Pulversheim

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Pulversheim
L'église Saint-Étienne
L'église Saint-Étienne
Blason de Pulversheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Ensisheim
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération (M2A)
Président : Jean-Marie Bockel
Maire
Mandat
Jean-Claude Eicher
2014-2020
Code postal 68840
Code commune 68258
Démographie
Population
municipale
2 925 hab. (2012)
Densité 342 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 16″ N 7° 18′ 23″ E / 47.8378, 7.306447° 50′ 16″ Nord 7° 18′ 23″ Est / 47.8378, 7.3064
Altitude Min. 222 m – Max. 243 m
Superficie 8,56 km2
Localisation

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Pulversheim

Pulversheim (nom dialectal : Pulverscha) est une commune de la banlieue de Mulhouse[1] située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

La commune est membre de Mulhouse Alsace Agglomération.
Ses habitants sont appelés les Pulversheimois et les Pulversheimoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Pulversheim, située au centre du Bassin Potassique, compte environ 2 900 habitants. Son ban s’étend sur 856 hectares.

Appartenant au canton d'Ensisheim et à l’arrondissement de Mulhouse, Pulversheim a été tôt marquée par l’exploitation de la potasse qui a largement contribué au développement du village. À l’ouverture de la mine Rodolphe, en 1913, la population compte 260 habitants, 675 en 1936 et cette croissance s’est poursuivie pour atteindre 2 200 habitants en 1973.

Avec son adhésion à la communauté de l’agglomération mulhousienne Sud-Alsace (CAMSA) et sa situation stratégique au centre du département, la commune est confrontée à de nouveaux enjeux territoriaux. Malgré le développement de l’urbanisme, de zones d’activités, la commune reste largement dominé par des espaces naturels, forêts, vergers, espaces agricoles, la rivière Thur et ses marais au nord-ouest. À proximité des grands axes routiers, restaurants, commerces de proximité, un complexe sportif exceptionnel, l’écomusée, font de Pulversheim une commune très attractive.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Pulversheim est entré dans l’histoire au VIIIe siècle, sous son nom primitif Wolfrigesheim ou Wolfriegeshaim son orthographe a subi au cours des siècles de nombreuses mutations. Étymologiquement la partie génétique provient du gothique wulf ou wolf, (syllabe du nom qu’on retrouve dans le nom de nombreuses localités). Une ébauche de l’orthographe actuelle apparaît dès le XIVe siècle Bulffersheim (1369) et (1506) Wulfersheim (1544) puis Pulversheim (1725). Avec le temps les méchants loups (wulf, wolf) ont été mutés en oiseau, coucou, messager du printemps.

La situation de Pulversheim sur une ancienne voie celtique a favorisé le passage des tribus vers l’ouest. Les successeurs de Clovis créèrent le duché d’Alsace et accrurent leur autorité sur notre région, possédant des terres allant du Sundgau jusqu’à Seltz.

Sous les Carolingiens, Pulversheim dépend du Sundgau et l’évêque de Bâle. La Révolution, en créant de nouvelles divisions administratives, fait appartenir la commune de Pulversheim au département du Haut-Rhin, au district de Colmar et au canton d’Ensisheim.

De l’ancien village agricole à une cité moderne[modifier | modifier le code]

Dès son origine, le village a une vocation agricole. Les habitants sont pauvres et pour la quasi-totalité ont travaillé comme bûcheron ou journalier. Entre 1790 et 1830, la population passe de 150 habitants à 347. La démographie du village chute à partir de 1870, et compte 280 habitants en 1885.

Le gisement potassique a provoqué dans les villages situés dans le périmètre du bassin potassique dont Pulversheim est le centre, un bouleversement total et une transformation rapide de leur structure économique, sociale et culturelle.

Article détaillé : Mines de potasse d'Alsace.

De 250 habitants en 1920, la population passe à 376 en 1930. Grâce à l’agrandissement de la cité minière, la population progresse rapidement : 1 000 habitants en 1946 ; 2 292 au recensement de mars 1999 et 2 917 au recensement complémentaire de 2005. La reconversion économique du bassin potassique oriente aujourd’hui la population active vers les sites industriels de l’entreprise « Automobiles Peugeot », vers les entreprises chimiques et pharmacologiques, notamment en Suisse. Après avoir développé l’intercommunalité en fondant la communauté de commune du Bassin Potassique, Pulversheim et la majorité des communes limitrophes ont rejoint en janvier 2004 la communauté d’agglomération mulhousienne Sud-Alsace (CAMSA), devenue Mulhouse Alsace Agglomération en 2009.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pulversheim

Les armes de Pulversheim se blasonnent ainsi :
« D'or à trois roses de gueules, boutonnées d'or et feuillées de sinople, deux et un. »[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Claude Eicher[3] UDI  
mars 2001 mars 2008 Louis Feder    
mars 1995 mars 2001 Claude Ott    
mars 1977 mars 1995 Pierre Meyer    
25 avril 1945 13 mars 1977 Georges Bourgeois MRP puis
RPF puis RS puis
UNR puis UDR
Député (1958-1978)
Président du Conseil Général (1949-1973)
Les données manquantes sont à compléter.

Chronique de Pulversheim[modifier | modifier le code]

"Lorsqu'en 1940 l'administration allemande interdit le cumul de la fonction d'instituteur avec celle de secrétaire de mairie, Monsieur ZAGULA, maire par intérim, eut à prendre la lourde responsabilité de désigner le successeur de M. HIRSINGER. Il choisit M. BOURGEOIS. Ce choix eut les conséquences les plus heureuses pour la commune. La position de secrétaire de mairie pendant l'occupation était des plus délicates et des plus périlleuses. M. BOURGEOIS devint le conseiller dévoué de la population, usant de mille subterfuges pour déjouer les objectifs des occupants nazis. Ceux-ci se réjouissent de son incorporation de force dans l'armée allemande. Il s'évada, put gagner la zone libre, d'où il rejoignit l'Alsace et Mulhouse, peu après l'entrée des troupes françaises. Au lendemain de la libération, il est à Pulversheim, nommé administrateur de la commune. Il réorganise les services de la mairie, prend à la tête des F.F.I. les mesures de sécurité et de maintien de l'ordre public. Le conseil municipal issu des élections de 1945 le choisit comme premier magistrat de la commune libérée. Il le restera jusqu'en mars 1977. Comme maire, il fait preuve de son grand talent d'administrateur, dynamique et consciencieux. Grâce à ses initiatives et au soutien des conseils municipaux successifs, le développement de la commune a pris un essor jamais connu. (De nombreuses) réalisations en témoignent. Elles n'ont pu se faire sans un apport financier important, dont une grande partie est due à l'activité personnelle du maire. Sa modestie veut que l'on garde le secret sur ses nombreuses interventions en faveur des particuliers en difficulté et des collectivités, associations et syndicats. Les habitants à juste titre peuvent s'enorgueillir de voir leur maire investi de hautes fonctions administratives et politiques, tant sur le plan départemental que national.

De 1948 à 1973, M. BOURGEOIS représente le canton d'Ensisheim au conseil Général du Ht Rhin, dont il assume la Présidence de 1949 à 1973. Élu Sénateur le 7 novembre 1947, un des plus jeunes de France, il troque ce mandat le 17 juin 1951 contre celui de Député à l'assemblée Nationale, mandat qu'il exerce jusqu'en mars 1978.

Dans le domaine économique, M. BOURGEOIS joue un rôle important comme Vice-Président du Conseil Régional d'Alsace et comme membre suppléant de l'Assemblée consultative du Conseil de l'Europe. Ses pairs l'ont élu Président du Comité Régional du Tourisme et membre du Conseil Supérieur du Tourisme. Il fut également partie prenante du mouvement du Crédit Mutuel : fondateur de la C.M.D.P. de Pulversheim et membre de la Chambre Syndicale de la Fédération du Crédit Mutuel d'Alsace, de Lorraine et de Franche-Comté.

Nul n'ignore son dévouement au sein de l'Association des Évadés et Incorporés de force, dont il est Président départemental depuis 1947. Il plaide avec courage la cause de ses compagnons d'infortune au procès de Bordeaux en 1953 et participe à la recherche des disparus et à l'aide aux veuves et aux orphelins.

Quelle vie de labeur et de responsabilités ! ses succès électoraux ont fait l'objet de nombreuses manifestations de sympathie de la part des habitants, particulièrement des conseillers municipaux, mais aussi des autorités ecclésiastiques et scolaires, des Présidents des corps constitués et des employés communaux. Le prestige dont jouit le Député-Maire a rejailli incontestablement sur la commune tout entière. Pulversheim jadis ignorée et méconnue, est sortie de son ombre. Ses habitants en sont conscients; la postérité en jugera. Mais dès à présent on peut dire que le maire BOURGEOIS est entré dans l'Histoire de son village d'adoption, du village de son cœur."[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 925 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
157 187 208 286 347 335 324 337 335
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
329 340 350 321 281 274 291 287 303
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309 307 283 262 271 376 675 1 050 1 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 747 1 876 2 130 2 006 2 021 2 266 2 744 2 819 2 925
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Parc du Petit Prince : depuis 2014 (anciennement le parc du Bioscope)
  • Écomusée d'Alsace (Ungersheim)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Bourgeois : député-maire de 1945 à 1973

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]