Sillars

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Sillars
Image illustrative de l'article Sillars
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes du Lussacois
Maire
Mandat
Maryvonne Tavilien
2014-2020
Code postal 86320
Code commune 86262
Démographie
Population
municipale
630 hab. (2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 25′ 10″ N 0° 46′ 12″ E / 46.4194444444, 0.7746° 25′ 10″ Nord 0° 46′ 12″ Est / 46.4194444444, 0.77
Altitude Min. 93 m – Max. 154 m
Superficie 60,79 km2
Localisation

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Sillars est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes).

Ses habitants s’appellent les Sillarois et les Sillaroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sillars est une commune rurale.

Localisation[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune, 6 079 hectares, est l'une des plus étendues du département de la Vienne, puisqu'elle se situe en dixième position. Elle s'étend du nord au sud sur près de 12 km et d'est en ouest sur 6 km.

La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les villes voisines sont Lussac-les-Châteaux, Chapelle-Viviers, Pindray, Mazerolles, Leignes-sur-Fontaine. La grande ville la plus proche de Sillars est Poitiers et se trouve à 37,41 km à l'ouest.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Sillars présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de bocages. Le paysage de bocage dans le département de la Vienne se caractérise par des champs cultivés ou des prés enclos par des haies avec des alignements plus ou moins continus d'arbres et arbustes . Ces haies si caractéristiques contribuent à une meilleure qualité des eaux, permettent son infiltration et protègent ainsi contre l'érosion des sols. Elles constituent des zones de refuge pour la biodiversité. Elles ont, aussi, un rôle de régulation climatique et de nombreux intérêts agronomiques (brise vent, protection du bétail...). Toutefois, avec la modification des pratiques agricoles (intensification et simplification des cultures, utilisation massive d'herbicides, mécanisation) et les remembrements fonciers à partir des années 50, elles ont laissé la place à un espace plus ouvert et sont menacées de nos jours. Ainsi, au niveau de la région Poitou-Charentes, ce sont plusieurs milliers de kilomètres de haies et d'arbres isolés qui ont disparu. On estime que 35 000 km de haies ont été supprimées depuis les années 1960, soit 36 % de perte en moyenne [1]

Le terroir se compose[2] :

  • de terres de brandes pour 47 %, de terres fortes pour 14 %, de bornais pour 6 % et d'argile à silex peu profonde pour 3 % sur les plateaux du Seuil du Poitou,
  • de groies dolomitiques pour 29 % dans les plaines calcaires. La dolomite est un minéral où le calcium est associé à du magnésium. Le substrat ainsi constitué est très meuble et donne, par altération, un sol sableux et calcaire, très perméable où se développe une flore particulière. Le calcaire dolomitique a fait l’objet d’une intense exploitation. Il a été, en effet, utilisé comme amendement agricole depuis longtemps.

La lande est, ici, de type atlantique: elle est souvent dominée par la Bruyère arborescente et l’Ajonc d’Europe qui constituent un couvert difficilement pénétrable pouvant atteindre 3 m de hauteur. Dans ce cas, la lande prend le nom régional de « brandes ». C’est un espace issu de la dégradation et de l’exploitation intensive de la forêt originelle. La lande couvrait jusqu’à la fin du XIXe siècle plusieurs dizaines de milliers d’hectares (90 000 hectares pour le département de la Vienne vers 1877). Cette terre a été largement mise en culture à la suite de défrichements ou boisée avec du pin maritime. Il s’agit maintenant d’espaces marginaux et menacés car considérés comme « improductifs ». Pourtant, la lande joue un rôle majeur pour une biodiversité qui s’est adaptée et a survécu en leur

En 2006, 88 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture et 12 % par des forêts et des milieux semi-naturels[3].

La forêt privée représente, en 2007, 903 hectares soit 15 % du territoire communal[4]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15  %, et 29,2  % pour la France) sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau,...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[5].

Il y a une carrière en activité sur la commune de Sillars[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par Les Grands Moulins sur une longueur de 8,8 km.

Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en Zone de Répartition des Eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en Zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’eutrophisation[3].

161 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les Libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[8], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11°C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8°C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9°C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6°C en hiver et de 11°C en été). L’amplitude thermique est de 15°C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches de Sillars se trouvent à :

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard qui est situé à 40 km.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1938-1939, un camp destiné à accueillir les réfugiés espagnols est construit, par des réfugiés. Long de 2500 m d’est en ouest, large de 700 m du nord au sud à l’ouest et de 300 m à l’est, il s’étend sur 180 ha, à l’est du bourg de Sillars et parallèlement à la voie ferrée Montmorillon-Lussac-les-Châteaux[9],[10]. Les baraquements forment trois rangées ; ils sont construits en parpaings de ciment et couverts de toits de tôle en fibrociment[11]. En 1944, les Allemands y stockaient de la cheddite, un explosif. Le 15 juillet, quatre P-38 Lightning (doubles queues) du 434e fight squadron, du 479e FG, à la recherche de cibles d’opportunité, attaquent le camp : lors de leur premier passage, ils mitraillent avec leurs quatre 12,7 mm et leur canon de 20 mm[12]. Au deuxième passage, l’un d’eux largue sa bombe ; l’une d’elle fait exploser un stock d’explosif, et l’explosion touche le P-38 qui suivait celui qui lâcha la bombe. L’avion hors d’état est posé en catastrophe à Concise (commune de Montmorillon) par son pilote, qui est évacué par la Résistance[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sillars dépend de la Sous-Préfecture de la Vienne à Montmorillon.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Sillars depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1970 Jules Lebeau    
1970 1971 Benjamin Dupuis    
1971 1989 René Bouloux    
1989 2001 Marie Claire Braud    
mars 2001 2008 Yves Vergnaud    
mars 2008[15] novembre 2009 Arlette Martinière   démissionnaire[16]
novembre 2009   Maryvonne Tavilien[17]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gestion de l’eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré à un SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux): SAGE Vienne. Les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) définissent les objectifs et les règles, au niveau local, afin de concilier la satisfaction des différents usages, la préservation et la valorisation de ce patrimoine, et de gérer collectivement, de manière cohérente et intégré, la ressource en eau sur un bassin. Toutes les décisions prises dans le domaine de l’eau par les services de l’Etat et les collectivités locales doivent en effet être compatibles avec le SAGE [18].

La Directive-cadre sur l'eau (D.C.E.) adoptée par l’Europe en 2000 impose l’atteinte d’un bon état des eaux en 2015. Afin de respecter ces objectifs, des états des lieux ont été réalisés, des enjeux identifiés, puis des programmes de reconquête ont été élaborés, avec la définition de politiques à conduire et d’actions à mener, pour la période 2010-2015. Ces actions sont définies par Unité Hydrographiques de Référence (U.H.R.), c'est-à-dire par territoire ayant une cohérence hydrographique (bassin versant), de l’habitat et des organismes qui y vivent, hydrogéologique et socio-économique. La commune appartient ainsi à deux U.H.R: U.H.R Vienne à 95 % et U.H.R Gartempe à 5 % [19].

Les eaux usées de la commune sont traitées dans une station d'épuration située sur le territoire de la commune[20].

Le Syndicat Mixte du Pays Montmorillonnais est chargé de la gestion des rivières .

Traitement des déchets et économie circulaire[modifier | modifier le code]

La commune abrite l'un des trois centres de tri des déchets ménagers du département de la Vienne. Sa capacité est de 12 000 tonnes par an alors que pour l'ensemble des trois centres du département, elle est de 30 000 tonnes par an en 2011. Elle accueille aussi l'un des 11 centres de compostage des déchets organiques du département. Le tonnage annuel est de 7 500 tonnes alors que pour l'ensemble des équipements du département, il est de 175 050 tonnes[21].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 630 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
760 752 816 880 937 998 956 1 047 1 032
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 058 1 018 1 016 1 074 1 125 1 075 1 069 1 062 1 024
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 020 1 005 1 010 869 920 889 870 827 822
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
793 716 656 657 610 594 606 611 620
2013 - - - - - - - -
630 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 9,9 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Sillars ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 642 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (22 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 620 habitants.

La répartition par sexe de la population est, selon l'Insee, la suivante :

  • en 1999 : 52,2 % d'hommes et 47,8 % de femmes ;
  • en 2004 : 51 % d'hommes et 49 % de femmes ;
  • en 2010 : 52,8 % d'hommes et 47,2 % de femmes.

En 2004, selon l'Insee :

  • le nombre de célibataires était de 27,7 % dans la population ;
  • les couples mariés représentaient 58,2 % de la population ;
  • les divorcés représentaient 6,2 % de la population.
  • le nombre de veuves et veufs était de 7,8 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Sillars dépend de l'Académie de Poitiers et son école primaire publique dépend de l'Inspection académique de la Vienne.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[24], il n'y a plus que 34 exploitations agricoles en 2010 contre 40 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[25].

Les surfaces agricoles utilisées ont un peu diminué et sont passées de 4 560 hectares en 2000 à 4 539 hectares en 2010[24]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[25].

42 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 14 % pour les oléagineux (colza et tournesol) , 35 % pour le fourrage et 4 % reste en herbes. En 2000,2 hectares (0 en 2010) sont consacrés à la vigne[24].

14 exploitations en 2010 (contre 17 en 2000) abritent un élevage important en extension de bovins (2 642 têtes en 2010 contre 2 304 têtes en 2000)[24]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[26].

12 exploitations en 2010 (contre 19 en 2000) abritent un élevage d'ovins en diminution (2 499 têtes en 2010 contre 3 295 têtes en 2000)[24]. La baisse du nombre de têtes des troupeaux de la commune est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[26]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300[27].

L'élevage de volailles et l'élevage de chèvres ont disparu en 2010 (respectivement 3 235 têtes sur 9 fermes et 204 têtes sur 3 exploitations en 2000)[24].

Il y a un élevage de porcs de 480 têtes.

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

  • Beurre Charente-Poitou (AOC)
  • Beurre des Charente (AOC)
  • Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
  • Veau du Limousin (IGP)
  • Agneau du Poitou-Charentes (IGP)
  • Porc du Limousin (IGP)
  • Jambon de Bayonne (IGP)

Activité industrielle et de service[modifier | modifier le code]

Commune rurale composée principalement d'exploitations agricoles, elle accueille néanmoins plusieurs sociétés majeures :

  • l’éco-pôle du SIMER (Syndicat interdépartemental mixte pour l’équipement rural) : situé à côté de l'ancien terrain militaire, le centre de tri des déchets ouvre en septembre 2005 ; il collecte et trie les ordures ménagères de plusieurs communautés de communes de la Vienne (Montmorillon, Civray, Gencay, Lussac-Les-Châteaux, Couhé...) et emploie une centaine de personnes ;
  • le groupe MEAC SAS, avec une carrière d'extraction de dolomie (dont le sous-sol de la commune est riche) situé en sortie du centre-bourg ;
  • le groupe Lavaux SA, avec également une carrière d'extraction de dolomie, situé en face de la société MEAC.

Emploi et activité[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage en 2004 était de 7,3 % et en 1999 il était de 13,8 %.

Les retraités et les préretraités représentaient 22,4 % de la population en 2004 et 18,9 % en 1999.

Le taux d'activité était de 70,2 % en 2004 et de 69,9 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Félix, de type roman. Elle apparaît dans les textes vers 1090. Elle a été entièrement restaurée au XIXe siècle. Un nouveau clocher est construit en 1875. Un nouveau chœur est édifié en 1890. La voûte s'appuie sur des culs-de-lampe du début du XIIe siècle. Ils représentent des têtes de femmes à l'ouest et des têtes d'hommes à l'est. Les culots ont été peints au XIXe siècle. Au sud, les armes des châtelains de Sillars sont sculptées sur le linteau de la porte latérale. Les vitraux ont été brisés par une explosion en 1944.
  • La chapelle de Cherchillé est une ancienne chapelle d'un prieuré qui a été entièrement démolie. La chapelle a été reconstruite au XIXe siècle. Elle est dédiée à saint Marc. Un peu plus bas, dans les bois, se trouve une source qui était très fréquentée par les pèlerins. En effet, la tradition populaire prêtait aux eaux de la source, la possibilité de guérir les maux les plus divers d'où, d'ailleurs, son nom de Font-Malade. Sur le bord de la pierre de l'autel sont visibles de multiples entailles faites au couteau pour mélanger la poudre ainsi obtenue avec l'eau de la fontaine.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Dolmen de la Brassière I, qui est situé en bordure de la D727 non loin de l'Eco-pôle et qui est inscrit comme monument historique depuis 1984.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune possède un riche patrimoine naturelle. Elle abrite huit zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique(ZNIEFF) [28] qui couvrent 33 % de la surface communale :

  • l'étang de Clossac,
  • la forêt de Lussac,
  • le bois des Chirons,
  • les Buttes de Laloeuf,
  • les Buttes de la Bastiere,
  • la tourbière du Pont,
  • le Champ des Brandes,
  • le bois de l'Hospice.

Deux espaces naturels de la commune bénéficient de protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats-faune-flore. Ces espaces représentent 27 % de la surface communale et il s'agit du bois de l'Hospice et de l'étang de Beaufour et de ses environs. Elles sont aussi classées par la Directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes. Elles sont classées Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO)[29]

Trois sites sont, aussi, considérés comme des espaces naturels sensibles (ENS).Ils couvrent moins de 1% de la surface communale:

  • les Brandes de Soulage,
  • les landes et les pelouses de Lussac et Sillars,
  • l'étang de la Roche.

La Vallée de la Gartempe a été classée en tant que monument naturel.

L'étang de Clossac[modifier | modifier le code]

L’étang de Clossac est un site classé zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. L’étang est situé à quelques kilomètres à l’ouest de Montmorillon. La zone classée englobe l’étang et ses abords immédiats qui sont situés sur un plateau d’altitude modeste, dans un paysage semi-ouvert de bocage . Les sols sont acides et plus ou moins imperméables. Ce sont des "terres de brandes" . Ce sont des terres pauvres qui sont par conséquent à faible potentiel agricole et traditionnellement exploités en prairies permanentes pour l’élevage des moutons. De nombreux plans d’eau parsèment ces terres médiocres où des opérations de drainage visent toutefois de plus en plus à remplacer les anciennes prairies par des cultures plus rentables. L’étang de Clossac reste toutefois l’un des moins artificialisés d’entre eux. Il offre encore une riche palette de milieux aquatiques et palustres. Les eaux du lac sont peu riches en substances nutritives. Elles sont acides et elles connaissent de fortes fluctuations saisonnières de niveau. Ainsi, en été et au début de l’automne, de larges vasières se créent qui sont ceinturées par des roseaux ou de grandes laîches. Avec, les saulaies riveraines et les prairies périphériques, l’ensemble constitue ainsi une mosaïque d’habitats humides qui attire une riche avifaune aquatique.

L’étang permet la nidification de plusieurs espèces qui sont peu communes sur le territoire de la région Poitou-Charentes comme le grèbe huppé, un oiseau qui affectionne plus particulièrement les grandes pièces d’eau aux rives fortement végétalisées. De même, on peut observer la présence de diverses fauvettes comme le phragmite des joncs. Enfin, les prairies des alentours abritent encore une riche population de vanneau huppé et, surtout, de courlis cendré, un grand limicole lié aux espaces constitués de prairies humides et dont la population régionale est en fort déclin.

Durant la période hivernale, ainsi que lors des migrations de printemps et d’automne, l’étang et ses rives accueillent également de nombreux oiseaux d’eau de passage : des oies et des canards de diverses espèces. Des petits et des grands échassiers y font aussi des haltes plus ou moins prolongées pour se reposer ou s’alimenter. À cette époque, l’étang de Clossac est un des rares sites régionaux à accueillir par exemple des grues cendrées.

La nature semi-ouverte du paysage, ainsi que la concentration de nombreuses proies sur une faible surface, attire par ailleurs plusieurs espèces de rapaces nichant à proximité de la zone, comme le milan noir ou le busard Saint-Martin.

Un amateur ornithologue pourra aussi observer le bruant des roseaux, le combattant varié, le grèbe castagneux, la huppe fasciée, le martin-pêcheur, le râle d'eau ou la rousserolle effarvatte .


La forêt de Lussac[modifier | modifier le code]

La forêt de Lussac est un massif forestier de près de 500 hectares qui occupe un plateau dont l’altitude voisine entre 120 à 140 m. C’est une zone classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle est située sur les communes de Civaux et de Lussac-les-Châteaux. Elle est parcourue, en son centre, par un vallon au modelé modeste. C’est le vallon de Pérofin.

La forêt de Lussac domine la rive gauche de la vallée de la Vienne de près de 70 mètres. Ses versants pentus forment localement des escarpements. Les sols du plateau, issus du remaniement d’argiles déposées au Tertiaire, sont profonds, acides et hydromorphes. Ils sont couramment dénommés «bornais». Ils sont recouverts par une chênaie sessiliflore où le Hêtre apparaît de façon diffuse. Sur les pentes où affleurent les calcaires dolomitiques du Jurassique, la chênaie-charmaie domine. Au niveau des escarpements où le sol est le plus superficiel, la chênaie pubescente thermophile s’est largement installée.

Dans l’angle nord-est de la forêt, le secteur des Grandes Brandes abrite plus de 500 excavations qui sont le témoignage de l’ancienne exploitation de pierre meulière. Ces excavations forment, de nos jours, des mares qui sont entourées de lambeaux de lande haute à Bruyère à balais en voie de boisement.

La forêt de Lussac offre, grâce à la diversité de ses milieux forestiers et à l’originalité de certains de ses habitats (mares des Grandes Brandes, notamment), une grande richesse biologique qui a justifié son classement.

La forêt de Lussac héberge une riche communauté de rapaces forestiers menacés en Europe. Elle abrite également plusieurs passereaux forestiers et landicoles rares comme le Gros-bec casse-noyaux ou la Fauvette pitchou. Il est donc possible de découvrir:

Les mares des Grandes Brandes constituent un site de reproduction important pour de nombreux amphibiens menacés : on y observe notamment la présence de deux grandes espèces de tritons – le Triton crêté et le Triton marbré - accompagnés ici de leur hybride, le Triton de Blasius, ainsi que plusieurs espèces globalement rares en région Poitou-Charentes comme le Crapaud calamite, la Grenouille de Lesson, la Rainette verte, le Pélodyte ponctué.

La zone est aussi très riche en plantes protégées. Dans le vallon, se localisent de grandes raretés comme le Lis martagon qui est, ici, tout proche de sa limite nord-occidentale en France. On trouve, aussi, la Laîche ombreuse. C'est son unique habitat dans le département de la Vienne. Sur le plateau, la plante la plus remarquable est la Calamagrostide faux roseau. C'est une graminée montagnarde qui n’existe pas dans un autre endroit de la région Poitou-Charentes. Le pourtour des mares aux eaux pauvres en substances nutritives abrite également une flore rare et spécialisée, où se remarque surtout la Pilulaire à globules, une petite fougère semi-aquatique aux curieuses fructifications en forme de noisettes.

  • Calamagrostide faux roseau.
  • Canche sétacée.
  • Cicendie naine.
  • Corydale à bulbe plein.
  • Hêtre d’Europe.
  • Laîche des montagnes.
  • Laîche ombreuse. Cette plante fait l’objet d’une protection au niveau national.
  • Laîche puce.
  • Lis martagon. C'est une Liliacée. Sa tige est haute jusqu’à 1,5 mètre. Elle s’orne d’une grappe de grandes fleurs rose violacé ponctuées de pourpre et qui penchent vers le sol. Elle possède en effet un tempérament montagnard qui lui fait éviter presque totalement les plaines atlantiques où elle ne peut subsister que dans des stations au microclimat particulier. Cette plante fait l’objet d’une protection au niveau national.
  • Marguerite en corymbe.
  • Orpin rougeâtre.
  • Pissenlit des marais.
  • Porcelle à feuilles tachetées. Cette plante fait l’objet d’une protection au niveau national.
  • Scille à deux feuilles. C'est une Liliacée bulbeuse de taille modeste car elle n'est haute que de 10 à 25 cm. Elle possède de petites fleurs bleues disposées en grappes lâches.
  • Vesce de Poméranie. Cette plante fait l’objet d’une protection au niveau national.
Le bois des Chirons[modifier | modifier le code]

Le bois des Chirons est situé non loin de la lisière Est de la forêt de Lussac. Il s’étend dans un vallon où fond duquel s’écoule un ruisseau temporaire. Le vallon donne dans la vallée du ruisseau de Villeneuve qui est un petit affluent de la Vienne.

Les essences du boisement sont le Chêne pédonculé, le Charme, et l’érable champêtre. La strate herbacée est caractérisée, quant à elle, par des plantes bulbeuses comme la Jacinthe des bois et l’Ornithogale des Pyrénées. Elles sont mêlées à des espèces qui poussent sur des sols calcaires assez secs comme l’Hellébore fétide. En bas des pentes, sur les berges du ruisseau, une aulnaie à Laîche pendante remplace la chênaie-charmaie.

L’élément botanique majeur du bois des Chirons, qui a justifié son classement et sa protection, est la présence du Lis martagon. C’est une plante montagnarde des Alpes, des Pyrénées et du Massif Central. Elle devient, rarissime dans les plaines de l’Ouest de la France en dessous de 300 m. Le Lis martagon est une plante très rare en Poitou-Charentes où les seuls lieux où elle a été recensé - sauf un - sont tous situés dans le département de la Vienne à l’est de la Vienne, comme en forêt de Lussac. Dans le bois des Chirons, la plante est remarquablement abondante puisque, lors de la découverte du site au début des années 1980, près de 1000 pieds étaient recensés. Une exploitation récente du bois (au cours de la première décennie des années 2000) semble avoir fait régresser l’espèce qui possède encore néanmoins plusieurs centaines d’individus. Comme dans les autres localités régionales, seule une faible fraction - environ 10 % - de ces pieds fleurit chaque année, témoignant probablement des conditions écologiques limites pour cette espèce située ici à moins de 100 m d’altitude.

La Butte de Laloeuf[modifier | modifier le code]

La Butte de Laloeuf est située à quelques kilomètres au Nord-Est de Lussac-les-Châteaux. C’est un promontoire au faible modelé localisé au niveau de la confluence des ruisseaux d’Artiges et de Villeneuve. Toute cette petite région, située entre Lussac-les-Châteaux et Montmorillon, présente une particularité géologique unique dans tout le Poitou : l’existence de la dolomite qui est un minéral où le calcium est associé à du magnésium. Le substrat ainsi constitué est très meuble et donne, par altération, un sol sableux et calcaire, très perméable où se développe une flore particulière. Le calcaire dolomitique a fait l’objet dans la région de Lussac-les-Châteaux d’une intense exploitation. Il a été, en effet, utilisé comme amendement agricole depuis longtemps. Les nombreuses petites carrières disséminées dans tout le secteur sont les témoins de cette activité industrielle ou préindustrielle. De ce fait, les zones où il affleure encore de nos jours sont devenues rares. La Butte de Laloeuf est un des derniers sites relativement intacts.

Une végétation spécifique pousse sur ce sol: des pelouses sèches, plus ou moins denses et parfois discontinues quand des dalles rocheuses affleurent. Ces pelouses abritent une flore originale où poussent plusieurs espèces rares en Poitou qui ont justifié le classement et la protection de la Butte de Laloeuf. Cette protection est d’autant plus nécessaire que des dégradations ont été constatées au cours de ces dernières décennies : exploitation des sables dans la partie Est, envahissement par le pâturage des bovins, fertilisation des pelouses par épandage de fumier, prolifération des lapins de garenne.

Or la Butte de Laloeuf est un conservatoire de la flore caractéristique des sables dolomitiques. Ainsi, ont été rencensée sur le site:

  • la Sabline des chaumes qui est une petite Caryophyllacée annuelle. C’est une plante endémique française qui n’existe dans aucun autre pays au monde et, est à ce titre, protégée officiellement dans toute la France.
  • quelques pieds d’Anémone pulsatille. Cette renonculacée aux grandes fleurs violacées qui s’épanouissent au printemps, est très rare en Poitou. Elle bénéficie d’une protection officielle.
  • la Renoncule à feuilles de graminée. C’est une plante propre aux pelouses calcicoles. Elle est partout très disséminée et rare. Sa présence est, toutefois, abondante sur la butte, ce qui est remarquable.
  • le Silène conique. C’est une plante normalement propre aux dunes littorales. De ce fait, sa présence à l’intérieur des terres est rarissime et exceptionnelle. Elle est toujours localisée sur des affleurements sableux et calcaires.
  • le Bugle de Genève,
  • la Bugrane naine,
  • l’Hutchinsie des rochers.

Les observations réalisées par les ornithologues sur le site de la Butte de Laloeuf ont révélé la présence de l’Oedicnème criard, un oiseau menacé en Europe.

Les Buttes de la Bastière[modifier | modifier le code]

Les Buttes de la Bastière correspondent à une zone d’affleurement de calcaire dolomitique. Sillars, Lussac-les-Châteaux et Verrières (Vienne) sont les seules communes de toute la Région Poitou-Charentesà posséder de tels gisements. Il s’agit de deux buttes-témoins ancrées sur des bancs rocheux qui ont résisté à l’érosion. Les versants sont en pente douce et ils sont couverts de pelouses sèches. Le site est connu des botanistes depuis la fin du XIXe siècle. Il a classé en 1985. Toutefois, ce classement n’a pas permis de le protéger totalement des interventions humaines : arasement de la butte nord-est pour l’exploitation des sables, plantations de résineux, aménagement d’un chemin d’exploitation entaillant le flanc sud-ouest, drainage de la petite zone humide qui séparait la butte des Roches de la Bastière des suivantes. Ces interventions ont imposé une révision de la superficie de la zone protégée qui a donc fortement diminué.

Par ailleurs, les conséquences sur l’avifaune ont été désastreuses. En effet, au début des années 1980, des inventaires ornithologiques avaient mis en évidence la présence cinq espèces d’oiseaux protégés en France : l’Outarde canepetière et l’ Oedicnème criard qui nichaient sur la zone; deux passereaux le Pipit rousseline et le Traquet motteux qui vivent dans des milieux secs et ouverts. Ces espèces ont disparu de nos jours, ainsi que Bruant des roseaux.

Toutefois, le maintien actuel de son classement se justifie par la présence de sept plantes rares: l’ Anémone pulsatille, le Bugle de Genève, l’ Hutchinsie des rochers,l’Ophrys sillonné, la Phalangère rameuse, la Renoncule à feuilles de graminée et la Sabline des chaumes. En revanche, l’Orchis élevé n’a plus été recensé depuis le drainage de la zone humide et est peut-être disparu.

Le bois de l'Hospice[modifier | modifier le code]

La commune abrite une zone naturelle classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Cette zone dépasse largement les simples limites de la commune. Elle concerne le bois de l’Hospice, à cheval sur les communes de Moulismes, Persac, Saulgé et Sillars. C’est un complexe de boisements et de landes plus ou moins morcelés, bordés par des exploitations agricoles. Sur les épandages sablo-argileux déposés au Tertiaire et au Quaternaire se sont formés des sols lessivés, acides et plus ou moins hydromorphes, les « bornais » et les « terres de brande », peu propices aux cultures céréalières et dévolus depuis longtemps aux forêts et aux landes. Depuis l’abandon des pratiques agricoles traditionnelles telles que le pâturage, celles-ci ont cependant beaucoup régressé et cédé la place à une chênaie maigre où domine le chêne pédonculé. Des plantations d’essences exotiques - conifères, chênes d’Amérique - ont également entraîné une certaine artificialisation des peuplements forestiers.

Avec 11 espèces rares ou menacées, l’avifaune est le groupe animal le plus remarquable de la zone.Le cortège des oiseaux plus ou moins étroitement inféodés aux landes y est particulièrement riche : 8 espèces de rapaces nichent ainsi dans le bois de l’Hospice dont les 2 busards gris, le busard cendré et le busard Saint-Martin, mais aussi l’autour des palombes, le circaète Jean-le-blanc, le milan noir et la bondrée apivore. De même, un observateur pourra découvrir des espèces comme l’engoulevent d’Europe ou la fauvette pitchou, typiques des vastes de secteurs de landes à bruyères, le bouvreuil pivoine, la mésange huppée ou le pouillot siffleur.

Parmi les mammifères, la présence d’une population de cerfs, mérite également d’être indiqué car c’est une espèce limitée en Poitou-Charentes à quelques rares grands massifs forestiers. Il est possible aussi de voir des martres.

La famille des reptiles est représentée par le Lézard des souches.

La flore présente aussi une grande originalité par le mélange de végétaux appartenant à une flore montagnarde avec des plantes originaires du sud-ouest de l’Europe :

  • Bartsie visqueuse.
  • Calamagrostide faux-roseau est une plante montagnarde. C’est grande graminée répandue dans les forêts montagnardes mais rarissime dans les plaines atlantiques.
  • Centenille naine, plante vivant dans les dépressions humides de la lande. C’est une petite plante naine, comme les Cicendie, rare qui forment un gazon éphémère dans la lande.
  • Cicendie filiforme.
  • Cicendie fluette.
  • Dryoptéris affine.
  • Laser à feuilles larges.
  • Phalangère bicolore, plante proche de sa limite nord orientale de répartition en France
  • Phalangère à fleurs de lis.
  • Potamot hétérophylle.
  • Saule à oreillettes.
  • Séneçon à feuilles d’adonis est une plante montagnarde.
  • Thélyptéris des marais.
  • Violette laiteuse est une plante proche de sa limite nord orientale de répartition en France.
La tourbière du Pont[modifier | modifier le code]

Entre Lussac-les-Châteaux et Montmorillon, la tourbière du Pont est une zone classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle comprend un petit secteur de lande à bruyères situé de part et d’autre d’une route. Comme dans toute cette région, le substrat est une « terre de brande ».

Très humides en hiver et au début du printemps, devenant très secs au cours de l’été, ces terres médiocres ont été longtemps dévolus à l’élevage. Elles étaient incendiées régulièrement pour y favoriser la repousse de l’herbe nécessaire au nourrissage des animaux en pâture. Soumises aux mutations agricoles du XXe siècle et avec la disparition partielle du pâturage, ces landes à brande du Montmorillonnais ont pour la plupart disparu ou sont, pour certaines, retournées à la forêt dont elles étaient issues. La petite lande du Pont possède donc un témoin isolé des grands massifs de brande défrichés au cours des décennies passées.

Quatre mares aux eaux acides et pauvres en nutriments complètent ce petit ensemble. L’’une d’elle étant occupée par un habitat d’un grand intérêt : la tourbière acide à sphaignes. Ce biotope original, répandu dans le nord de l’Europe et les moyennes montagnes, est très rare. La tourbière du Pont abrite huit espèces de plantes rares en Poitou. Ainsi, tant pour son histoire de l’évolution du paysage que pour son patrimoine végétal, le site doit être classé et protégé. En outre, les mares abritent des grenouilles (la Rainette verte) et des insectes (Leste dryade) faisant l'objet de protections.

Au titre des curiosités botaniques de la tourbière du Pont figurent notamment, trois espèces de plantes carnivores : les deux utriculaires sont des plantes aquatiques dont les feuilles immergées, fortement modifiées, possèdent de petites urnes munies d’un clapet et fonctionnant comme des pièges à micro-invertébrés. Le droséra, quant à lui, est une plante terrestre dont les feuilles sont couvertes de poils glanduleux où les petits insectes viennent s’engluer avant d’être littéralement digérés par des cellules spéciales situées dans l’épiderme du limbe. Dans les deux cas, il s’agit d’une adaptation à la survie dans des milieux très pauvres en nutriments.

Ces trois espèces carnivores sont accompagnées de diverses autres plantes remarquables, non pas tant par leur biologie que par leur répartition, essentiellement montagnarde : Linaigrette à feuilles étroites aux tiges coiffées de touffes cotonneuses et la ményanthe ou "trèfle d’eau", ainsi nommé en raison de ses feuilles divisées en trois grandes folioles ovales.

Le champ des Brandes[modifier | modifier le code]

Le champ de Brandes est un site qui englobe deux étangs environnés de prairies naturelles. Les prairies sont encore entourées de bocage. Le site est à cheval sur le territoire des communes de Saulgé et de Sillars.

La géologie du sol du champ de Brandes est commune à tous les sols compris dans tout le triangle Lussac-les-Châteaux/Montmorillon/Moulismes : des épandages détritiques déposés à l’ ère Tertiaire lorsque toute la région n’était qu’un immense cône de déjection recevant les produits de l’érosion de la bordure Nord-Ouest du Massif Central. Les sols sur cette roche mère sablo-argileuse sont acides et hydromorphes, plus ou moins profonds et présentent une charge irrégulière en galets de quartz.

Ce terrain était traditionnellement occupé par une mosaïque d’herbages et de landes voués au pâturage ovin. Or, cette région a subi de plein fouet les mutations agricoles des dernières décennies et de nombreuses prairies ont été reconverties en cultures céréalières intensives. Il ne subsiste plus, de nos jours, que quelques ilots faisant l’objet d’une exploitation agricole encore non intensive dont fait partie le champ des Brandes. Le site abrite, de ce fait, un échantillon encore significatif de la faune caractéristique de cet agro-écosystème composé de prairies calcifuges, d’étangs et de haies bocagères. Cette situation a justifié son classement et sa protection, d’autant plus nécessaire que depuis 1987, les nombreuses reconversions de prairies naturelles ont diminué par deux cette zone.

Les ornithologues ont pu recenser sur le site :

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[30], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un orme champêtre situé au lieu-dit Le grand Malzac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul de Ladmirault (1808-1898 à Sillars), général français du Second Empire. Il a été par deux fois Sénateur de la Vienne. Il demeurait au château de la Fouchardière de 1891 à sa mort.
  • Le Capitaine Mangin dont le monument funéraire est sur la place du village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Etude 'Evolution du linéaire de haies en Poitou-Charentes', IAAT 2006 – 2008
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. a et b Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  4. Centre Régional de la propriété forestière de Poitou-Charentes - 2007
  5. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  6. .BRGM, Observatoire des Matériaux, mai 2013
  7. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  8. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  9. Carte sur Wikimapia
  10. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, 2005. 348 p. (ISBN 2-84561-203-6) , p. 216
  11. Christian Richard, op. cit., p. 216-217
  12. Christian Richard, op. cit., p. 217
  13. Christian Richard, op. cit., p. 218-224
  14. C.et R. Marcouly, T. Martineau, A. de Traz, Sillars et ses mémoires, ACCORD, 1993
  15. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  16. Compte-rendu du conseil communautaire de la CC du Lussacois, [1], du 8/12/2009, consulté le 4 août 2010
  17. Poitiersmaville, Maryvonne Tavilien élue maire de Sillars, 23 novembre 2009, consulté le 4 août 2010
  18. Office International de l'eau, 2014
  19. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  20. Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie
  21. Rapport de l’AREC – La gestion des déchets ménagers en Vienne – Recueil des données – Année 2011.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  24. a, b, c, d, e et f Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  25. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  26. a et b Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  27. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  28. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  29. MNHN, DREAL Poitou-Charentes, 2011
  30. Poitou-Charentes Nature, 2000