Pouillot siffleur

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Phylloscopus sibilatrix

Phylloscopus sibilatrix
Description de cette image, également commentée ci-après
Pouillot siffleur
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Phylloscopidae
Genre Phylloscopus

Espèce

Phylloscopus sibilatrix
(Bechstein, 1792)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Pouillot siffleur (Phylloscopus sibilatrix) est une espèce de passereaux appartenant à la famille des Phylloscopidae.

Description[modifier | modifier le code]

Le pouillot siffleur mesure environ 11 à 13 centimètres de long, a une envergure de 19 à 24 centimètres et pèse de 8 à 13 grammes. Le petit oiseau a un ventre blanc, une gorge jaune et une bande jaune au-dessus des yeux, son dos est vert et sa poitrine est blanc jaunâtre. Les mâles et les femelles ont la même coloration. L'espérance de vie est de huit ans. Le pouillot siffleur est la plus grande de tous les pouillots à bec large indigènes. Son appel sonne quelque chose comme "sib" ou "tuh". Le chant se compose de deux vers, qui sont également chantés indépendamment l'un de l'autre : Le premier, très caractéristique, ressemble à un démarrage de machine à coudre, et le second est un "duh-duh-duh ..." descendant.

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Le pouillot siffleur est un oiseau nicheur de la ceinture de forêts de feuillus du Paléarctique occidental et un oiseau migrateur de longue distance. Il vit dans des forêts clairsemées de feuillus et mixtes, des hêtraies et des parcs. Son aire de répartition s'étend de la Grande-Bretagne au sud-est de la Norvège et de la Suède, et de la Finlande à l'extrémité occidentale de la Sibérie. La limite sud de la distribution passe par le sud de la France et le sud de la Bulgarie, la Moldavie et l'Ukraine. En Europe centrale, le pouillot siffleur est très répandu dans les forêts de feuillus et se rencontre depuis les basses terres jusqu'à l'étage montagnard. Dans le canton du Jura, en Suisse, il est présent sporadiquement jusqu'à 1400 mètres d'altitude, alors que dans les Alpes, il dépasse rarement 1300 mètres.[1]

D'avril à septembre, il est présent dans presque toute l'Europe centrale, ses quartiers d'hiver se trouvent en Afrique tropicale. Le moment du départ et la direction de la migration sont innés.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le pouillot siffleur se nourrit d'araignées, de mollusques, d'insectes et de leurs larves. En automne, il mange occasionnellement des baies.[1]

Reproduction[modifier | modifier le code]

La maturité sexuelle intervient après un an. Les pouillots siffleurs vivent principalement en couple monogame pour le temps d'une couvaison ou d'une saison. Après le début de l'incubation, entre trente et soixante pour cent des mâles accouplés commencent à courtiser une deuxième femelle dans un deuxième territoire plus petit[1].

La principale saison de reproduction est de mai à juillet. Le nid en forme de four, construit à partir de tiges et d'herbe, est bien caché dans le sous-bois. La femelle pond six à sept œufs, qui sont incubés pendant 12 à 14 jours. Les jeunes oiseaux restent au nid pendant 12 à 13 jours après l'éclosion. La population européenne est estimée à environ sept millions de couples reproducteurs.

Bio indicateur[modifier | modifier le code]

Le Pouillot siffleur pourrait être un bon indicateur de la richesse de la structure verticale des forêts de feuillus, selon une étude récente qui a comparé l'utilisation de hêtraies et chênaies par cet oiseau dans les Ardennes belges. Le Pouillot siffleur, selon cette étude choisit son habitat non en fonction de sa composition mais selon sa structure. Ce pouillot préfère les futaies où le couvert est élevé (80 % et plus), mais disposant d'une strate arbustive bien développée et riche en perchoirs. Il préfère les hêtraies complexes (riches en strates, dont arbustive et/ou incluant de la régénération naturelle), mais peut nicher préférentiellement dans la chênaies, voire dans des boulaies, où la strate arbustive n’est pas trop développée, quand la hêtraie est pauvre en strates intermédiaires (comme dans les Ardennes belges)[2].

Une couvée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (de) Hans-Günther Bauer (éd.), Das Kompendium der Vögel Mitteleuropas / Bd. 2. Passeriformes., Aula-Verl (ISBN 3-89104-648-0, 978-3-89104-648-7 et 3-89104-696-0, OCLC 181531078, lire en ligne), p. 175-177
  2. DELAHAYE L., VANDEVYVRE X. [2008]. Le Pouillot siffleur (Phylloscopus sibilatrix) est-il une espèce indicatrice de la qualité des forêts feuillues ardennaises ? Association Aves 45(1) : 3-14 (12 p., 7 fig., 3 tab., 16 réf.)