Lussac-les-Châteaux

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Lussac-les-Châteaux
Image illustrative de l'article Lussac-les-Châteaux
Blason de Lussac-les-Châteaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes du Lussacois
Maire
Mandat
Annie Lagrange
2014-2020
Code postal 86320
Code commune 86140
Démographie
Gentilé Lussacois
Population
municipale
2 318 hab. (2013)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 13″ Nord, 0° 43′ 39″ Est
Altitude Min. 70 m – Max. 148 m
Superficie 28,06 km2
Localisation

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Lussac-les-Châteaux

Lussac-les-Châteaux est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 36 km au sud-est de Poitiers, Lussac-les-Châteaux est traversée par la Vienne (rivière), à l'ouest de la ville, qui sépare Lussac de sa voisine immédiate Mazerolles (Vienne).

La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le bourg est entourée par les communes de Mazerolles (Vienne), Gouex et Sillars.

Lussac-les-Châteaux est située à 11 km au sud-ouest de Montmorillon, la plus grande ville des environs.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Lussac-les-Châteaux présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées, de vallées et de bocage. Le terroir se compose [1] :

  • Sur les plateaux du seuil du Poitou :
    • pour 5 % de terres fortes : ce sont des sols composés d’argilo-calcaires moyennement profonds alternant avec des sols limoneux, riches en cailloux et blocs de meulières. Ces terres sont à tendance acide et hydromorphe. Ces sols sont communs dans toute cette région du sud du département de la Vienne.
    • pour 18 % de bornais : ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse,
    • pour moins de 1 % de terres de Brandes,
    • pour 13 % d'argile à silex peu profonde,
  • dans les plaines, de groies dolomitiques pour 44 %,
  • dans les vallées et les terrasses alluviales, de calcaire pour 14 %,
  • pour 7 % par l'agglomération.

Le paysage de bocage dans le département de la Vienne se caractérise par des champs cultivés ou des prés enclos par des haies avec des alignements plus ou moins continus d'arbres et arbustes. Ces haies si caractéristiques contribuent à une meilleure qualité des eaux, permettent son infiltration et protègent ainsi contre l'érosion des sols. Elles constituent des zones de refuge pour la biodiversité. Elles ont, aussi, un rôle de régulation climatique et de nombreux intérêts agronomiques (brise vent, protection du bétail...). Toutefois, avec la modification des pratiques agricoles (intensification et simplification des cultures, utilisation massive d'herbicides, mécanisation) et les remembrements fonciers à partir des années 1950, elles ont laissé la place à un espace plus ouvert et sont menacées de nos jours. Ainsi, au niveau de la région Poitou-Charentes, ce sont plusieurs milliers de kilomètres de haies et d'arbres isolés qui ont disparu. On estime que 35 000 km de haies ont été supprimées depuis les années 1960, soit 36 % de perte en moyenne [2]

En 2006, 67,6 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 25,1 % par des forêts et des milieux semi-naturels, 1,5 % pour les surfaces en eau et 6,3 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3].

La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides, dunes et plages… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques

Il y a, encore, une carrière en activité sur le territoire de la commune[4]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 8,3 km de cours d'eau dont les principaux sont Les Grands Moulins sur une longueur de 4 km, Les Âges sur une longueur de 4 km et La Vienne sur une longueur de 0,3 km. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en zone de répartition des eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’eutrophisation[3].

94 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[6], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11°C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8°C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9°C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6°C en hiver et de 11°C en été). L’amplitude thermique est de 15°C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le principal axe routier desservant Lussac est la route nationale 147 qui relie Limoges à Poitiers, la commune est aussi desservie par d'anciennes Route Nationale comme la route nationale 727 qui reliait Civray à La Châtre, et la route nationale 749 qui la reliait à Château-la-Vallière.

Le TER reliant Poitiers à Limoges s'arrête en gare de Lussac.

Les autres gares ou halte ferroviaires proche de Lussac sont:

Les aéroports les plus proches de Lussac-les-Châteaux sont:

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg proviendrait de l'anthroponyme gallo-romain « Lucius » avec le suffixe latin de propriété « -acum » et signifiant « domaine de Lucius »[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

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L'importance de l'art préhistorique de Lussac est attestée par la présence de nombreux mobiliers archéologiques originaux au Musée de Préhistoire de la ville http://www.lasabline.fr/musee-de-prehistoire_std_8_fr.html mais aussi au Musée Sainte-Croix à Poitiers http://www.musees-poitiers.org/saintecroix_01.htm et au Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye.

La grotte des Fadets a été fouillée en 1865 par A. Brouillet puis en 1905 par l’abbé Breuil‚ en 1962 par Stéphane Lwoff et à partir de 1980 par Jean Airvaux et André Chollet.

Parmi les objets trouvés par A. Brouillet, figurent de nombreuses plaques en calcaire gravées[8], une flèche barbelée‚ un poinçon orné et un fragment d’os sur lequel apparaît le dessin d’un cheval et d’un bœuf.

Cette grotte fut occupée dès le Magdalénien moyen‚ mais la découverte de tuiles romaines‚ de pièces de monnaie et d’un sceau médiéval montre qu’elle dut servir de refuge tout au long de l’histoire.

L'Ermitage, seule grotte occupée dès le Néandertalien‚ fut fouillée de 1864 à 1936 par A. Brouillet, l’abbé Breuil, Léon Péricard et Stéphane Lwoff. Des milliers d’outils y furent trouvés.

La grotte de la Marche (classée monument historique le 07/04/1970) a été fouillée à partir de 1937 par Léon Péricard et Stéphane Lwoff. Site majeur en matière de préhistoire, elle reçut la visite de l’abbé Breuil à plusieurs reprises entre 1939 et 1940 (voir illustration filmée ci-dessous).

Les chercheurs ont découvert une quantité de dessins sur des plaquettes de calcaire datant de l’époque magdalénienne (15 000 ans av. J.-C.). Ces croquis sont le reflet de l’environnement des artistes préhistoriques et représentent divers animaux (mammouths‚ antilopes‚ félins‚ cervidés). À ces dessins d’animaux s’ajoutent une série de silhouettes humaines (chose rarissime pour cette époque) parmi lesquelles des corps de femmes enceintes et des visages masculins. Ces gravures sont d’une interprétation difficile car les artistes magdaléniens‚ qui réenduisaient à plusieurs reprises la même plaquette avec de l’ocre, ont superposé plusieurs dessins au fil du temps.

Quelques archéologues ont émis l’hypothèse que les sites de Lussac-les-Châteaux ont pu constituer une école d’apprentissage‚ mais cet ensemble apporte surtout de véritables témoignages sur la vie de l’homme paléolithique. On admire la précision graphique‚ le sens du mouvement donné aux animaux dans une grande simplicité des traits. Mais au-delà de leur qualité graphique, ces gravures se rapportent peut-être à des rites sacrés ou mystérieux.

Les plaquettes calcaires trouvées à Lussac sont devenues des éléments de référence pour les chercheurs et‚ uniques dans leur genre, ont la même importance que les peintures rupestres de Lascaux.

On trouva aussi des milliers d’outils en silex‚ en os ou en bois de renne : burins‚ grattoirs‚ perçoirs‚ aiguilles‚ bâtons percés et la pointe de sagaie en bois de renne (base en simple biseau et à double rainure) appelée “sagaie de Lussac-Angles”. Des vitrines du Musée de Préhistoire de La Sabline sont consacrées à cette grotte: http://www.lasabline.fr/musee-de-prehistoire_std_8_fr.html.

Le réseau Guy-Martin qui a été découvert en 1990 par des spéléologues‚ est une caverne hérissée de nombreuses stalactites. Une paroi présente un mammouth de 60 cm de long et diverses représentations gravées. On y a trouvé aussi des vestiges osseux. Comme “la Marche”, cette caverne est datée du Magdalénien III ( - 14 000 ans). Le site était donc déjà habité à l’époque magdalénienne (15 000 ans av. J.-C.) comme le prouvent les nombreuses plaquettes de calcaire gravées découvertes dans ces grottes.

Plus tard, l’homme a continué à vivre sur ce territoire. Le dolmen de Loubressac témoigne d'une présence humaine à l’époque néolithique. Des tribus dispersées sur les rives de la Vienne ont laissé des sépultures mégalithiques dont il ne reste aujourd'hui que peu de choses. Recouvertes d’une butte de terre rapportée‚ ces tables de pierre portées par des socles verticaux formaient une chambre funéraire. Tombes de chefs ou tombes collectives ? Différentes hypothèses ont été émises pour expliquer ces monuments néolithiques (datant d’environ 4 000 à 2 000 ans avant notre ère) .

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Selon la tradition locale‚ la cité devint Luciago ‚ le domaine du chef de tribu Lucius. Certaines découvertes laisseraient supposer une organisation sociale et une vie artistique : dans la campagne environnante des toponymes (les Vaux, Villars...) pourraient faire penser que des propriétaires de villae gallo-romaines auraient vécu de travaux agricoles, des éléments de poteries‚ des monnaies sont parfois retrouvés... À 10 kilomètres au nord, Civaux est bien connu pour sa nécropole mérovingienne (15 000 sarcophages, dit-on) et son musée archéologique.

Les habitants utilisaient déjà la rivière comme moyen de communication.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il semble que Lussac appartienne à la famille des cités médiévales nées autour de châteaux construits lors du mouvement féodal, lorsque le morcellement du pouvoir central nécessita la création de places fortes, notamment sur les frontières provinciales, pour lutter contre les appétits de terre des seigneurs guerriers voisins. Le seigneur de Lussac était vassal du comte de La Marche (Limousin) et devait défendre cette zone frontalière avec le Poitou.

Selon certaines sources‚ le château aurait été construit vers 780[réf. nécessaire]. Il n’est indiqué cependant pour la première fois dans les archives qu’en 1065 comme appartenant à la famille Conis de Saint-Germain.

Pendant deux siècles, il n’appartient qu’à deux familles. Sir John Chandos est nommé sénéchal du Poitou en 1369 par le roi d’Angleterre et s’installe à Poitiers.

John Chandos ne pouvait voir sans une certaine « contrariété » les Français reprendre pied dans sa province. En effet‚ Jean de Kerlouet le breton et Louis de Saint Julien seigneur de la Trimouille avaient repris Lusignan‚ La Roche-Posay et Saint-Savin‚ à quelques lieues de Poitiers. Il décida donc de reconquérir l’abbaye de Saint-Savin par surprise et de nuit. Mais‚ se croyant repérée‚ la troupe rebroussa chemin en passant par Chauvigny puis en longeant la Vienne jusqu’au pont de Lussac.

Les Français‚ sans se douter de leur présence‚ avaient décidé de suivre le même trajet pour harceler d’éventuelles troupes anglaises. Les adversaires se rencontrèrent au pont de Lussac où le combat s’engagea. Un sol mouillé et son manteau trop long firent glisser Chandos. Jacques de Saint-Martin‚ un écuyer de la maison du sire de Bagnac (selon Jean Froissart) ou Guillaume Boitel, selon les historiens du XVIIe et du XIXe siècles, lui porta un coup de lance (7bis). Son oncle Edward Twyford‚ le corps de son neveu entre les jambes‚ repoussa les assaillants. Un de ses écuyers transperça de son épée les deux cuisses de Jacques de Saint-Martin qui mourut trois jours plus tard à Poitiers.

Le sénéchal John Chandos fut couché sur un grand pavois et transporté au château de Morthemer qui était la forteresse anglaise la plus proche. Il y mourut le 1er janvier 1370 après un jour et une nuit d’agonie. Il avait environ 55 ans.

Quand la nouvelle de sa mort parvint à la cour d’Edouard III en Angleterre et‚ en Guyenne‚ à celle du dauphin « Le Prince Noir », la désolation fut grande. John Chandos était non seulement un grand homme de guerre à l’instar de Bertrand du Guesclin‚ mais aussi un administrateur habile et un sage politique.

Un cénotaphe fut érigé pour commémorer l’endroit où il tomba. Ce monument a été depuis déplacé dans la commune voisine de Mazerolles.

Bertrand Du Guesclin reprend le château aux Anglais en 1372.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1492, le comte de Taveneau fait creuser l’étang alimentant les douves du château. En 1519‚ Renée Geoffroy‚ héritière du château épouse François de Rochechouart-Mortemart. Le château formait alors un gros quadrilatère avec tours d’angle‚ chemin de ronde et souterrains. Sa masse imposante se dessinait entre l’étang et le village.

Le château fut saccagé par les troupes de l’amiral de Coligny en 1569 puis démantelé par la population qui se servit de ses pierres pour construire les habitations.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Lussac-sur-Vienne[9].

Au XIXe siècle, une ligne de chemin de fer reliait la commune de Saint-Saviol à celle de Lussac-les-Châteaux en desservant Civray (Vienne). Cette voie unique était longue de 64 km. Elle fut construite en plusieurs étapes par la Compagnie PO (Paris-Orléans). La première étape : la section Saint-Saviol-Civray-Charroux (Vienne), longue de 17 km a été inaugurée le 15 novembre 1886. La deuxième portion : Charroux-Le Vigeant-Lussac-les-Châteaux, longue de 47 km, fut mise en service cinq ans plus tard soit le 10 août 1891.

En 1948, pour célébrer le centenaire de la Révolution française de 1848 et de la Deuxième République, un arbre de la liberté est planté[10].

De violents combats ont lieu entre les FFI et la Wehrmacht le 5 août 1944[11],[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Lussac-les-Châteaux est dans le canton de Lussac-les-Châteaux (No 10) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Lussac-les-Châteaux était dans le canton No 14 de Lussac-les-Châteaux dans la 3e circonscription.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

En 2014 les élections municipale ont été remportés par Annie Lagrange (UMP).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1836 après 1836 Pierre Savin d’Orfond - -
avant 1846 après 1846 Baptiste Babault - -
avant 1854 après 1862 Delphin Eteve - -
mars 2001 réélue en 2008 et en 2014[13] Annie Lagrange - -

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gestion de l’eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Le Syndicat Mixte du Pays Montmorillonnais est chargé de la gestion des rivières.

La commune a adhéré à un SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux): SAGE Vienne. Les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) définissent les objectifs et les règles, au niveau local, afin de concilier la satisfaction des différents usages, la préservation et la valorisation de ce patrimoine, et de gérer collectivement, de manière cohérente et intégré, la ressource en eau sur un bassin. Toutes les décisions prises dans le domaine de l’eau par les services de l’État et les collectivités locales doivent en effet être compatibles avec le SAGE [14].

La Directive-cadre sur l'eau (D.C.E.) adoptée par l’Europe en 2000 impose l’atteinte d’un bon état des eaux en 2015. Afin de respecter ces objectifs, des états des lieux ont été réalisés, des enjeux identifiés, puis des programmes de reconquête ont été élaborés, avec la définition de politiques à conduire et d’actions à mener, pour la période 2010-2015. Ces actions sont définies par Unité Hydrographiques de Référence (U.H.R.), c'est-à-dire par territoire ayant une cohérence hydrographique (bassin versant), de l’habitat et des organismes qui y vivent, hydrogéologique et socio-économique. La commune appartient ainsi à l'U.H.R Vienne Aval[3].

Les eaux usées de la commune sont traitées dans une station d'épuration située au lieu-dit le Pré Caffard. Les boues sont destinées à épandu dans les champs[15]. L'actuelle station d'épuration datant des années 1970 est devenue obsolète. Les travaux de la nouvelle station sont en cours et devraient se terminer courant 2016. Elle traitera les eaux usées des communes de Lussac-Les-Châteaux et de Mazerolles (Vienne), soit une population de 4 500 habitants.

Traitement des déchets et économie circulaire[modifier | modifier le code]

La commune a aménagé une déchèterie sur son territoire[16].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 2 318 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 224 1 104 1 112 1 248 1 248 1 581 1 534 1 656 1 710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 747 1 754 2 099 1 791 1 837 1 737 1 842 1 847 1 799
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 952 1 962 1 783 1 687 1 776 1 720 1 767 1 883 1 883
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
2 043 2 086 2 201 2 217 2 297 2 532 2 407 2 355 2 346
2013 - - - - - - - -
2 318 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

La densité de population de la commune est de 84 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Lussac les Châteaux ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 2 430 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (79 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 2 351 habitants.

La répartition par sexe de la population est la suivante:

  • en 1999 : 47,8 % d'hommes et 52,2 % de femmes.
  • en 2005 : 46,7 % d'hommes et 53,3 % de femmes.
  • en 2010 : 49,4 % d'hommes pour 50,6 % de femmes.

En 2005:

  • Le nombre de célibataires était de : 26,8 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 54,9 % de la population,
  • Les divorcés représentent 4,9 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 13,4 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Lussac-les-Châteaux dépend de l'Académie de Poitiers (Rectorat de Poitiers) et les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique de la Vienne. Elle possède une école publique maternelle Jean Rostand ainsi qu'une école publique primaire et une école privée.

Étant chef-lieu de canton et de communauté de communes, Lussac possède un collège (collège Louise Michel) où étudient environ 350 élèves (2015) et où travaillent une trentaine de professeurs. C'est l'un des rares collèges ruraux à proposer l'option latin et trois LV2 (Allemand, Espagnol et Portugais). Les élèves sont ensuite envoyés, s'ils le souhaitent, au Lycée Jean Moulin de Montmorillon, qui est le Lycée de secteur.

Sport[modifier | modifier le code]

Les associations sportives de Lussac:

  • Sports Equestres Régionaux,
  • Association Sportive Lussacoise,
  • Carpe Lussacoise,
  • Club de Tennis,
  • Cyclos Randonneurs,
  • Judo-Jujitsu-Bodyform,
  • Joyeuse Pédale Cantonale Lussacoise,
  • Pétanque Lussacoise,
  • Association Communale de Chasse Agrée.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[19], il n'y a plus que 14 exploitations agricoles en 2010 contre 25 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 330 hectares en 2000 à 963 hectaresen 2010. 35 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 46 % pour le fourrage et 8% reste en herbe. En 2000,un hectare (0 en 2010) était consacré à la vigne[19].

5 exploitations en 2010 (contre 7 en 2000) abritent un élevage de bovins (523 têtes en 2010 contre 435 têtes en 2000). 8 exploitations en 2010 (contre 17 en 2000) abritent un élevage d'ovins (1 110 têtes en 2010 contre 3 507 têtes en 2000)[19]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[20]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300 [21].

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lussac peut proposer 44 chambres réparties sur 3 hôtels.

67 emplacements répartis sur un seul et unique camping sont disponibles sur la commune.

Commerce[modifier | modifier le code]

Lussac-les-Châteaux, en 2012, dispose encore de 9 commerces :

Un marché est organisé tous les mercredis matin sur la place Leclerc.

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 69,4 % en 2005 et 67,9 % en 1999.

Le taux de chômagee n 2005 était de 9,6 % et en 1999, il était de 13,2 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 32,7 % de la population en 2005 et 25,4 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

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  • Les ruines d'un château médiéval dont le pont-levis est inscrit comme monument historique depuis 1928.
  • La grotte de la Marche qui est classée comme Monument historique depuis 1970, grotte des Fadets.
  • L'Ermitage, inscrit comme Monument historique depuis 1929.
  • Le musée municipal de la Préhistoire Raymond-Touchard. Le musée est logé dans un bâtiment appelé le "Grand logis Renaissance", situé rue Saint-Michel. Les Rochechouart de Mortemart qui avaient hérité du vieux château le laissèrent à l'abandon et utilisèrent les matériaux pour construire à l'intérieur des remparts, près de l'église, une demeure de style Renaissance. De cette demeure, seul reste le grand logis, quoique défiguré. Dans une cour, il est possible de voir encore sa tour ronde aux étroites fenêtres, l'escalier de bois et sa galerie Louis XIII. Le musée présente sur 360 m2 d'exposition permanente, des pierres gravées magdaléniennes, du mobilier pré-historique, des outils, des éléments de parure, des ossements qui ont été découverts dans les grottes ou abris de la région. Les collections de ce musée qui a l'appellation "Musée de France" sont présentées sur cinq espaces muséographiques : les découvreurs ; l'environnement au Paléolithique ; les sites et leur mobilier archéologique ; le mode de vie des hommes de Bois-Ragot; l'homme et l'art. 14 sites préhistoriques ont été recensés dans la commune de Lussac-les-Châteaux. De nombreux artéfacts ont aussi été découverts isolément. Le musée présente 7 de ces sites, couvrant une période allant de -80 000 ans à -10 000 ans. Il est possible ainsi d'y admirer les premières représentations naturalistes et réalistes d'humains ainsi que des animaux ou des motifs abstraits datées de - 14 600 ans. Les gravures sont contemporaines de la fresque d'Angles-sur-Anglin avec laquelle elles présentent d'étonnante similitude. Elles sont contemporaines des peintures des Grottes de Lascaux. Le musée propose aussi des expositions temporaires, des animations pour les plus jeunes, des visites commentées. Le musée propose un parcours extérieur : des totems sont placés devant les sites archéologiques permettant ainsi aux visiteurs de voyager au cœur du Paléolithique.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

11 sites sont classés zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[22] et couvrent 17 % du territoire communal :

  • la forêt de Lussac,
  • les Buttes de la Bastiere,
  • le coteau des Grands Moulins,
  • le coteau de L'Arrault,
  • le coteau de la Barbotterie,
  • l'étang de L'Hermitage,
  • La Roche
  • le Vallon de Chantegros,
  • la grotte de Font Serin,
  • Le Ribalon,
  • La Borliere.

Le bois de L'Hospice et l'étang de Beaufour sont classés comme Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO)[23].

Les landes et les prairies de Lussac et de Sillars qui couvrent 3 % de la surface de la commune sont classées comme espaces naturels sensibles (ENS).

Des espaces naturels de la commune bénéficient de protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats-faune-flore. Ces espaces représentent 2 % de la surface communale et il s'agit des Forêts et prairies de Lussac-les-Châteaux qui couvrent 24 % du territoire[24].

Les sites suivants sont aussi classées par la Directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes[24] : le bois de l'Hospice et l'étang de Beaufour ainsi que leurs environs.

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[25], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un châtaignier commun situé au lieu-dit Mauvillant.

La forêt de Lussac[modifier | modifier le code]
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La forêt de Lussac est un massif forestier de près de 500 hectares qui occupe un plateau dont l’altitude voisine entre 120 à 140 m. C’est une zone classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[22]. Elle est située sur les communes de Civaux et de Lussac-les-Châteaux. Elle est parcourue, en son centre, par un vallon au modelé modeste. C’est le vallon de Pérofin.

La forêt de Lussac domine la rive gauche de la vallée de la Vienne de près de 70 mètres. Ses versants pentus forment localement des escarpements. Les sols du plateau, issus du remaniement d’argiles déposées au Tertiaire, sont profonds, acides et hydromorphes. Ils sont couramment dénommés « bornais ». Ils sont recouverts par une chênaie sessiliflore où le Hêtre apparaît de façon diffuse. Sur les pentes où affleurent les calcaires dolomitiques du Jurassique, la chênaie-charmaie domine. Au niveau des escarpements où le sol est le plus superficiel, la chênaie pubescente thermophile s’est largement installée.

Dans l’angle nord-est de la forêt, le secteur des Grandes Brandes abrite plus de 500 excavations qui sont le témoignage de l’ancienne exploitation de pierre meulière. Ces excavations forment, de nos jours, des mares qui sont entourées de lambeaux de lande haute à Bruyère à balais en voie de boisement.

La forêt de Lussac offre, grâce à la diversité de ses milieux forestiers et à l’originalité de certains de ses habitats (mares des Grandes Brandes, notamment), une grande richesse biologique qui a justifié son classement.

La forêt de Lussac héberge une riche communauté de rapaces forestiers menacés en Europe. Elle abrite également plusieurs passereaux forestiers et landicoles rares comme le Gros-bec casse-noyaux ou la Fauvette pitchou. Il est donc possible de découvrir :

Les mares des Grandes Brandes constituent un site de reproduction important pour de nombreux amphibiens menacés : on y observe notamment la présence de deux grandes espèces de tritons – le Triton crêté et le Triton marbré - accompagnés ici de leur hybride, le Triton de Blasius, ainsi que plusieurs espèces globalement rares en région Poitou-Charentes comme le Crapaud calamite, la Grenouille de Lesson, la Rainette verte, le Pélodyte ponctué.

La zone est aussi très riche en plantes protégées. Dans le vallon, se localisent de grandes raretés comme le Lis martagon qui est, ici, tout proche de sa limite nord-occidentale en France. On trouve, aussi, la Laîche ombreuse. C'est son unique habitat dans le département de la Vienne. Sur le plateau, la plante la plus remarquable est la Calamagrostide faux roseau. C'est une graminée montagnarde qui n’existe pas dans un autre endroit de la région Poitou-Charentes. Le pourtour des mares aux eaux pauvres en substances nutritives abrite également une flore rare et spécialisée, où se remarque surtout la Pilulaire à globules, une petite fougère semi-aquatique aux curieuses fructifications en forme de noisettes.

Coteaux des Grands Moulins[modifier | modifier le code]

Les coteaux des Grands Moulins sont situés en périphérie nord de l’agglomération de Lussac-les-Châteaux. Ce sont deux coteaux arides qui surplombent un ruisselet temporaire, affluent du ruisseau des Grands Moulins. Les coteaux sont situés dans la seule zone d’affleurement de calcaires dolomitiques du Poitou. Leurs versants sont relativement pentus et orientés au sud et au sud-ouest. Ils sont recouverts de groies dolomitiques, un substrat sablo-calcaire d’une grande aridité et pauvre en nutriments.

Ces terres ingrates ont été colonisées par une pelouse calcicole xérophile qui cède la place au sommet des coteaux, à une chênaie pubescente à Buis.

Le site est connu des botanistes poitevins depuis la fin du XIXe siècle.

Depuis 1989, des dégradations ont été occasionnées par la réalisation d’un enclos de chasse à sangliers et à lapins. Toutefois, la pelouse a conservé une grande partie de sa flore originale, même si plusieurs plantes ont vu leur population se réduire fortement. Avec 11 espèces rares ou menacées, les sites continus à présenter un grand intérêt botanique qui justifie sont classement. D’autant plus, que le site est l’unique station en Poitou-Charentes de l’Alysson des montagnes, une petite crucifère à fleurs jaunes, répandue dans la moitié orientale de la France mais très rare dans l’Ouest. Avec une quinzaine de pieds fleuris seulement (recensement de 2008), contre 300 il y a une vingtaine d’années, cette espèce est une de celles qui a le plus souffert de la surpopulation de sangliers et de lapins générée par la création de l’enclos. La Sabline des chaumes est un autre végétal précieux du site. Il s’agit d’une des rares plantes endémiques de France. Elle n’a pu être recensée en Poitou que dans quelques sites très disséminés. Elle semble, contrairement à l’Alysson des montagnes, avoir profité de l’érosion de la pelouse xérophile calcicole par les animaux. Ses effectifs sont, de nos jours, encore florissants. L’Ophrys d’Argenson est également présent mais elle est peu abondante.

Ces espèces précieuses sont accompagnées de tout un cortège de plantes typiques des pelouses calcicoles arides, d’affinités méridionales pour la plupart, et dont plusieurs sont rares en Poitou et localisées uniquement que dans quelques sites. Il s’agit de la Renoncule à feuilles de graminée, du Thésion divariqué, de la Trinie glauque, du Bugle de Genève, de la Hutchinsie des rochers, de l’Inule des montagnes, de la Laîche humble et du Lis martagon.

Les Buttes de la Bastière[modifier | modifier le code]
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Les Buttes de la Bastière correspondent à une zone d’affleurement de calcaire dolomitique. Sillars, Lussac-les-Châteaux et Verrières (Vienne) sont les seules communes de toute la Région Poitou-Charentes à posséder de tels gisements. Il s’agit de deux buttes-témoins ancrées sur des bancs rocheux qui ont résisté à l’érosion. Les versants sont en pente douce et ils sont couverts de pelouses sèches. Le site est connu des botanistes depuis la fin du XIXe siècle. Il est classé en 1985. Toutefois, ce classement n’a pas permis de le protéger totalement des interventions humaines : arasement de la butte nord-est pour l’exploitation des sables, plantations de résineux, aménagement d’un chemin d’exploitation entaillant le flanc sud-ouest, drainage de la petite zone humide qui séparait la butte des Roches de la Bastière des suivantes. Ces interventions ont imposé une révision de la superficie de la zone protégée qui a donc fortement diminué.

Par ailleurs, les conséquences sur l’avifaune ont été désastreuses. En effet, au début des années 1980, des inventaires ornithologiques avaient mis en évidence la présence de cinq espèces d’oiseaux protégés en France : l’Outarde canepetière et l’ Œdicnème criard qui nichaient sur la zone; deux passereaux le Pipit rousseline et le Traquet motteux qui vivent dans des milieux secs et ouverts. Ces espèces ont disparu de nos jours, ainsi que Bruant des roseaux.

Toutefois, le maintien actuel de son classement se justifie par la présence de sept plantes rares : l’Anémone pulsatille, le Bugle de Genève, l’Hutchinsie des rochers, l’Ophrys sillonné, la Phalangère rameuse, la Renoncule à feuilles de graminée et la Sabline des chaumes. En revanche, l’Orchis élevé n’a plus été recensé depuis le drainage de la zone humide et est peut-être disparu.

Les Coteaux de l’Arrault et de la Barbotterie[modifier | modifier le code]
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À l’ouest de Lussac, un plateau de calcaires dolomitiques s’étend largement de part et d’autre de la route départementale D727 qui relie Lussac à Montmorillon. Ce plateau est limité par la vallée de la Vienne qu’il domine d’une cinquantaine de mètres. Surplombant le cours de l’Arrault, un petit affluent de la Vienne, une série de coteaux arides plus ou moins pentus, orientés majoritairement au sud-ouest, marque cette rupture. Ce sont les coteaux de l’Arrault et de la Barbotterie. Leur sol est constitué d’un sable dolomitique formé par l’altération des couches de calcaire Bajocien. Ce substrat est très filtrant et sujet à une sécheresse estivale intense. Il est, donc, impropre aux cultures intensives et a été, de ce fait, le domaine d’un pâturage exploité par des moutons. Les pelouses xérophiles qui en occupent une grande partie présentent un intérêt botanique remarquable qui justifie le classement en ZNIEFF.

Ce secteur n’est, toutefois, pas le plus riche de toutes les pelouses dolomitiques – certains des éléments les plus rares manquent, comme l’ Alysson des montagnes que l’on trouve sur le Coteau des Grands Moulins situé à moins d’un kilomètre à l’est. Cependant, il abrite cinq plantes rares ou menacées qui lui confèrent un fort intérêt patrimonial. La plante la plus prestigieuse de ces coteaux est sans conteste la Sabline des chaumes. C’est une petite Caryophyllacée annuelle à fleurs blanches qui est endémique en France. Elle est inféodée aux pelouses calcicoles arides et rases. Elle bénéficie d’une protection officielle sur l’ensemble du territoire français. L’espèce est abondante sur ce site où elle colonise volontiers les lésions et trouées de la pelouse occasionnées par les nombreux lapins. Elle est accompagnée par un cortège de plantes propres aux pelouses calcicoles arides, parmi lesquelles figurent plusieurs espèces à répartition très localisée en région Poitou-Charentes. C’est le cas de la Renoncule à feuilles de graminée et de la Laîche humble, deux plantes strictement liées à ce type de milieu. La Coronille queue-de-scorpion, quant à elle, est une petite plante annuelle qui était, autrefois, surtout fréquente dans les moissons sur sol calcaire. Elle est devenue rarissime de nos jours, comme tant de messicoles victimes de l’intensification de l’agriculture. La Bugle de Genève, assez commune dans les environs de Lussac, est également une plante très rare en région Poitou-Charentes. La faune de ce site n’a pas été répertoriée (en 2008).

L'étang de l'Hermitage[modifier | modifier le code]
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L’étang de l’Hermitage est situé aux portes mêmes de Lussac. Son existence est très ancienne. Sa création sur le ruisseau de l’Hermitage remonterait à 1492.

Vers le Nord, l’étang est bordé de coteaux couverts à l’origine de pelouses sèches. À l’Ouest, il est délimité par une falaise où s’ouvre la grotte préhistorique de la Marche. Malgré d’importantes dégradations occasionnées au milieu naturel en 1978 lors de la réalisation d’une base nautique et d’aménagements destinés à la pêche (destruction d’une grande partie des îles flottantes boisées de l’étang, épandage des boues de curage sur les pelouses dolomitiques situées au nord), le site a conservé une partie de son intérêt biologique qui a pu justifier son classement grâce, notamment, à deux habitats très originaux : une aulnaie marécageuse flottante et des restes de pelouses arides bordant le nord de l’étang.

La constitution de l’aulnaie a demandé des siècles d’évolution. Elle s’est faite à partir d’herbiers aquatiques initiaux. Elle est de nos jours, un des très rares exemples de ce type de milieu en Poitou. Sur des radeaux flottants occupés par l’aulnaie, la strate herbacée présente une importante colonie de Thélyptéris des marais, une fougère rare dans tout le Poitou et qui est localisée en général dans ces forêts marécageuses.

Les reliques de pelouses arides sont situées sur des sols calcaires sableux dolomitiques. Elles abritent une flore singulière dont certaines espèces se localisent strictement – au moins dans le département de la Vienne – à ces affleurements géologiques particuliers. Sept plantes rares ou menacées sont présentent site. La Sabline des chaumes est l’une d’entre elles. C’est une espèce endémique française très rare qui est, donc, protégée sur l’ensemble du territoire français. La Renoncule à feuilles de graminée, une plante aussi rare, est protégée, quant à elle, en région Poitou-Charentes. D’autres plantes rares sont présentes sur ce site alors qu’elles sont inconnues dans les autres sites locaux de sables dolomitiques : c’est le cas de la Campanule à petites fleurs.

Le site « La Roche »[modifier | modifier le code]
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Le site est un plateau karstique de calcaires. Il est enserré dans le méandre d’une vallée sèche, bordé au sud par la résurgence et la grotte de Font-Serin et au nord par la résurgence de la Roche dont le ruisseau alimente l’étang de l’Hermitage. Le site se compose d’habitats très contrastés : un pré-bois composé de chênes pubescents et de buis, une pelouse calcicole aride sur le plateau calcaire et, en contrebas, une zone plus ou moins marécageuse.

Au sein des clairières du pré-bois, le sol superficiel est à réserve hydrique très faible. Il est, de ce fait, colonisé par des pelouses xéro-thermophiles qui accueillent des plantes à affinités méditerranéennes ou sud-européennes. On y trouve ainsi, l’Hélianthème des Apennins, l’Ophrys sillonné, la Renoncule à feuilles de graminée (une renoncule aux feuilles entières linéaires-lancéolées, rare en France et typique des pelouses sur calcaires dolomitiques des environs de Lussac), ou la Cardoncelle.

En contraste total avec l’ambiance méridionale du plateau, le petit marais qui borde la résurgence de la Roche offre un cortège floristique radicalement différent mais abrite également plusieurs plantes rares. Plusieurs orchidées de prairies humides sont présentes: l’Orchis à fleurs lâches, l’Orchis grenouille et l’Orchis incarnat, ces deux dernières autrefois assez répandues mais aujourd’hui fortement raréfiées avec la disparition de leurs biotopes sous les effets conjugués de l’assèchement, du drainage et de l’intensification agricole. On y découvre, aussi, l’Ophioglosse: c’est une fougère dont l’étymologie qui signifie "langue de serpent" évoque la curieuse forme de sa fronde.

Cette richesse floristique a justifié le classement du site.

Au sein de la faune, seuls les oiseaux ont fait l’objet d’un inventaire détaillé : celui-ci a mis en évidence la présence du Grèbe castagneux, un oiseau aquatique dont les effectifs nicheurs dans le département de la Vienne sont peu importants.

Le Vallon de Chantegros[modifier | modifier le code]
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Le Vallon de Chantegros est situé à moins de 2 km. La zone qui a été classée, englobe la partie avale de ce vallon calcaire. Il est orienté ouest/est et il s’ouvre sur la vallée de la Vienne. Le vallon avec ses pentes assez fortes, avec la présence d’un ruisseau qui coule au fond du thalweg, ont permis la création d'un microclimat qui est caractérisé par la fraîcheur et l’humidité. Ce microclimat a favorisé le développement d’une riche végétation forestière qui couvre l’essentiel des pentes : des Aulnes et des Frênes sur les rives du ruisseau des Âges ; des frênes et des Buis sur les pentes les plus raides ; des chênes et des charmes dans les terrains bien alimentés en eau. Sous la voûte des chênes pédonculés, des tilleuls, des sorbier (arbre) et des érables, la flore forestière est très diversifiée. En effet, elle associe des espèces de tempérament plutôt mésophile, telles que l’Ornithogale des Pyrénées ou la Petite pervenche, à des plantes requérant un degré hygrométrique élevé et/ou une certaine hydromorphie du sol associés à une lumière très atténuée, comme certaines fougères (pas moins de 12 espèces recensées) ou la curieuse Lathrée clandestine.

Mais ce qui a justifié la protection de ce site, c’est la présence de plusieurs plantes communes dans les moyennes montagnes du Massif Central, voire des Alpes ou des Pyrénées, mais très rares dans les plaines atlantiques. Leur présence a été rendu possible grâce au microclimat du vallon. On peut découvrir ainsi le Lis martagon, plusieurs des fougères telles que le Cystopteris fragilis, une petite espèce des rochers humides, commune dans tout le Massif Central, mais rarissime en Poitou-Charentes, la Primevère élevée et la Scille à 2 feuilles, qui sont deux espèces répandues surtout dans le centre et l’est de la France mais qui deviennent très rares vers l’ouest. La présence d’individus isolés de Hêtre, essence typiquement montagnarde, annonce enfin déjà les collines et les basses montagnes du Limousin où cet arbre est répandu.

La grotte de Font Serin[modifier | modifier le code]
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La grotte de Font Serin est située sur la commune de Lussac-les-Châteaux. Elle est classée comme zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle est située sur le flanc d’un escarpement calcaire bordant une petite vallée sèche qui débouche sur l’étang de l’Hermitage. La grotte abrite une forte colonie de chauves-souris qui en ont fait, durant les années 1950-1960, l’un des sites les plus importants de l’ouest de la France.

Toutefois, depuis cette période, la cavité a subi des modifications thermiques importantes. Elles sont dues, notamment, à la création d’une ouverture supplémentaire par les spéléologues. En outre, la grotte est aussi devenue un terrain que fréquentent plusieurs centres de loisirs. Cette surfréquentation humaine a fait fuir les colonies de Grand Murin, de Minioptère de Schreibers et, surtout, de Rhinolophe euryale. Il ne subsiste, de nos jours, qu’une petite population hivernante. Cette population est, néanmoins, très diversifiée. En effet, elle regroupe une dizaine d’espèces différentes qui font toutes l’objet d’une protection au niveau national : le Grand murin, le Grand rhinolophe, le Minioptère de Schreibers, le Murin à moustaches, le Murin à oreilles échancrées, le Murin de Bechstein, le Murin de Daubenton, le Murin de Natterer, l'Oreillard roux, le Petit rhinolophe et le Rhinolophe euryale.

Le Rhinolophe euryale est une espèce typiquement méditerranéenne des régions chaudes de plaine mais qui supporte aussi le climat océanique que l’on rencontre dans le département de la Vienne. C’est une espèce très sociable. En hiver, elle hiberne dans de profondes cavités naturelles dont la température et l’hygrométrie, oscillent respectivement entre 7 et 15 °C et 95 et 100 % d’humidité. En été, l’espèce est essentiellement cavernicole même si exceptionnellement, il est possible d'en découvrir dans des vieilles granges.

Le Rhinolophe euryale a connu un déclin dramatique au cours des dernières décennies et a d’ores et déjà disparu de plusieurs régions françaises. Sur ses sites d’hibernation, l’espèce est très sensible aux dérangements alors que l’extension croissante des monocultures intensives ayant souvent recours à des épandages de pesticides toxiques, affectent profondément ses zones de chasse. Disparition de sa nourriture, empoisonnement par les pesticides, dérangement de ses sites de reproduction, expliquent sa quasi disparition et la nécessité de protéger non seulement l'espèce mais aussi les zones où elle vit.

Les pelouses du Ribalon[modifier | modifier le code]
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Le site est localisé à quelques kilomètres à l’est de Lussac-les-Châteaux. Il intègre un petit ensemble de pelouses sèches établies sur des affleurements de sables et de rochers dolomitiques surplombant une vallée sèche. Elles abritent une flore originale, adaptée aux contraintes spécifiques de ce sol à la fois sableux, calcaire et très sec.

Actuellement pâturée par les ovins, la pelouse subit un surpâturage au printemps qui nuit à la reproduction de beaucoup d’espèces végétales tout en maintenant son caractère ras et ouvert et en évitant sa colonisation par des arbustes pionniers. Par ailleurs, une exploitation des sables dolomitiques reste toujours possible.

Malgré ces menaces et en dépit d’une superficie réduite, les pelouses du Ribalon accueillent une grande partie des espèces végétales inféodées aux sables dolomitiques et, notamment, plusieurs plantes d’une grande rareté en Poitou. Ceci a justifié la classement du site.

Les deux éléments floristiques les plus précieux du site sont :

  • La Sabline des chaumes. C’est une espèce endémique du territoire français. Elle bénéficie d’une protection officielle au niveau national. Cette petite Caryophyllacée aux fleurs d’un blanc de lait s’épanouissant au printemps est strictement liée aux faciès les plus ras des pelouses calcicoles : tonsures et zones d’affleurement de dalles rocheuses où l’épaisseur du sol ne dépasse pas quelques millimètres et où la plante n’a à craindre la concurrence que des seuls mousses et lichens. En France, la Sabline des chaumes n’existe que sur les causses et pelouses calcicoles de la bordure sud-occidentale du Massif Central d’où elle parvient jusque dans les départements de la Vienne et de l’Indre qui constituent sa limite nord de distribution. En Poitou, l’espèce est rare ou très rare.
  • La Renoncule à feuilles de graminée. C’est une Renonculacée qui est dotée - à l’encontre de la plupart des membres du genre - de feuilles linéaires entières et non lobées. On la trouve normalement dans la moitié méridionale de la France. En Vienne, cette espèce est strictement localisée aux pelouses dolomitiques des environs de Lussac où ses populations, comme ici au Ribalon, peuvent être localement abondantes.
Les pelouse de la Borliere[modifier | modifier le code]
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Le site se trouve à quelques kilomètres à l’est de Lussac-les-Châteaux. Comme pour le site du Ribalon (située en vis-à-vis, de l’autre côté de la route départementale D727), il intègre un petit ensemble disjoint de trois pelouses sèches établies sur des affleurements de sables et de rochers dolomitiques surplombant une vallée sèche et séparées par des champs cultivés.

Ce sont des pelouses calcicoles qui abritent une flore originale, adaptée aux contraintes spécifiques de ce substrat à la fois sableux, calcaire et très sec. Malgré leur surface réduite et l’abandon du pâturage ovin qui permettait autrefois de freiner la colonisation arbustive, les pelouses de la Borlière abritent encore de nombreuses plantes caractéristiques des calcaires dolomitiques qui justifient son classement. L’élément floristique le plus précieux du site est la présence d’une importante population de Sabline des chaumes. L’Anémone pulsatille est l’autre plante remarquable des pelouses de la Borliere. C’est une renonculacée qui est entièrement couverte de poils grisâtres. Elle développe au printemps une grande fleur solitaire rougeâtre ou violacée, légèrement penchée. Cette espèce est présente uniquement et presque exclusivement sur les pelouses sèches de la région de Lussac-les-Châteaux dont elle constitue l’emblème botanique le plus spectaculaire. Malheureusement victime de la disparition de son habitat et de cueillettes excessives, l’anémone est aujourd’hui en voie d’extinction.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissance de Madame de Montespan (1640-1707), favorite de Louis XIV, 1638-1715.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
Parti d'argent à un sablier de d'azur et de gueules à un chêne de sinople fruité d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Étude 'Évolution du linéaire de haies en Poitou-Charentes', IAAT 2006 – 2008
  3. a, b et c Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  4. .BRGM, Observatoire des Matériaux, mai 2013
  5. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  6. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  7. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – ISBN 2-84234-128-7
  8. http://pascal.lefalher.neuf.fr/ Lussac et son patrimoine
  9. Charles Bouyssi Communes et paroisses d'Auvergne, mis en ligne en 2002, consulté le 18 novembre 2008
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