coucou, messager du printemps.

La situation de Pulversheim sur une ancienne voie celtique a favorisé le passage des tribus vers l’ouest. Les successeurs de Clovis créèrent le duché d’Alsace et accrurent leur autorité sur notre région, possédant des terres allant du Sundgau jusqu’à Seltz.

Sous les Carolingiens, Pulversheim dépend du Sundgau et l’évêque de Bâle. La Révolution, en créant de nouvelles divisions administratives, fait appartenir la commune de Pulversheim au département du Haut-Rhin, au district de Colmar et au canton d’Ensisheim.

De l’ancien village agricole à une cité moderne[modifier | modifier le code]

Dès son origine, le village a une vocation agricole. Les habitants sont pauvres et pour la quasi-totalité ont travaillé comme bûcheron ou journalier. Entre 1790 et 1830, la population passe de 150 habitants à 347. La démographie du village chute à partir de 1870, et compte 280 habitants en 1885.

Le gisement potassique a provoqué dans les villages situés dans le périmètre du bassin potassique dont Pulversheim est le centre, un bouleversement total et une transformation rapide de leur structure économique, sociale et culturelle.

De 250 habitants en 1920, la population passe à 376 en 1930. Grâce à l’agrandissement de la cité minière, la population progresse rapidement : 1 000 habitants en 1946 ; 2 292 au recensement de et 2 917 au recensement complémentaire de 2005. La reconversion économique du bassin potassique oriente aujourd’hui la population active vers les sites industriels de l’entreprise « Automobiles Peugeot », vers les entreprises chimiques et pharmacologiques, notamment en Suisse. Après avoir développé l’intercommunalité en fondant la communauté de communes du Bassin Potassique, Pulversheim et la majorité des communes limitrophes ont rejoint en la communauté d’agglomération mulhousienne Sud-Alsace (CAMSA), devenue Mulhouse Alsace Agglomération en 2009.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Pulversheim

Les armes de Pulversheim se blasonnent ainsi :
« D'or à trois roses de gueules, boutonnées d'or et feuillées de sinople, deux et un. »[12]


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie.

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[13].

Voici le partage des sièges au sein du conseil municipal de Pulversheim :

Groupe Effectif Statut
« Ensemble vers la transparence » (DVC) 18 majorité
« Pulversheim demain » (UDI) 5 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis l'après-guerre, six maires se sont succédé à la tête de la commune.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Xavier Himmelspach   Démissionnaire pour raisons politiques
Les données manquantes sont à compléter.
Camille Hueber    
Les données manquantes sont à compléter.
Georges Bourgeois RPF puis RS
puis UNR puis UDR
Huissier de justice
Sénateur du Haut-Rhin (1948 → 1951)
Député du Haut-Rhin (1951 → 1958)
Député de la 2e circonscription du Haut-Rhin (1958 → 1978)
Conseiller général du canton d'Ensisheim (1945 → 1973)
Président du conseil général du Haut-Rhin (1958 → 1973)
Pierre Meyer[14]
(1926-2014)
  Directeur d'école retraité, maire honoraire
Claude Ott[15]   Proviseur retraité, maire honoraire
Louis Feder    
Jean-Claude Eicher UDI Contremaître retraité, adjoint au maire (2001 → 2008)
Vice-président de M2A
Réélu en 2014[16]
[17] En cours
(au 19 janvier 2021)
Christophe Toranelli[18],[19] DVC Professeur d'électrotechnique
Conseiller communautaire délégué de M2A

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2019, la commune comptait 3 017 habitants[Note 3], en augmentation de 3 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
157187208286347335324337335
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
329340350321281274291287303
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3093072832622713766751 0501 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 7471 8762 1302 0062 0212 2662 7442 8192 925
2017 2019 - - - - - - -
2 9603 017-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Bourgeois : député-maire de 1945 à 1973.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes constituant l'agglomération mulhousienne (Mulhouse + Banlieue) sur le site de l'INSEE
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Mulhouse », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mulhouse », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. « Archives Départementales du Haut-Rhin »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  13. Art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  14. « Disparition du maire honoraire Pierre Meyer », Dernières Nouvelles d'Alsace,‎ (lire en ligne)
  15. « Le décès de Claude Ott », L'Alsace,‎ (lire en ligne)
  16. « 2e mandat pour Jean-Claude Eicher : Maire sortant, Jean-Claude Eicher a été réélu premier magistrat vendredi soir à l’issue de la séance d’installation du nouveau conseil municipal. », Dernières Nouvelles d'Alsace,‎ (lire en ligne)
  17. M.H., « Pulversheim : Christophe Toranelli élu maire : Vainqueur du duel qui, le 15 mars dernier, a opposé sa liste à celle de Jean-Claude Eicher, premier magistrat sortant, Christophe Toranelli a été élu maire de Pulversheim. », Dernières Nouvelles d'Alsace,‎ (lire en ligne)
  18. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  19. Extrait de la fiche de M. Christophe TORANELLI, sur lesbiographies.com
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.