Verrières (Vienne)

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Verrières
Verrières (Vienne)
Le château d'eau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Christophe Viaud
2014-2020
Code postal 86410
Code commune 86285
Démographie
Gentilé Verriérois
Population
municipale
1 007 hab. (2016 en augmentation de 5,89 % par rapport à 2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 47″ nord, 0° 35′ 37″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 151 m
Superficie 19,58 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.verrieres-vienne.fr

Verrières est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Verrières présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose[1] : de groies superficielles (Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite) pour 30 % sur les plaines et, sur les plateaux du seuil du Poitou, d'argile à silex peu profonde pour 50 %, de terres de brandes pour 16 %, de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 3 % et, enfin, de terres fortes pour 1 %.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 5 km de cours d'eau. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en zone de répartition des eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’ eutrophisation[2].

184 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[4], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Histoire[modifier | modifier le code]

Verrières accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme l’anniversaire de la fondation de la Première République française le 22 septembre 1792. Abattu comme symbole de la Révolution par la réaction royaliste en 1799, il est replanté[5].

Le 3 juillet 1944, les SAS du capitaine Tonkin parachutés avec quatre jeeps à Usson-du-Poitou, sont attaqués en forêt de Verrières. Trente d’entre eux sont capturés et fusillés en forêt de Saint-Sauvant, malgré leurs uniformes anglais[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Verrières Blason D'argent au flambeau au trait de sable, accosté de deux abeilles d'or; à la champagne ondée d'azur chargée de trois trangles ondées d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1941 Jacques Masteau Rad. ind. Député, nommé maire de Poitiers
mars 2001 2014 Jean-Claude Poiron    
mars 2014 en cours Christophe Viaud[7]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Verrières est jumelée avec Coume depuis longtemps et de nombreux échanges perdurent.

Coume et Verrières se rencontrent régulièrement au fil des voyages organisés par les municipalités pour le jumelage.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2016, la commune comptait 1 007 habitants[Note 1], en augmentation de 5,89 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6236107787811 8551 0579789861 018
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9689641 0021 0141 0189971 0201 0731 086
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0441 1101 0589489551 013982977904
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8197777047146877998779281 001
2016 - - - - - - - -
1 007--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 44 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[12], il n'y a plus que 17 exploitations agricoles en 2010 contre 26 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 9 % et sont passées de 1 599 hectares en 2000 à 1 755 hectares en 2010. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[13].

42 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 28 % pour les oléagineux (colza et tournesol à part égale), 23 % pour le fourrage et moins de 1 % reste en herbe. En 2000,5 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[12].

L'élevage d'ovins s'est effondré : 2 209 têtes en 2000 répartis sur 12 fermes contre 511 têtes en 2010 répartis sur 5 fermes. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[14]. Les élevages de bovins, de caprins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La lavoir : il est situé sur la Dive, à côté du pont Saint-Brillard, et date de 1840. Il a été restauré en 2012.
  • Le pont Saint-Brillard : le pont traverse la Dive. Dans sa paroi nord, au-dessus de l'arche unique, se trouve une sculpture récente de saint Brillard. Cette statue remplace une plus petite qui, pendant longtemps, a fait l'objet d'un pèlerinage : les habitants de la région venaient y présenter les enfants, pour selon la croyance populaire, les empêcher d'uriner au lit et de pleurer ("brailler") la nuit.
  • Le monument de la Couarde : Le 3 juillet 1944, dans la forêt de Verrières, un détachement d'allemands encercle un camp de parachutistes anglais et de résistants français. Sept maquisards et un lieutenant anglais sont tués, 31 parachutistes et un pilote américain sont faits prisonniers. Ils seront fusillés dans la forêt de Saint-Sauvant le 7 juillet. 3 anglais blessés seront ensuite éliminés discrètement. Le monument de la Couarde, placé en bord de route témoigne de cet événement tragique.
  • L'étang de La Forge : c'est une vaste retenue d'eau. En 1901, une usine hydroélectrique a été installée sur le site, l'étang fournissant l'énergie nécessaire à son fonctionnement. L'usine alimentait Verrières et Lhommaizé. Elle est aujourd'hui désaffectée. Pendant l'entre deux guerres, une roue permettait le fonctionnement d'une scierie. De 1595 à 1886, une forge exista aussi en ce lieu. Aujourd'hui, il n'en reste plus de traces visibles. Seul exemple de produit manufacturé connu par cette forge est la grille du château. Elle a été réalisée entre juillet et novembre 1769. Elle exigea 16 000 livres de métal.
  • La chapelle de la Rigaudière : la chapelle Sainte-Radegonde est construite, en 1827, sur le bord de la route menant de Verrières à Bouresse. Elle est à la limite des deux communes. Sur le sol,un bloc de pierre présente une cavité pouvant évoquer l'empreinte d'un pied. Il est nommé le "Pas de sainte Radegonde". Cette pierre fut l'objet de nombreux pèlerinages. Un blason est sculpté au-dessus de la porte. C'est celui des Rochechouart. À noter que la commune Valdivienne abrite la chapelle du Pas-de-Saint-Martin qui abrite, elle aussi, le pas d'un saint. En effet,à l'intérieur, affleure une roche présentant une cupule que la tradition populaire identifie à une empreinte laissée par saint Martin (316 ou 317 - 397), autre saint important comme sainte Radegonde (520-587), du Poitou.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ReferenceA
  3. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  4. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 175 et 186
  6. Jean-Henri Calmon et Jean-Clément Martin (dir.), Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, La Crèche, Geste éditions, coll. « 30 questions », (ISBN 2-910919-98-6), p. 63, p 52
  7. « Christophe Viaud élu maire », La Nouvelle République, 3 avril 2014
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. a b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. Agreste – Enquête Structure 2007
  14. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013